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induite est glissée très loia de la bobine inductrice, afin d'avoir un courant d'une faiblesse extrême, absolument inappréciable pour nous, quand nous plaçons les électrodes sur nos lèvres.
Quant au condensateur, c'est un dixième de microfarad, divisible lui-même en dix parties; de telle sorte que nous avons pu employer le centième de microfarad. La pile qui charge ce condensateur est composée de petits éléments Leclanché disposés de telle sorte que l'on puisse à volonté utiliser le courant d'un seul ou de plusieurs couples. Chaque élément représente une valeur de1,4volt. Voici maintenantun rapide exposé des résultats que nous avons obtenus :
1' Pour des exâtations faibles, le curare agit sur le muscle avant d'agir sur le nerf.
Expérience : une grenouille est disposée sur le myographe double à ressort. La bobine d'induction est glissée à plus de 15 centimètres de la bobine inductrice. Les électrodes sont bifurquées sur les deux membres postérieurs ; de cette façon, l'excitation est portée simultanément d'un côté sur le nerf, de l'autre sur le muscle.
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EXCITABILITE ET ÉLASTICITÉ UUSCULAIHES. 157
L'animal est empoisonné par une injection sous-cutanée de Oj',0005 de curare.
Le cylindre enregistreur accomplit sa révolution en dix secondes, et à chaque tour, une excitation est envoyée au nerf et au muscle.
On voit (flg.31) que pendant toute cette période, 9 minutes environ, le nerf n'est pas encore touché sensiblement tandis que le muscle cesse très rapidement de répondre à l'excitation. En outre, à mesure que le muscle perd son excitabilité, ses secousses deviennent irrogulières. Nous avons retrouvé ce même phénomène toutes les fois que nous avons employé des courants induits très faibles.
Yoici une autre expérience. Ici, l'excitation est produite par la décharge du condensateur {0,05 de microfarad, chargé par deux déments). La grenouille est empoisonnée par une injection sous-cutanée de curare.
L'un des membres postérieurs (A.fig. 32) a été lié en masse à sa base, à l'exception du nerf. Les électrodes sont bifurquées sur les deux muscles gastn>cnémiens.' j
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Du côté ligaturé (A), le muscle répond énergiquementàl'excitation, tandis que l'autre muscle (B) soumis à l'action du curare, donne des secousses beaucoup moins amples. Dix
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minutes plus tard, la même excitation ne produit plus aucune contraction dans le membre non ligaturé, tandis que F autre muscle est resté tout aussi excitable qu'au début de Texpériènce.
Le même résultat est obtenu chez le lapin et le cobaye en liant Fartère principale du membre, au lieu de faire une ligature en masse comme chez la grenouille.
En répétant les mêmes expériences immédiatement après avoir sectionné les nerfs sciatiques, nous avons obtenu des résultats absolument semblables à ceux que nous venons de signaler.
Enfin, nous avons expérimenté sur des animaux dont le nerf était sectionné depuis 4, 6 et 12 jours. Mais, dans ces conditions, Texcitabilité du muscle est tellementdiminuée qu'il faut employer des courants beaucoup plus forts pour provoquer une secousse. Toutefois, nous avons encore retrouvé facilement les effets constatés plus haut.
2* Pow des courants forts, la diminulion de V excitabilité du muscle n'apparaît qu'après celle du nerf.
En appliquant au muscle et au nerf des excitations plus fortes que celles dont nous avons fait usage dans les expériences précédentes, nous avons pu observer que l'excitabilité du ne:rf disparait la première. Cependant, avant que celle-ci ait disparu, celle du muscle a déjà notablement diminué. Si; l'on veut obtenir des secousses qui soient toujours à peu près de la même amplitude, il faut peu à peu rapprocher la bobine : induite de la bobine inductrice, c'est-à-dire augmenter pro-; ^ressivement la force de l'excitation. Une demi-heure environ' après l'empoisonnement, il faut l'excitation fournie par toutela bobine induite pour provoquer une secousse égale à celle que^ produisait un courant très faible au début de l'expérience.
Rosenthal, en signalant cette diminution de l'excitabilité musculaire sous l'influence du curare, attribue ce résultat à l'action du poison sur les nerfs intra-musculaires.
€ Lorsqu'on irrite comparativement un muscle empoisonné € par le curare et un muscle semblable, mais non empoisonné, € le premier est moins excitable, c'est-à-dire qu'il faut lui
EXCITABILITÉ BT ÉLASTIGITB MUSCULAIRES. 159
c appliquer des excitants plus énergiques pour le forcer à c se contracter. On peut expliquer ce fait en admettant que c la substance musculaire, tout en étant excitable, l'est beau- € coup moins que les nerfs intra-musculaires, paralysés par c ce poison » (1).
Cette théorie ne nous semble pas exacte, car on peut lui objecter que si on opère sur un muscle dont le nerf est sectionné depuis plusieurs jours, les filets nerveux contenus dans ce muscle sont dégénérés ; et cependant Taction du curare reste la même.
Si nous résumons nos expériences, nous dirons donc :
l"" L'empoisonnement par le curare diminue notablement Texcitabilité musculaire ;
â"" Cette diminution de l'excitabilité musculaire est très sensible pour des courants de moyenne intensité ;
3* Si l'on emploie des courants très faibles, le muscle perd son excitabilité avant le nerf;
(1) RosBNTHAL. Los muscles et les nerfe (Bibliothèque internationale. Paris,
(F. B'AILLlkttE.)
MODIFICATIONS DE l'ÉLASTIUTÉ MUSCULAIRE SOUS, l' INFLUENCE