Organe de la hauteur
Cet organe, exprimé chez l'homme derrière le sommet de la tète, presque tout à fait à l'extrémité
de la suture sagittale sur les pariétaux, paraît être simple, comme tous ceux qui se trouvent dans la même direction. Il se manifeste par une tendance à l'élévation physique et morale, soit en donnant une impulsion pour les habitations élevées, soit en faisant capter les prééminences sociales, et en excilant l'orgueil. Ce dernier ne devient ridicule ou choquant, que quand d'autres organes ne donnent point l'adresse de le déguiser, ni le mérite qui le fait pardonner. Gall a trouvé cet organe très-prononcé chez tous les princes, les ministres et les généraux des Petites- Maisons, de même que chez les marquis de société ridiculement insolents, parce qu'en pareil cas la petitesse ou l'absence des autres organes laisse celui-ci très à découvert. Il est aussi ordinairement plus palpable chez les habitants des lieux élevés , que chez ceux de la plaine. Il est également très-marqué dans le daim, le bouquetin, l'aigle, etc., qui se plaisent tous dans les lieux les plus élevés. Le crâne de ces animaux contraste singulièrement avec celui des habitai) ts des plaines des espèces voisines, comme le montre Gall en produisant diverses tètes qu'il met en parallèle. Est-ce par un effet du même organe que les enfants cherchent les lieux élevés, qu'ils montent sur les chaises, sur les tables, sur les échelles, etc., en manifestant alors , par leur comparaison à d'autres personnes, un sentiment de grandeur et de supériorité? Au moins est-il sûr que personne n'aime à rester petit 5 et que l'orgueil ne choquerait pas tant chez les autres, si l'on n'en avait soi-même un peu.