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CHAPITRE XVII

Non-seulement on l'a vu résoudre presque instantanément des problèmes longs et difficiles, mais encore il a pu sur-le-champ rectifier des énoncés qui lui étaient présentés; et c'est là peut-être ce qui prouverait le plus sûrement l'intelligence de l'enfant, qui n'est pas seulement calculateur, mais qui est aussi mathématicien. Henri Mondeux aime beaucoup mieux les difficultés mathématiques que les calculs longs, quoiqu'il s'acquitte de l'un et de l'autre avec une rapidité et une sûreté incroyables. Dans la séance de jeudi dernier, comme les problèmes manquaient, on lui posa plusieurs opérations très-longues. Une personne, qui croyait sans doute que tout interrogateur était un compère, en présenta une dont le résultat n'avait pas moins de quinze chiffres. Le jeune pâtre dit aussitôt : Eh, monsieur! je viens de faire des opérations semblables. L'interrogateur se récrie alors et dit en s'asseyant : C'est le premier que je pose ; si vous ne le faites pas , vous me permettrez de douter de votre force. Làdessus Mondeux souriant s'empare du calcul, et, en moins de quatre minutes, donne un résultat parfaitement exact.

» Des applaudissements, de véritables marques d'affection lui ont été prodigués à la fin de la séance. »

« Les journaux italiens ont retenti des éloges d'un enfant sicilien doué d'une aptitude si prodigieuse pour les chiffres, qu'il peut répondre aux questions les plus difficiles d'arithmétique, et faire par cœur les calculs les plus compliqués. Cet enfant a été pré-

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sente aujourd'hui (19 juin 1837) à l'Académie des sciences dans sa séance publique, et devant la docte assemblée il a répondu aux questions de M. Arago d'une manière si prompte et si exacte, que l'auditoire en a été émerveillé. Une commission, composée de MM. Arago, Libri , Biot, Lacroix et Sturm, a été chargée de faire un rapport. » (Constitutionnel du 20 juin 1837.)

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