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V. Excitations successives d*un seul nerf accél^ateur

On n'ajoute rien à l'effet produit par une première excitation d'un nerf accélérateur en appliquant au même nerf une seconde série d'excitations de même intensité pendant la période d'accélération provoquée. Ce fait parait montrer que l'appareil accélérateur terminal devient réfractaire à une nouvelle influence excitante quand il est en état d'activité.

VI. Combinaison des influences accélératrices indirectes et des

influences nwdératrices réflexes.

On peut étendre aux Influences modératrices réflexes la prédominance d'action que M. Bowdilch et M. Baxt ont établie pour les influences modératrices directes sur les Influences accélératrices*

Si, en effet, on obtient d'une part chez un animal légèrement curarisé ou à demi anesthésié, une accélération du cœur de 1/3 par la compression carotidienne, et d'autre part un

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ralentissement de 1/3 par Texcitation faible du bout central du nerf laryngé supérieur, ces deux effets inverses, de même valeur et opposables en apparence, ne sont pas supprimés Tun par Tautre quand on les produit simultanément. L'influence modératrice réflexe prédomine sur Teflet accélérateur de la compression carotidienne faite en même temps que l'excitation du laryngé supérieur ; malgré cette compression, le ralentissement du cœur se produit comme en l'absence de compression des carotides. Il faut, pour arriver à l'interférence complète, réduire l'excitation dubout central dularyngé supérieur au point de ne plus obtenir qu'un ralentissement réflexe insignifiant. Dans ces conditions, la compression carotidienne, faite en même temps que l'excitation du bout central du laryngé supérieur,supprime l'effet modérateur, sans produire cependant l'accélération ; le rythme du cœur n'est pas modifié : l'interférence des deux influences antagonistes est parfaite.

Dans certains cas, on observe au contraire la prédominance des influences accélératrices; mais il faut alors qu'on ait fait intervenir une condition artificielle qui atténue l'influence modératrice normalement prépondérante. Par exemple, chez un animal profondément curarisé ou chloroformé, dont les pneumogastriques ont perdu presque complètement leur excitabilité, l'excitation du bout central d'un nerf sensible peut provoquer l'accélération du cœur au lieu du ralentissement qui en aurait été normalement la conséquence. C'est ce qui s'observe facilement chez le lapin dont le cœur se ralentit considérablement sous l'influence des excitations nasales et laryngées avec des vapeurs irritantes quand l'animal est normal, et qui présente au contraire une accélération souvent très notable des battements du cœur, s'il est fortement curarisé.

Les réactions réflexes qui s'observent du côté du cœur peuvent donc être de sens inverse, suivant que l'animal en expérience est normal ou a été soumis à une intoxication : la substance employée, curare, chloroforme, chloral, atropine, etc., rend passagèrement prédominants les réflexes accélérateurs qui, dans les conditions ordinaires, sont masqués par les réflexes cardiaques modérateurs.

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