‹ Physiologie expérimentale: Travaux du laboratoire de M. MareyChapitre 54 sur 93 · A. BLOCH · texte numérisé non relu

A. BLOCH

que 1/45 de seconde, les sensations sont successives ; si Tinlervalle diminue jusqu'à 1/45 de seconde, les deux sensations sont simultanées. De cette durée plus grande (1/40 de seconde), lorsque Ton expérimente avec les orteils et d'autres résultats semblables, je concluais que la persistance est moindre lorsque la partie frappée est plus sensible. Mais j'avais peu de chiffres comparatifs, à cause des difficultés qu'offrait le manuel expérimental.

Il était plus facile, pour étudier cette question, d'employer l'autre méthode, qui consisie, ainsi que je l'ai dit précédemment, à recevoir des chocs successifs en un point unique et à chercher l'intervalle nécessaire entre ces chocs pour obtenir la fusion. Il fallait un instrument donnant des chocs à intervalles très réguliers et facilement variables. Le diapason à poids mobiles remplissait parfaitementces conditions. M. Kœnig a construit dans ce but un diapason à curseurs, actionné par un électro-aimant et armé, à l'extrémité d'une de ses branches, d'une tige de cuivre recourbée. C'est la pointe mousse de cette lige qui frappe, de petits chocs successifs, la région, qu'on veut explorer. L'instrument donne de 40 à 70 vibrations doubles, c'est-à-dire de 40 à 70 chocs par seconde. La fusion est assez facile à apprécier, avec un peu d'habitude et, en général, pour les régions que j'ai soumises à l'expérience, Thésitation, quant au chiffre à noter, ne dépasse pas trois vibrations doubles. Ainsi la fusion s'obtient, pour la partie antérieure de l'avantbras, avec 58 chocs, et la dissociation est manifeste avec 56 ou 55.

Voici quelques résultats :

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