‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 23 sur 68 · SI I · texte numérisé non relu

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plwaleûr le long de l'a tiga qui le supporte, on exerce des pressions plus ou moins énergiques sur le muscle exploré, ce qui est souvent très-utile pour sensibiliser l'instrument au maximum.

Des excitateurs électriques, isolés Tun deTautre, sont adaptés aux deux surfaces métalliques entre lesquelles le muscle est saisi, et servent à provoquer toutes sortes d'excitations directes de cet oi'gane, soit par les courants d*une pile, soit par ceux d'une bobine d'induction.

Cette disposition rappelle celle que j'employai dans mes premières expériences et qui fut décrite sous le nom de pince myograpJiique (1) ; elle est toutefois beaucoup plus simple et n'exige, pour ainsi dire, aucune construction spéciale (2). Des pinces myôgraphiques multiples, appliquées sur le trajet d'un faisceau musculaire servaient à signaler le passage de Yoîide et à en mesurer la vitesse de propagation ; l'explorateur représenté figure 74 peut, avec avantage, s'employer dans les mêmes conditions. Les expériences relatives au mouvenient de l'onde musculaire trouveront leur place ailleurs; elles se rattachent à un genre d'étude particulier basé sur l'inscription simultanée de phénomènes multiples.

En résumé, toutes les expériences de myographie que l'on peut faire sur les animaux n'exigent plus d'autre appareil (jue le tambour à levier explorateur ; c'est là une importante simplification de la méthode. Toutefois, la myographie, pour s'appHquer à l'homme, exige un explorateur un peu différent, mais peut-être plus simple encore que celui qui vient d'être décrit.

D. Myographie sur V homme.

Pour explorer le gonflement d'un muscle, le mieux est d'employer une capsule, pa;reille à celle d'un .tambour à levier, à l'intérieur de laquelle on a mis un ressort boudin qui fait

(1) Du mouvement dans les fonctions de la vie, p. .260,. - -(2y II faut iloter que ies - tarotrours explopatenrs nedoivetit pas seulfim^l opposer l'élasticUé de leurs membranes à reffort développé contre elle par le IXUI9C16. A l'intérieur -d» oeâ : tambours on>pUcei un ; ressort, boudin.' t^i ; fait 'saillir les membranes et lutte contre la force motrice dont les phases seront inscrites.

LA HÉTHODE GRAPHIQUE.

un peu saillir la membrane. Sur cette dernière (fig. 75), on dispose un boulon de métal qui, relié à un fil conducteur, sert au besoin à exciter le muscle.

La capsule s'applique par sa face élastique sur le muscle qu'on veut explorer ; on la maintient fortement serrée, et immobilisée au moyen d'un bandage roulé ; enfin, un tube de caoutchouc relie cet explorateur à un tambour inscripteur. De cette façon, on détermine les caractères des mouvements volontaires que les muscles exécutent , soit dans la marche, soit dans les différentes actions des bras ou des jambes. En médecine, on constate, au moyen de cet explorateur, que Icg tremblements et les convulsions musculaires présentent parfois certains types bien accusés.

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Outre les mouvements que les muscles exécutent sous Tinfluence de la volonté, on peut encore inscrire, sur Fhomme, les mouvements que Télectricité provoque et les modifications que ces mouvements éprouvent, suivant Tétat de veille ou de sommeil^ sous Faction de certains médicaments, et dans certaines maladies.

En explorant le gonflement d'un muscle, on a une courbe si fidèle du mouvement qui se produit, que le tracé révèle par une ligne horizontale Texistence d'un obstacle absolu au raccourcissement musculaire. On constate que les phases d'un mouvement produit sous l'action d'un muscle sont absolument identiques à celles que signale la courbe du gonflement musculaire. Cette identité est tellement parfaite qu'on obtient des courbes semblables en inscrivant, sur un oiseau qui vole, soit les phases du gonflement et du dégonflement alternatif des muscles pectoraux, soit les phases de l'abaissement et de l'élévation de l'aile que l'action de ces muscles pectoraux commande (1).

INSCRIPTION DES MOUVEMENTS RESPIRA.TOIRES. n

; L'inscription du changement de, volume des organes s'applique fort bien.â l'étude de la. respiration. Si l'on inscrit le mouvement alternatif de dilatation et de resserrement de la cage thoracique, on a l'un des r'ehséig^nements les plus précieux qu'il soit possible d'obtenir relativement à la fonction respi- 'ratoire.

L'instrument fort simple qui sert à cette étude se nomme pneumographe ; il est représenté dans la figure 77.

On voit dans l'espace limité par le cordon circulaire la place: qui doit être occupée par le thorax. Une ceinture en embrassé la circonférence et porte, sur un point dé sa continuité, le pneumographe dont voici la disposition. Deux branches divergentes reçoivent, par de solides attaches, les deux bouts de la ceinture inextensible qui fait le tour de la poitrine. Au moment de la dilatation thoracique, la traction exercée par les cordons sur les branches de l'appareil les rend plus divergentes encore, grâce . ■• ••*-■■•'. ' ..'

(1) Voy. La Machine animale, fi. 242. • :: :

( ORÀPHIQUC. i^

à la flexion d'une lame intermédiaire d'acier R qui fait ressort. Cette divei^nce des deux l«-aTichBs produit une traction sur la membrane d'untamboui" qui est relié par un tube à air a avec un tambour inscripteur. Quand le thorax se dilate, la courbe tracée s'abaisse ; elle s'élève, au contraire, si le thorax se resserre, c'est-à-dire dans l'expiration; Ce sens de l'inscription dos mouvements respiratoires m'a para être le meilleur : c'est, en effet, celui dont la signification m'a semblé le plus facile à retenir. Quand on lit un tracé des mouvements respiratoires, on pense naturellement à la pres^on plus ou moins grande que l'air éprouve dans le poumon ; or, cette pression monte dans l'expiration et descend dans l'inspiration, c'est-à-dire dans le sens même de la courbe fournie par le pneumographe.

Klf . TT. — Paeumogtipbe on exploratïar ta mouremeDls resirinloires.

Il n'est pas nécessaire de rappeler ici avec de longs détails les différents types que les mouvements respiratoires présentent à l'état physiologique. La figure 78 montre les changements qui se produisent lorsqu'il existe un obstacle au passage de l'air pendant la respiration ; elle fait voir que le type respiratoire diffère suivant que l'obstacle au mouvement

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