CHAPITRE I
NERFS LARYNGÉS SUPÉRIEURS.
I l«r. Ligature du laryngé supérieur : brusque inspiralion suivie d'un court arrêt respiratoire ; arrêt réflexe du cœur ; resserrement vasculairc.
{ 2. Excitations du bout central du laryngé supérieur : effets respiratoires communs ailx excitations des autres nerfs sensibles ; arrêt du cœur quand les deux pneumogastriques sont intacts ; ralentissement plus ou moins notable quand un pneumogastrique est coupé ; r«rfet cardiaque est plus accusé quand le pneumogastrique correspondant au laryngé excité est intact ; varia* tions de l'effet cardiaque suivant que Tanimalest anestliésié, curarisé, etc. — Resserrement vasculaire réflexe très énergique, produit par l'excitation cen* tripëte du laryngé supérieur. — Combinaisons du réflexe vaso-moteur et du réflexe cardiaque. — Modiûcations difféi^entes de la pression artérielle sui* vant la prédominance de l'effet vasculaire ou de l'effet cardiaque.
2 I. — Effets réflexes prodolls sur la resplrallon, le eœnr et les iraisseavx par la ligature brasqae du Imryngé snpériear.
Effets respiratoires. — La ligature brusque d'un nerf laryngé supérieur, faite avec ou sans section préalable des nerfs pneumogastriques à la partie moyenne du cou, produit un arrêt subit de la respiration.
C'est le plus souvent, comme dans le cas de ligature du pneumogastrique lui-même, une inspiration brusque qu'on
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observe : Texcitation traumatique instantanée produite par la ligature ou par un coup de ciseaux agit sur le nerf laryngé supérieur comme sur les autres nerfs sensibles, et la réaction inspiratoire n*a rien de spécial au laryngé.
Cet effet respiratoire se traduit par une augmentation de Taspiration thoracique quand on explore la pression pleurale, ou par une dilatation brusque des parois quand un pneumogi-aphe est appliqué autour de la poitrine.
A la suite de cet effet immédiat, qui se produit quelle que soit la phase de la respiration à laquelle correspond la liga* ture, la respiration reste suspendue un temps variable, tou* jours as3ez court, pendant lequel la poitrine revient graduellement à Tétat expiratoire; de telle sorte que le premier mouvement qui se produit à la suite de cet arrêt est une inspiration (fig. 107).
Fif . 107. ^ EffeU respiratoires îaaMitts et consé^itifs de It ligatare bmsqae da lar7a;:r
«■périear.
(Pu. Respiration tbonclqoe explorée aree le pneumogra^he ; ea L lipture do laryngé ; nne inspiration i se prodoit aossitdt et la respiration reste arrêtée on instant ; pois sonrient nne petite inspir ation, et les respirations reparaissent en augmentant gradoellement d^amplitode. (Cbat.)
Effets cardiaques de la ligature du laryngé supérieur. — l"* Quand on fait la ligature du nerf laryngé supérieur d'un côté, le pneumogastrique correspondant ou celui du côté opposé étant intact, on observe, dans les conditions ordinaires de Texpérience, soit un ralentissement, soit, le plus souvent, un arrêt passager mais complet des battements du cœur.
2'' L'effet cardiaque réflexe de la ligature du laryngé su- .périeur est, chez un même animal, plus intense que celui qui se produit par la ligature du tronc du pneumogastrique d'un .pôté, celui du côté opposé étant intact (Qg, 108),
La raison de cette différence, que nous retrouverons dans Jfl comparaison des effets produits sur le cœur par les exci* talions du bout central du laryngé supérieur et du pneumo-
KéFuxu DV aotn «rtul dd mtniMAsrmiQOB. 3U
gastrique, parait tenir en partie à une excitabilité beaucoup plus grande des iUtres sensibles du laryngé supérieur. En
Fi|. loe.— ConpiriifOD dci tlitu etrdiiqooi rilluet prodnlli par U lifatnrc du nirt lirjnf £ fiipéricur (I) et <i nerr pnenmiVMlriqiic (1). — Li Kiilirc di lirrngé produit on aritt coDplei du eacat; cell« da piNmopitrl^H, m alnplo nlBDtiaaemint.
effet, la ligature d'un pneumogastrique, quand celui du côté opposé est intact, produit, comme nous l'avons vu, l'excitation réflexe des deux nerfs, puisque l'action modératrice ré~ tléchie a le temps de passer par le nerf lié avant que la ligature n'en ait complètement interrompu la continuité. De même pour la ligature du laryngé : la transmission du réflexe modérateur se fait par les deux pneumogastriques. Les conditions du réflexe sont donc les mêmes; l'intensité de l'irritation des filets sensibles excités parait seule dinérer dans les deux cas.
- 3* L'effet cardiaque de la ligature d'un nerf laryngé supérieur est moins accusé quand l'un des deux pneumogastrique?, et spécialement le pneumogastrique correspondant au nerf lié, a été sectionné. Cette diiTérénce paraît tenir à la suppression de l'une des deux voies par lesquelles se transmet au cœur l'influence modératrice réflexe des centres.
J'insisterai sur les détails de cette interprétation à propos des effets cardiaques produits par l'excitation électrique du bout central du laryngé supérieur.
4" Chez les animaux profondément curarïsés ou anesthésiés, chez ceux qui sont soumis à l'action de l'atropine, ou, ce qui revient au même, chez ceux dont les deux pneumogastriques sont coupés, l'irritation par ligature du laryngé supérieur ne produit plus aucun effet cardiaque racdéraleiir;