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Si nous prenons la moyenne de tous ces chiffres, nous avons, pour les diverses températures, les données suivantes qui vont nous donner une moyenne facile à comprendre et
188 CHARLES RIGHET.
nous permettre de tracer la courbe de l'inflaence des tempé ratures extérieures sur le rayonnement.
iJefrrés.
Calories.
Degrés.
Calories.
De ces moyennes — qui ne sont évidemment pas parfaites, car l'influence des poids des lapins joue un rôle considérable, et nous n'en avons pas tenu compte dans cette série — on peut cependant dégager une loi bien précise, que le graphique de la figure 58 démontre avec netteté : c'est que la production de chaleur varie énormément avec la température extérieure, et d'une manière toute différente de la loi de Newton ^
Si les animaux (à température constante) se comportaient comme des objets inertes, ils rayonneraient d'autant plus que la température extérieure est plus basse. Mais il n'en est pas ainsi : quand il fait froid, ils diminuent leur rayonnement en rétrécissant leurs vaso-moteurs, de sorte que, quand la température extérieure monte de — 2° à H- 14% le rayonnement va aussi en augmentant. Il y a donc une température qui correspond à une radiation maxima de calorique; elle est comprise entre 12°, 13" et 14° ; et, à partir de ce point, elle va graduellement en diminuant, conformément à la loi de Newton, à mesure que la température extérieure s'élève. Ces variations sont bien considérables, puisqu'elles vont presque de 1 à 5.
Ainsi, pour des températures extérieures de 12°, 13% et 14°,