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MANOMÈTRE A MERCURE INSGRIPTËUR MODIFIÉ

Par M. FRANÇOIS-FRANCK.

Les modifications qui ont été apportées par M. Galante, constructeur, et par moi au manomètre à mercure inscripteur, sont relatives aux points suivants :

!• Constatice du zéro. — Le manomètre a été rendu mobile le long de Téchelle graduée, afm d'obtenir une constance absolue du zéro. On a souvent, en effet, des déplacements du zéro, soit qu'on renouvelle le mercure, soit qu'un accident amène la sortie du métal, etc. Nous sommes arrivés à obtenir la fixité du zéro en faisant monter ou descendre le tube en verre au moyen d'un écrou c (fig. 149 et 150), qui produit, par l'intermédiaire d'une vis, l'ascension ou l'abaissement de la pièce s à laquelle est fixée la courbure du tube. Le même résultat est obtenu dans notre manomètre double,par les déplacements de Téchelle dans le sens vertical à l'aide d'une crémaillère qui engrène avec un pignon.

2' Fil servant de guide au flotteur. — Le fil à plomb servant à guider le flotteur, pour en assurer le contact avec le papier de renregistreur,ou bienlarchet muni d'un crin, d'un fil, etc.^ a^lé remplacé par un cheveu g tendu entre deux points fixes et maintenu par un fil de caoutchouc qui s'accroche à Tun des montants de l'appareil. On connaît les inconvénients du fil â plomb qui oscille et fait à tout instant varier l'application de

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la plumo sur le papier; les inconvénientsde l'archet sontplus grands encore, à cause de l'impossibilité presque absolue de maintenir l'arc • et le 111 parallèles à la tige du flotteur. Ce défaut de parallélisme entraîne le défaut de contact de la plume aux dilTérents points de sa course. Avec le cheveu lendu parallèlement au ilotteur et langent à là potence qui termine celui-ci, on est assuré que la plume conservera totgours un égal degré de frottement sur le papier.

3" Disposition du flotteur. — Le flotteur (f) est formé d'une tige d'aluminium bien dressée, ou d'un tube d'acier de petit calibre terminé en bas par un renflement bî-

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conique du caoutchouc durci, dans la partie supérieure duquel se visse la tige ou le tube. Cette partie terminale plonge par sa pointe dans le ménisque de mercure et ne frotte le long des parois du tube de verre que par une surface étroite» presque linéaire, formée par In base commune aux deux cônes. En haut du tube, la tige du flotteur glisse dans rorifice central d'un disque de zinc amalgamé, sans frottement appréciable, ou dans un triangle formé de trois crins tendus horizontalement. En réduisant ainsi au minimum les frottements du flotteur, on est assuré de la solidarité entre ses déplacements et ceux du mercure. Dans aucun cas, la partie inférieure ne plonge, quelque brusques et étendus que soient les déplacements.

4* Rotation du manomètre autour de son axe vertical. — Quand on veut amener la plume au contact du papier, on approche le manomètre du cylindre enregistreur dressé bien verticalement, et on fait tourner Tensemble du manomètre autour de son axe vertical, jusqu'à ce que la plume soit appliquée sur le papier par le cheveu g. Pour obtenir ce mouvement de rotation on fait tourner le disque d dans une rainure pratiquée dans le disque d\ et le contact étant obtenu, l'appareil reste en place, fixé par son propre poids.

5* Forme du tube manométrique. — Le tube du manomètre n*est autre chose qu'un tube en U,dont la courte branche est munie d*un réservoir en formede sphéroïdeaplatidehauten bas. Cette disposition,adoptée par M. Marey dans les derniers manomètres qu'il a fait construire, présente l'avantage que les changements de niveau dans la longue branche correspondent à la valeur réelle des changements de pression, au lieu de n'en exprimer que la moitié, comme dans le tube en U ordinaire ; on peut, en eiïet, négliger, vu la grande capacité relative du réservoir, les variations du niveau à son intérieur. Ce réservoir est muni en haut d'une tubulure bifurquée : la branche verticale laisse échapper Talr quand on charge le manomètre, la branche horizontale reçoit le tube de caoutchouc inextensible amenant au manomètre les variations de la pression artérielle.

Pour éviter les ruptures du tube au niveau de sa courbure, on a fixé les deux branches à une distance constante avec

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une petite presse à vis f , qui pince le^ deux tubes et qu'on serre avec une vis de rappel placée à sa partie moyenne.

La courbure du tube est elle-même rendue solidaire du talon métallique (s), qui répouse,à Taide d'une bride maintenue par une goupille facile a enlever.

À sa partie supérieure, le tube est maintenu par une simple lamelle de cuivre ly fixée par un bouton. Il suffit de desserrer ce bouton et d'enlever la goupille de la bride inférieure s pour changer le tube, le vider, le nettoyer, et cette facilité d'enlever et de remettre en place le tube du manomètre me parait constituer un avantage réel, chacun pouvant entretenir et réparer son instrument.

On est enfin assuré de la verticalité de l'ascension du tube, qui glisse entre les deux montants m m* en s'engageant dans l'angle ouvert de dewt pièces métalliques prises dans la même pièce de cuivre. Suivant les hauteurs probables des variations de la pression dans une expérience, on allonge ou on raccourcit les montants (m) du manomètre, en faisant glisser la moitié supérieure de ces montants dans leur moitié i nférieure.

C'est sur ce modèle du manomètre simple que nous avons disposé, M. Galante et moi, un double manomètre permettant l'inscription simultanée de la pression directe et de la pression récurrente (bout central et bout périphérique des artères), etc.; de cette fagon, la double inscription s'obtient avec toute la commodité et la précision désirables.

Pour rendre l'emploi de l'instrument plus pratique, j'ai fait ajouter à la boîte qui le contient une série de canules de verre à ampoule et a branche latérale, les robinets, tubes en T, le tube de caoutchouc inextensible et un tube de verre de rechange (1).

(1) Pour la description de ces pièces .supplémentaires et la manière de préparer le manomètre pour rexpérience, VQir la noie de technique que j*ai donnée dans le tome III de ces comptes rendus, 1877.

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