Chapitre II
Trajet des fibres irido-dilatatrices du groupe cervico-dorsal. Rôle des ganglions. Dissociation des nerfs irido-dilatateurs.
1"* La moelle cervico-dorsale fournit des fibres irido-dilatarrices qui aboutissent au ganglion !•' thoracique, soit indirectement, par la chaîne sympathique (du 3* au 6* nerfs dorsaux), soit directement, par les filets nerveux dits vertébraux {du 5* cervical au 2* nerf dorsal); ces recherches contrôlent et complètent les expériences faites sur ce sujet depuis Budge et Waller).
2* Les fibres irido-dilatatrîces, au sortir du ganglion 1*' thoracique gagnent le cordon cervical en passant exclusivement parla branche antérieure de l'anneau de Vieussens; la branche postérieure ne contient pas de fibres irido-dilatatrices directes ; son excitation ne provoque de dilatation pupillaire que par la voie réflexe.
3° Le ganglion 1" thoracique exerce une influence propre, indépendanle, sur les fibres nerveuses qui le traversent : il doit être, à ce point de vue, comparé au ganglionceryical supérieur auquel M. Vulpian a reconnu un rôle analogue.
4» Le ganglion cervical supérieur ne reçoit pas de fibres irido-dilatatrices delà partie supérieure de la moelle cervicale.
5° Les fibres irido-dilatatrices contenues dans le cordon cervical du sympathique ne sont pas anatomiquement isolables des fibres vaso-motrices ; quelquefois cependant, comme l'a admis M. Schiff, cette dissociation commence à se produire immédiatement au-dessous du ganglion cervical supérieur.
6*» Au-dessus de ce ganglion, la dissociation s'accentue. Les fibres iriennes se séparent des fibres vaso-motrices qui font partie du plexus carotidien, et vont se jeter dans le ganglion de Gasser, qu'elles abordent à Torigine de la branche ophthalmique. Cette anastomose explique pourquoi, api4s la section du trijumeau faite en avaiit da ganglion de Gasser, l'excitation du sympathique cervical reste sans effet sur l'iris.