AGE
1 an.
2 ans
Hommes
Fem.vies
Hauteur.
Poids.
Hauteur.
Poids.
mètres.
kilojrr.
111 (.Ires.
kilojr.
o,5oo
i3,oo
ij579
On voit, qu'à partir de la cinquantaine, la taille subit une véritable réduction qui atteint, en moyenne, 3 centimètres pour l'homme et 3 cm. 5 pour la femme. Les personnes de grande taille présentent une diminution sensible de la taille particulièrement accusée.
On appelle coefficient thoracique, le rapport qui existe entre la hauteur du tronc et la hauteur de la taille. En examinant, assises, des personnes ayant une même taille, on constate que la grandeur du tronc diffère de Tune à l'autre. Les dimensions du tronc sont à considérer, en raison de l'importance des organes qu'il renferme. Est-il peu développé, il indique la faiblesse générale de constitution ; est-il, au contraire, massif, disproportionné, énorme, il est le signe d'un état pléthorique qui n'est pas sans inconvénient. J'ai remarqué que dans ces deux cas, les sujets n'atteignaient que rarement un âge avancé. Ils étaient fréquemment emportés soit par une affection pulmonaire, soit par une maladie de cœur. La longévité m'a paru être, au contraire, l'apanage des hommes dont le tronc est bien proportionné.
Lorsque le tronc est développé normalement, lorsque les proportions du corps sont harmonieuses, le coefficient thoracique oscille aux environs de o,53 ; (0,5378 pour les petites tailles et o,5285 pour les grandes).
Tronc ..
fïïiire = °^"-
On admet que, dans les mêmes conditions de développement harmonieux, l'envergure de l'adulte dépasse la taille totale de 4 centimètres.
Le développement du tronc est tout à fait indépendant de celui des membres. Manouvrier a dénommé macroskèles (littéralement, jambes longues) les sujets qui ont un buste court et des membres inférieurs relativement longs, et brachyskèles) (jambes courtes, « courtauds ») ceux dont les membres inférieurs sont trop courts.
On a l'habitude de classer dans l'armée les hommes par rang de taille, afin d'homogénéiser les unités en vue de la marche à pied. Dans l'ensemble, ce classement est
utile. Mais ce que nous venons de dire des rapports du tronc avec les membres inférieurs démontre que les sujets d'une même taille n'ont pas, forcément, des jambes de même longueur. Dans la pratique, on ne tient pas compte de ces différences, qui sont souvent minimes. Mais, au point de vue sportif, ce n'est pas tant la taille qu'il faudrait mesurer que la longueur respective des membres inférieurs, notamment chez les coureurs. Cette évaluation doit être faite, l'homme étant debout, et comprendre la distance qui sépare le sol de la partie la plus saillante du grand trochanter.
II. Poids. — Pendant les six premiers mois d'une période d'éducation physique bien conduite, le poids doit diminuer chez les pléthoriques et les obèses, augmenter chez les malingres et ne pas varier chez des sujets qui sont en équilibre nutritif. J'en ai donné la raison au chapitre de V Influence générale des exercices physiques.
Le tableau de Quételet nous indique les poids moyens dans les deux sexes aux différents âges. L'homme adulte pèse en moyenne 65 kilogrammes et la femme 55. On observe une diminution de poids aux environs delà cinquantaine. Le type normal, au point de vue de la corpulence, a été défini par Bouchard au moyen du segment anthropométrique . On nomme ainsi le quotient du poids du corps (exprimé en kilogrammes) par la taille (exprimée en décimètres) .
Q Poids P Poids en kilogrammes.
Taille H Hauteur en décimètres.
« ,,. , ^ ^ 3,Q pour la femme.
A l'état normal, Q = '^ ^ ,,,
' ^ ( 4,o pour l'homme.
A l'état de maigreur Q = ^>^
A l'état d'obésité Q = 5,4
A l'état de marasme Q = 2,9
A l'état de marasme extrême (inanition) . Q = 2,0
Un adulte qui pèse 62 kg. i5 et dont la taille est de I m. 59 a pour segment anthropométrique :