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élastique déy se^ i>arôisr moins tendues contre^balance moins complètement Ja pression du liquide qui joue le rôle de sang;, une plus ^grànde^ partie . de cette pression et des variations qu^eUe . isubit '. sera, donc supportée par le manomètre qui en traduira moins incomplètement les variations rhythniées.
Côntimions à. pousser du liquide dans le tube T; le mano* mètre ;moiitéra- encore, rlés pulsations augmenteront. d'ampli-» tude, et Ton» verra Tampoule S diminuer de volume; ses parois, deviendront plus i souples et n'offriront plus à un moment donné aucune résistance, à la pression sanguine qui se fera sentir' tout Rentière sur le manomètre, comme si Tampouie n'existait pas, car alors les parois de celle-ci flottent librement d'un côté à l'autre au gré du mouvement du liquide. A ce moment, le manomètre indique exactement la pression du sang et les variations qu'elle éprouve.
Poussons encore un peu de liquide dans le tube T, le manomètre monte encore, mais les oscillations diminuent ; chaque fois que la pression du sang présente des minima, les parois de l'ampoule s'adossent et obturent le tube, de sorte que l'oscillation manométrique est arrêtée dans sa phase descendante. Sous l'influence d'une pression plus grande dans le tube T, la pression artérielle est presque complètement vaincue-; les maxima seuls ébranlent encore un peu la colonne du manomètre. Encore un faible ^xcès de pression, et tout mouvement disparaît dans la colonne manométrique ; celle-ci marque en permanence une pression supérieure à celle du sang. La figure 152 montre la série des phases du phénomène, la période d'accroissement de l'amplitude de la pulsation, période qui correspond à la moindre distension des parois vasculaires, puis l'affaiblissement final et l'extinction de la pulsation au moment où la pression artérielle du schéma est surmontée; la pression extérieure à l'ampoule atteignait alors 9 centimètres.
Rien n'est plus facile que de saisir de cette manière la valeur de Isi pression, non-seulement dans le Hquide du schéma, mais dafts le sang- artériel d'un, animal auquel on appliquerait, un. sphygmoècope; dans les conditions ci-dessus indiquées. >..-.:..:
Or, si Tan se reporte aux expériences décrites dans lé mémoire dorM. Françolsr Franck relatif aux changements du
niESelOH ET VITBOSK DU SAHO. -
vokime de lamairt, on remarquera que l'appareil employé dans ces expériences est un véritable sphygmoscope, dans lequel la main, avec ses lui^escences et ses resserrements altecnatifs, joue le rôle de l'ampoule 151, figure S. Mettons cet appareil plein d'eau en communication avec un manomètre anéroïde, et' élevons graduellement la pression dans le liquide de l'appareil, nous assisterons à toutes les phases du phénomène que nous décrivions tout à l'heure, et, à un moment donné, nous verrons toute pulsation disparaître. C'est que les vaisseaux sanguins, écrasés par la contrepression, ne reçoivent plus le sang artériel dont la pression est vaincue.
L'appareil en usage pour étudier les changements de volume des organes ne conviendrait pas pour l'expérience en question. Le liquide devrait être comprimé dans le manchon où le bras est plongé à une pression de 16 à 17 centimètres de mercure, parfois même à une pression plus forte, pour vaincre la pression du sang dans les artères; or le collier de caoutchouc qui ferme autour du bras le col de l'appareil céderait à la pression de l'eau bien avant d'atteindre cette limite.
Un appareil que j'ai fait construire, il y a vingt ans déjà, m'a servi merveilleusement pour réaliser la mesure de la pression artérielle. C'est une caisse mé-
talliqné rectangulaire , munie à l'une de ses extrémités d'une sorte de goulot dans lequel on enfonce le bras. Une glace placée à la face supérieure de la caisse permet de voir ce qui se passe à l'intérieup.
Le pourtour du goulot par lequel on passe le bras est muni d'une véritable soupape autoclave. C'est un manchon de caoutchouc conique invaginé dans l'intérieup de la caisse. Ce manchon élreint légèrement l'avant-bras et s'applique contre lui d'une manière hermétique. Comme, sous l'influence de la pression intérieure, le manchon de caoutchouc pourrait se distendre et faire hernie, un second manchon, fait de taffetas de soie et présentant à la fois la minceur et l'inextensibilité, est placé par-dessus le manchon de caoutchouc. On invaginé à la fois ces deux manchons dans l'intérieur de la caisse;' la soie recouvre l'avant-bras, sauf à l'extrémité du double manchon où le caoutchouc se prolonge plus loin qu'elle, afin de s'appliquer bien hermétiquement sur la peau. La figure 153 donne une idée de la superposition de ces deux feuilles successives dont l'une, le caoutchouc, assure l'herméticité, et l'autre, le taffetas, la solidité de l'occlusion. Quand on comprime de l'air, par exemple, à l'intérieur de cet appareil, on voit le taffetas se tendre et former un bourrelet arrondi et fort dur tout autour de l'avant-bras qu'il étreint.
Fig. IS4. — Coape de l'ippireil desliniïi comprimer la ntïn « l'tvaût-bras, a. — Nancbon de (aoutcliaflï tnvagint dans la c*isM. li. — Manchon de uftelas supprimant l'exleasibllltâ du !•' manchon. Oae pitct tclunne ]i»r des courroies emp«cbe le bru de céitr a la prea-
Ce n'est pas tout : une pression assez considérable exercée à l'intérieur de cette caisse métallique constitue une poussée considérable contre l'avant-bras et le manchon qui l'entoure; cette poussée chasserait l'avant-bras sans que la force d'un homme ordinaire pût lui résister. Je m'oppose à cette tendance au recul de l'avant-bras, en plaçant derrière le coude une
gouttière métallique rembourrée confortablement. Cette gouttière est maintenue par quatre liens solides qui, d'autre part, s'attachent sur les côtés du goulot de la caisse.
Cette gouttière forme un appui solide qui résiste à la poussée de l'air et permet à l'expérimentateur de résister sans le moindre effort à une pression équivalente à 30 ou 40 kilogrammes.
Enfin, des tubes munis de robinets mettent l'intérieur de la caisse en communication avec la source de pression et avec le manomètre chargé de la mesurer.
Dans mes premières expériences, je recourais à l'emploi de de l'air comprimé : au moyen d'une petite pompe foulante, on comprimait de l'air dans l'appareil, tandis qu'un manomètre appliqué à l'un des tubes à robinet indiquait la pression exercée sur la main.
Au bout de quelques instants, envoyait la main pâlir d'une manière graduelle et devenir bientôt d'une pâleur cadavérique ; à ce moment, l'afflux du sang artériel était empêché.
Si l'on diminue légèrement la pression, le sang rentre de nouveau dans les tissus et la main rougit vivement ; sa coloration est même plus vive qu'avant la compression. En même temps, le patient éprouve une sensation de chaleur qui se répand avec le sang d'une manière soudaine.
L'écart qui sépare les deux pressions, dont l'une chasse le sang des tissus tandis que l'autre en permet la rentrée, est peu considérable; il n'excède pas, en général, un centimètre de mercure. On peut donc, avec une approximation assez satisfaisante, évaluer la pression absolue du sang dans les artères de l'homme.
C'est à ce genre d'expériences que je m'étais arrêté jusqu'ici, et je montrais dans mes cours qu'une pression de 12 à 16 centimètres de mercure est le plus souvent suffisante pour surmonter la pression du sang dans les artères.
Cet appareil me servait aussi concurremment avec le sphygmographe pour montrer les changements qui se produisent dans la pression artérielle au moment d'un effort.
L'emploi du sphygmographe montre à quel point la pression s'élève dans la radiale sous l'influence d'un effort d'expiration,