‹ Physiologie intellectuelleChapitre 111 sur 298 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

que; que le chien mis hors de relation avec le gibier ne chasse pas , que les yeux privés de lumière ne voient pas, etc., sans qu'on puisse tirer aucune conséquence de ces phénomènes contre la réalité des organes propres à ces diverses fonctions, qui se réveillent de leur assoupissement quand les causes occasionnelles disparaissent. M. Lauth sait peut-être toutes ces choses aussi bien que moi; et alors ce serait pour satisfaire sa prévention contre la doctrine crâniologique de Gall, qu'il a argumenté comme s'il les ignorait. À-t-il cru ou voulu faire croire, en se servant d'une expression surannée aussi impropre pour désigner des recherches sur les fonctions du cerveau, que Gall s'était occupé des facultés et des fonctions de l'enveloppe osseuse de ce viscère, ou bien faire de la physiologie pour rire, en travestissant par des expressions ridicules la doctrine qu'il attaquait, afin de donner le change à ses auditeurs? Il faut , pour agir de la sorte , être sous le charme d'une grande prévention et d'un peu d'ignorance de la question qu'il s'agit de résoudre. Toute autre supposition serait injurieuse en faisant suspecter la bonne foi de l'auteur : Ab uno disce omnes.

En définitive admettons , jusqu'à preuve contraire, que Gall a eu raison de donner au cervelet une influence sur les désirs erotiques, et que MM. Magendie, Flourens et autres n'ont pas eu tort d'admettre, d'après leurs expériences, l'influence du même viscère pour la régularité des mouvements.

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