MALADE
Les différences trouvées dans la durée de la période latente du muscle chez Thomme sain (dans tous les cas où Texcitabilité du muscle changeait sous Tinfluence de diverses conditions), faisaient supposer qu*on trouverait probablement des variabilités plus ou moins grandes dans la période latente du muscle dans les maladies où Texcitabilité musculaire augmente ou diminue. Nous ne parlons ici que de Texcitabilité farado-musculaire, parce que nous nous sommes servi exclusivement de décharges d'induction.
. Nos recherches faites sur un grand nombre des malades, que M. le professeur Charcot a bien voulu nous autoriser a examiner, ont confirmé la vérité de cette supposition, et nous croyons être arrivé à quelques résultats intéressants qui, en outre de leur valeur diagnostique et pronostiqife, présentent aussi l'intérêt d'un phénomène contribuant à éclairer quelques faits de la myophysiologie pathologique. Les résultats de nos recherches cliniques sur la période latente devant paraître dans un mémoire à part (1), nous nous bornons à communiquer ici quelques résultats obtenus en renvoyant pour des détails au mémoire mentionné.
Nous avons constaté chez les divers malades une diminution ou augmentation du temps perdu de 0,002 jusqu'à 0,010 et plus, en comparant le côté malade avec le côté sain ou avec la moyenne chez l'homme sain. Ainsi, nous avons constaté dans le temps perdu les variations suivantes :
(1) Arch. àt phyiioL norm. et pathol. 18S0
150 MKNDBLSSOHN.