‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. MareyChapitre 48 sur 93 · DU CŒUR ET DU POULS ARTÉRIEL · texte numérisé non relu

DU CŒUR ET DU POULS ARTÉRIEL

Par E.-J. M ARE Y.

L'inscription du pouls et celle de la pulsation du cœur fournissent Tune et l'autre de précieux renseignements sur la manière dont s'effectue la circulation du sang. J'ai signalé un grand nombre de formes de la pulsation du cœur ou de celle des artères qui sont presque caractéristiques d'états circulatoires définis ; en outre, depuis quelques années, bien des auteurs ont travaillé au développement de ces études, spécialement en ce qui concerne la signification clinique des différents tracés du pouls.

Ces formes graphiques, où se reproduisent périodiquement des inflexions parfois compliquées, sont très difficiles à interpréter si on ne considère que le tracé d'un phénomène isolé, celui du pouls d'une artère, par exemple, ou celui de la pulsation du cœur toute seule.

Mais, si l'on compare ces deux tracés recueillis sur un même sujet, l'interprétation en devient beaucoup plus simple. Il est donc très important de combiner la sphygmographie à la cardiographie. Pour cela, on recueille simultanément les tracés du cœur et du pouls au moyen de cette méthode de superposition des styles inscripteurs dont j'ai proposé l'usage pour

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déterminer la propagation du mouvement du sang dans les vaisseaux, et qui a servi de point de départ aux expériences de cardiographie que Chauveau et moi nous fîmes quelques années après sur les grands animaux.

Ces expériences ont donné plus de résultats qu'on n'en pouvait espérer. En effet, instituées pour montrer comment se succèdent les mouvements des différentes cavités du cœur, elles ont fait voir, en outre, la solidarité qui existe entre les circulations cardiaque et artérielle.

D'une part, en effet, la manière dont le cœur se vide change suivant le degré de réplétion ou de tension des artères, tandis que, d'autre part, les variations de la tension artérielle dépendent, jusqu'à un certainpoint, delà force ou de l'abondance avec laquelle le cœur pousse le sang.

Le désir d'obtenir sur l'homme des indications relatives à l'état de la circulation aussi précises que celles qu'on obtenait sur les animaux vivisectionnés m'a fait faire bien des essais et construire bien des appareils en vue d'inscrire à la fois la pulsation du cœur et celle du pouls radial.

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