‹ Physiologie généraleChapitre 85 sur 107 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

DBS ANOMAUBS DB DBVBLOPPBMSIIT BT DBS MONSTRUOSITÉS.

Avant de poursuivre Thistoire de la vie, nous devons ouvHr Une parenthèse pour une question incidente, celle des mofïstruosités. Ce fut longtemps une histoire incertaine que celle des monstres, et sa place était asseit difScilement trouvée dans les sciences médicales: aujourd'hui qu'on la connaît uh peu mieux, et que Ton sait que toutes ces ânom^llies dont noiis rivotis à parler soht des vices de développemeht, sa place lécititnê est après l'histoire du développement régulier de l'horiinle. (/est utie sorte d'incident en physlologief, comme cW uh accident dans la nature de l'homme.

■totorii|iÉ« et ciaiMiâeatiott. — Pendant longtehips on ôrbt à la féalité des monstres ; on imaginait que la femme pouvait cdhcevoir avec des animant, et engendrer des petits tnoltié homihé et moitié béte; on croyait aussi que des infltiences extérieures, agissant sur la femme, soit au moment Hela conception, soit pendant la grossesse, pfoUvaient donner à sort fruit des formes monstrueuses. Une étude plus appfbfortdie a ebangé ces tnaniè^s de voir. On a reconnu que la femme ne pouvait concevoir que de l'homme; que la crëatîoil d'un métis monstrueux entre l'homme et la bête était impossible ; (]ue l'espèce était fite dans son unité et sa propagation ; en un mot, que ta nature ne fait pas de monstres, suivant l'expression de Leme4*y. L'être conçu par la femfne, et qui ne peut êite engendré que de l'homme, présente dans son développement, dans sa formation, des vices qui se traduisent par des anomalies de l'organl^tion, et ce sont là les monstruosités.

Ce fiit ad commencement dti itifi* siècle que la discussion scientifique s'engagea, sérieuse, vive, violente môihe, k l'Académie deé adiences de Parts. Pendant dix ans, de 1733 h ilhi, elle préoccopa vitement lés esprits, et Llltre, Duverney, Méry, WînsloW, Lèmery y parurent. Ces deux derniers surtout étaient les chefs de deux camps opposés. Winslow soutenait que les germes peuvent élre altérîés primitivement, cm pluiuH qu'il peut se produire des germe» de nàonstres; Lemefy, au contraire, soutenait que la nature ne eréa pas de monsti'es, et que les monstruosités ne sont que des vices de développement par suite d'accidents ( voy. les Mém. de l'Aeadi deà sciences, 1733, 8&, 19, AO, 42). Daller vint ensBikr prendre part 1 la Question, oïl phitM ia renoilTaler {De nimêifis, lib. I al II, iil

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