D'Arsonval. Bull. Soc. de Biologie, 17 décembre
GALORIMÉTRIE CHEZ L'HOMME.
Il est généralement possible de se placer dans des conditions de tranquillité thermique telles que ces corrections ont peu d'importance.
2° Les modifications dans le pouvoir émissif de la surface du calorimètre. — Ces modifications sont peu importantes; car on peut toujours entretenir la surface de l'appareil dans le même état, et par suite maintenir son pouvoir émissif constant. Mais, les variations viendraient-elles à se produire, il serait facile d'obtenir des mesures comparables en modifiant, s'il y avait lieu, le coefficient calorique du centimètre cube d'eau écoulé.
3° La trop grande durée du temps nécessaire pour prendre une mesure calorimétrique. — La mesure calorimétrique ne peut être faite, en effet, qu'au moment oii l'équilibre est établi entre les quantités de la chaleur reçue par le calorimètre d'une part, et celles rayoïmées par lui. Cet équilibre ne se produit avec l'œuf calorimétrique muni de son coussin qu'au bout d'une heure environ : il est donc impossible de saisir les modifications passagères qui peuvent se présenter dans la déperdition du calorique. C'est là certainement un grave défaut de l'appareil, qui limite son emploi, mais qui n'avait aucune importance, étant donné le caractère de nos recherches.
I Le calorimètre à siphon est un appareil à maximum, non
i susceptible d'indiquer s'il se produit à un moment donné de l'expérience une diminution dans la déperdition de calorique.
Parla disposition du siphon, on comprend que le liquide, une fois tombé, ne peut plus, si le calorimètre se refroidit, rentrer dans le flacon, et le refroidissement ne sera indiqué que par l'arrêt de l'écoulement d'eau et une ligne horizontale sur le
1 tracé. Cet inconvénient, qui rend impossible l'étude des variations produites dans un long espace de temps, était peu sensible dans mes observations (forcément limitées quant au temps par la nature même du sujet en expérience) le calorimètre me donnant, le maximum de calorique dégagé en une
I heure.
4" La formation d'un milieu artificiel autour de V enfant. — ■ Quoique, la calotte supérieure étant rabattue sur l'inférieure, ! la fermeture ne soit pas hermétique, l'enfant se trouve dans un ! milieu conané qui subit des modifications au triple point de i vue de la chaleur, de l 'état hygrométrique, des variations dans la composition chimique de l'air. Il est impossible d'éviter \ complètement la formation de ce milieu ; mais en prenant des jeunes sujets de petites tailles, les modifications sont peu sensibles : c'est ainsi que la température de l'œuf s'élève à peine de 2 à 3° au-dessus de la température extérieure, pour un enfant de 7 kilogrammes.
L'état hygrométrique subit des variations plus importantes : rhygromètre employé ^ indiquait un écart de 10 à 12°. Ce n'est pas là un chiffre considérable, la vapeur d'eau exhalée vient en effet, suivant le principe de la paroi froide, se condenser en partie à la surface interne de l'appareil, restituant ainsi au calorimètre la chaleur enlevée à l'enfant par évaporation. Quant aux modifications dans la composition de l'air, i je n'ai fait à ce sujet aucun dosage, mais l'enfant n'était nullement géné en sortant de l'appareil, et les expériences faites avec des bougies ou des veilleuses ont montré qu'il fallait un certain temps (40 minutes pour les grosses bougies) pour voir ces corps s'éteindre.
5° La mensuration de la dilatation de F air contenu dans la double enceinte permet-elle de déduire la quantité totale de calories dégagée pendant une heure par la source de chaleur placée dàns le calorimètre ?
Cette question, d'une très grande importance, puisque toutes ces recherches reposent sur elle, peut être résolue nettement par l'affirmative.
On peut en effet, quand on fait les essais avec une grande masse d'eau, à une tem}>érature peu élevée, ^^T à 40°, admettre que la quantité de chaleur émise aux divers moments des