‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. Marey (volume 2)Chapitre 50 sur 68 · MARET · texte numérisé non relu

MARET

la glotte fermée ; voici ce que montre remploi de la caisse à air comprimé :

Quand la pression de l'air à Tintérieur du réservoir a atteint le degré voulu pour vaincre la pression intra-artérielle et quand la main est devenue exsangue et affaissée, il suffît dé faire un effort d'expiration capable de soulever deux ou trois centimètres de mercure pour sentir un flot de sang chaud qui envahit la main ; la pression artérielle a donc été relevée par cet effort ; mais cette élévation est peu durable: au bout de 3 ou 4 pulsations du cœur, on voit la main pâlir de nouveau. (Nous (joanerons plus tard l'explication de ce phénomène.)

Réciproquement, quand la pression extérieure n'est pas lout à fait assez forte pour vaincre celle du sang dans les artères, on peut par un effort d'inspiration produire instantanément la pâleur de la main.

La pression sanguine, légèrement abaissée, est alors vaincue par la pression de l'air extérieur.

Dans toutes ces expériences, c'est de l'air qui comprime les tissus renfermés dans la caisse ; ce procédé a certains avantages; il altère peu la température des tissus et permet de foire à cet égard des études intéressantes; mais il nous prive d'un élément important dans l'étude de la circulation, je veux parler des pulsations artérielles qui, absorbées dans l'élasticité de l'air que Ton comprime, n'arrivent pas au manomètre; céder* nier ne signale donc que la pression nécessaire pour vaincre les maxima de la pression du sang artériel.

Si nous introduisons de l'eau tiède au lieu d'air à l'intérieur de la caisse, nous obtiendrons exactement la série des phénomènes précédemment cités à propos de l'emploi du sphygmoseope : <

G'est-à-dire qu'un manomètre métallique inscripteur, mis en communication par un tube large, plein de liquide, avec la caisse où le bras est plongé, donne de très-ifaibles pulsations tant que le liquide reste sous la pression normale, parce qu'alors les vaisseaux distendus ont une force élastique considérable qui, avec très-peu de changements de calibre, résiste aux variations rhythmiques de la pression du sang.

Si au moyen d'un long tube on met en communication, avec , la caisse où la main est renfermée, un vase plein d'eau et si,

PRESSION ^'vitesse du sang. 311

à l'aide d'une eorde et d'une poulîe, on élève graduellement ce vase, fi mesure que la pression monte dans fa caisse, les pulsations vont en grandissant. Cela montre que les artères moins distendues ont moins de force élastique, et qu'une plus grande partie de la pression âi*rive au manomètre. En continuant ainsi à élever' la pression, il arrive un instant où les pulsations cessent après avoir subi une phase , décroissante. Les choses se passent donc absolument comme avec le sphygmoscope- Quant à la valeur de la pression qui fait équilibre à celle du sang, elle variait, dans mes dernières 'expériences, de 12 à 17 centimètres de mercure.

La figure 154 montre, dans son ensemble, la disposition de l'expérience. L'avant-bras est plongé dans la caisse que nous connaissons déjà; celle-ci, au moyen d'un tube (, communique avec une boule pleine d'eau R formant réservoir et source de pression. Cette boule peut monter ou descendre au gré de l'expérimentateur qui

Fig, ISS. — Disposition de l'expéric

n'a besoin pour cela que de tirer 9ur la corde c qui passe sur une poulie su^ndue au plafond.

Un manomètre élastique M (1), en communication avec l'intérieur de la caisse, si^aleles élévation9;de pression qui s'y produisent. Enfin un tambour à levier écrit sur un cylindre les pulsations totalisées des oi^anes immei^;és, en ex< primant, à la fois, l'amplitude de ces mouvements et le de^ de pression sous lequel ils se produisent {2).

- CbiDgemants du vuJame de' la miiin; ieat:

preisions croisantes.

La figure 155 montre une série de tracés des pulsations de la main, recueillies sous des pressions croissantes.

(1) Voir, pour. la description de ce manomètre, p. SOO. (i) Pour contrâler l'iadicatioii du manomètre inacripteur, an point de vue de la valeur absolue de la pression, il est parfois avantageux de mettre aussi

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