‹ Physiologie élémentaire de l'hommeChapitre 28 sur 41 · Acte de transmission · texte numérisé non relu

Acte de transmission

Telle est la promptitude des sensations , qu'elles semblent avoir lieu à la périphérie du corps ou dans l'intimité de nos organes. Les expériences et les observations pathologiques ont pu seules apprendre que le concours des nerfs et du cerveau était nécessaire à leur accomplissement. La section ou la compression des nerfs sur un point quelconque de leur trajet anéantit ou suspend l'exercice de la sensation dans les parties qui ne communiquent plus avec le cerveau. On obtient les mêmes résultats de la section de la moelle épinière jusqu'aux tubercules quadrijumeaux. Ces faits prouvent que les nerfs et la moelle épinière sont des conditions nécessaires des sensations , mais seulement à titre de conducteurs des impressions.

Muller fait tous ses efforts pour prouver que la sensation est la transmission à la conscience, non d'une qualité ou cVuèi état des corps extérieurs, mais d'une qualité ou d'un étal de nos nerfs, étal auquel donne lieu une cause extérieure. Les faits et les preuves qu'il en donne sont bien loin d'être satisfaisants , car , selon lui, le son, la lumière, l'odeur, la saveur n'existent que dans le nerf, puisqu'un autre excitant, par exemple, l'électricité, suffit pour les produire, sans être ni lumière, ni son, etc.; puisque nous ne sentons pas le couteau qui cause la douleur, mais l'état douloureux de nos nerfs; puisque les oscillations de la lumière , les vibrations des corps ne sont ni la lumière ni le son ; elles ne sont qu'une impression de vibrations et d'oscillations, et que la sensation de la lumière et du son ne se développe que dans le nerf. Nous regrettons que Muller ait consacré plusieurs pages au développement de ces subtilités.

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