Jaccoud, Traite de Pathol. int., II, p
2. Traube, '( Zur Fieberlehre » [Medic. Centralzeitung, 1863-64).
j née, amène le refroidissement de cette surface et par suite une
I diminution de rayonnement externe.
Or, la quantité de chaleur produite restant constante, il doit se produire une élévation thermique centrale <( d'autant plus
j forte, dit Traube, qu'à la diminution dans la perte par rayon-
j nement vient s'ajouter la suppression de l'évaporation cutanée, source puissante de déperdition de calorique.
I La théorie de Traube a le tort, pour expliquer l'élévation thermique centrale, de s'appuyer sur un stade particuher de Ja fièvre, le stade de frisson. Or le frisson est toujours précédé d'une augmentation de chaleur, et il ne se produit généralement que lorsque la température a atteint 39" et 40" (Jaccoud). Enfin, dans un grand nombre de cas, il peut manquer. — « Dans l'opération organique qui constitue la fièvre, le frisson n'est qu'un épisode inconstant qui ne peut en aucun
j cas servir de base et de point de départ à une théorie pathologique K »
Tandis que Traube cherche dans l'anémie cutanée du début de la fièvre la raison de l'hyperthermie, M. Marey % frappé I du relâchement des vaisseaux périphériques dans l'état fébrile confirmé, admet « que l'élévation de température sous l'in- I fluence de la fièvre consisterait bien plus en un nivellement de la température dans les différents points de l'économie qu'en un échauffement absolu ».
Cette théorie n'explique pas l'élévation que l'on constate en prenant les températures centrale, rectale ou vaginale. Et les causes extrinsèques invoquées par M. Marey, les couvertures, les boissons chaudes, l'élévation de la température I de la pièce sont loin d'être suffisantes, même quand on les rencontre, ce qui n'est pas toujours le cas.
Dix ans après Traube, Senator^ reprend sa théorie en la
1. Jaccoud, Leçons de Clinique médicale, Paris, 1867, citées dans son Traité de Pathologie interne, t. I, p. 97 .