De rAme séparée
Nous avons suivi la mort jusque dans la pulvérisation du cadavre et les générations putrides qui détruisent les dernières molécules organiques. Nous devrions peut-être maintenant suivre les destinées de Tâme qui s'en est détachée à la mort. C'est ce que pense Burdach : « il nous reste encore, dit-il, à examiner la question de » savoir si la mort est en réalité ou seulement en apparence la fm » de notre individualité. Ce problème ne saurait être indifférent à » une physiologie qui veut embrasser l'essence entière de l'homme. » {Physiologie^ t. V, p. 5/i2.) Cependant nous n'avons pas cru devoir déférer à une si grande autorité. Il nous a paru que, pour suivre les destinées de l'àme après sa séparation, nous nous trouvions engagé dans des questions qui sortent tout à fait du domaine de la physiologie : la question d'immortalité eût entraîné celle delà spiritualité, puis celle de la subsistance sans les facultés végétatives et animales, celle dé l'intellection sans espèces sensibles, etc. : etc., c'était dépasser de beaucoup nos limites, et envahir tout à fait le terrain de la philosophie et de la théologie. Pour ceux que ces questions pourraient intéresser, ils trouveront à se satisfaire dans divers
traités de philosophie, dans la Somme théologique de saint Thomas, le De anima separata du P. Suarez, et te traité De anima separata qui termine les excellents et très estimés commentaires du collège de] Goimbre sur le Traité de l'âme d'Aristote {Commeniarii cotiegit ConimhncensiSy Societatis Jetas, in très libros De amma Aristoielis^ II* édition, Cologne, 160S).
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