MARKY
€8l en raison inverse de la tension artérielle, el, constatant que Ifl fait se vérifiait dans des conditions purement physiques, j'ajoutais aloi's que la force du pouls ne doil pas faire préjuger de la force du cceur. Mais, à l'époque déjà éloignée où j'écrivais, ce travail, je me préoccupais surtout des effets que produit la dilatation des voies d'écoulement du sang. Voyant que cette dilatation amène l'augmentation de l'amplitude du pouls, je m'expliquais ce résultat par une chute plus profonde des minima de la pression entre deux pulsations consécutives, et ne m'arrêtais pas à l'autre facteur de la pulsation artérielle : le volume de l'ondée cardiaque.
On démontrera dans le prochain chapitre que, dans les cas de tension artérielle forte, l'ondée ventriculaire est réellement moins volumineuse qu'à l'état normal. Ce n'est pas que le ventricule déploie moins de force ; au contraire, on a vu que, la tension de ses parois musculeuses étant plus grande, il en résulte un plus grand effort. Mais le cœur, dont le travail tend à rester uniforme, accomplit sa systole en chassant sous une charge plus grande un moindre volume de liquide (1).
La vitesse avec laquelle le sang s'échappe du ventricule est en raison inverse de la pression du sang dans les artères^. Cela résulte, à égale durée de la systole ventriculaire, du moindre volume de sang qui, pendant ce temps, a été projeté dans le système artériel. Mais, outre les preuves tirées du raisonnement, on peux en fournir d'autres qui sont d'ordre expérimental.
J'invoquerai à cet égard les expériences dans lesquelles on ausculte le cœur d'un animal en même temps qu'on lui pratique une hémorrhagie artérielle. A un moment donné, quand la pression a baissé d'une manière suffisante, on entend un bruit de souffle à l'orifice aortique : ce souffle ne doit s'expliquer que par la brusque différence de pression qui se produit au niveau de l'orifice aortique entre le sang du ventricule et celui
(1) Si l'on se reporte à la figure 109, on voit dans la pulsation du cœur du schéma quo l'évacuation ventriculaire est moindre à la fin du tracé, où la pression est forte, qu'au commencement, oii cette pression était faible.
PRESSION ET VITESSE DU SA,NG. â43
deTaorte. Ce bruit de souffle, expression de la vitesse avec laquelle le sang passe du ventricule dans Taorte, devient de plus en plus fort et de plus enphis bref à mesure que l'animal perd du sang, ce qui prouve que, par suite de rabaissement de la pression aortique, les systoles du ventricule envoient le sang avec une rapidité de plus en plus grande.
(A suivre.)
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fiEGIiER€HES SUR LE MÉCANISME DE LA GIRGULATIOiN DANS LA, CAVITÉ CÉPHALO-RACHIDIENNE. '
Par A'. SALATHÉ. •