APPAREIL ENREGISTREUR
Sur une planchette rectangulaire est articulée une charpente métallique susceptible de se reployer en s*accolant à la planchette pour rendre Tappareil peu encombrant et portatif, ou bien de se déployer, comme dans la flgure 29, en formant une sorte de trépied au sommet duquel est suspendu un autre trépied semblable qui oscille librement son intérieur. L*axe d'oscillation est en Oy tandis qu'à sa partie inférieure, le trépied oscillant, porte une plaque métallique p, courbée suivant la circonférence qui aurait o pour centre. C'est sur cette plaque que le tracé myographique sera recueilli. Pour cela, on la recouvre d'un papier que l'on fixe avec deux agrafes et qu'on noircit à la fumée, puis, portant le trépied intérieur du côté de la branche unique du trépied extérieur à la rencontre du ressort r, on pousse la plaque contre ce
14S HBNDELSBOHN.
ressort, en le tendarrt jusqu'à ,ce qu'un crochet placé au centre de la planchette rectangulaire saisisse la plaque et la maintienne en luttant contre la pression du ressort.
Fif. M. — Appareil chnmognpblqnc dcsiiaé 1 m
En appuyant sur une détente d, on dégage le crochet qui maiatenail la plaque et, par la détente du ressort, celle-ci est projetée d'un mouvement accéléré d'abord, puis uniforme aussitôt que le ressort i- est complètement détendu. A partir de ce moment, s'inscrivent les indications myographiques et la plaque, ayant achevé sa course et traversé l'intervalle dea deux branches du trépied extérieur, reste fixée en cette position par un encliquetage ; c'est ainsi qu'elle est représentée dans la figure 28.
Quant aux organes chargés d'inscrire la secousse musculaire avec son temps perdu, ils se composent des pièces suivantes, contenues dans une cavité creusée à l'intérieur de la planchette rectangulaire.
l* Un chronographe c, simple tige vibrante munie à son extrémité d'une niasse pesante et d'un style inscripteur
RBCHERCHES SUE LA DURËE DU TEMPS PERDU DBS MUSCLES. 143
qui déborde le niveau de la planchette. C*est à proprement parler, le chronographe de Thomas-Young. Cette tige, déviée de sa position, est maintenue par la même pièce qui retient la plaque oscillante ; elle devient libre en même temps que la plaque et, vibrant 100 fois par seconde, trace sur le papier des ondulations dont la longueur est d'environ 1 centimètre 1/2.
2* Un tambour à levier l, placé de champ daiis la même cavité que le chronographe, et dont Textrémité dépasse seule le niveau supérieur de la planchette. Ce tambour est relié par un tube de caoutchouc t avec un myographe appliqué au muscle dont on étudie le temps perdu et que nous décrirons tout à l'heure.
Ce myographe devant recueillir le mouvement musculaire que provoque une excitation électrique, il faut que cette excitation se produise à un moment connu, à partir de l'instant où la plaque aura acquis son mouvement uniforme. A cet effet, la plaque rencontre dans sa course une petite lige métallique /, qui fait le rôle d'interrupteur. Cette tige, inclinée d'abord en sens contraire du mouvement de translation de la plaque est renversée par le passage de celle-^ci. L'instant où elle quitte sa position première correspond à la rupture du courant d'une pile qui provoque dans une bobine d'induction le courant destiné à exciter le muscle dont on veut connaître le temps perdu.
Comme c'est toujours à la même phase de la translation de la plaque que se produit l'interruption par le déplacement de la pièce i, il s'en suit que le style inscripteur occupe sur la plaque une position toujours la même à cet instant. On détermine, une fois pour toutes, cette position par la méthode de Helmholtz et on la marque au moyen d'une encoche faite à la plaque métallique elle-même. Ce repère servira dans toutes les expériences a déterminer l'instant de l'excitation du muscle.
Le myographe (figure 29) est un myographe à transmission (1) légèrement modifié. Un brassard formé de baguettes de bois assemblées par des cordes qui les tra--
(1) Voy. Merey, la Méthode graphique^ p. 198.
MBNDBUEOHN.
vepsenl entoure le biceps, par exemple, et est iixé par une forte courroie c. Parmi les baguettes qui forment ce brassard est une planchette de 4 centimètres de laideur qu'on place en face du muscle que l'on veut explorer et qui présente en son centre un trou par lequel s'exerce la pression d'un ressort métallique plus ou moins tendu par une vis
Rg. M. — Hjoirtphc * irtnMDiMlon «pplicabls tu muiclet ds l'bOHBe [Narc]r).
de réglage r, ainsi que cela se fait pour le réglage du ressort d'un sphygmographe. Un tambour à levier dont la figure 28 montre la face supérieure reçoit le mouvement de soulèvement du ressort aussitôt que le muscle produit sa secousse et se gonlle. Ce mouvement est conduit par des tubes au tambour à levier de l'appareil myographique.
Pour provoquer l'excitation électrique du muscle, les deux Dis de la bobine induite /'&, se rendent, l'un au ressort de pression, et l'autre à une feuille d'étain qui sert de contreplaque et que l'on applique sur un point quelconque du bras en' dessous du brassart.
Cet appareil ressemble beaucoup, comme on le voit â celui que du Bois-Reymond imagina pour mesurnr le temps perdu d'un muscle de grenouille, mais avec celle différence que le muscle sur lequel on agit ne peut être étudié que