‹ Physiologie intellectuelleChapitre 164 sur 298 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

lit de se rappeler l'observation d'un mendiant tombé dans son état d'abjection par trop d'orgueil. D'ailleurs la connaissance théorique de la physiologie intellectuelle ne suffit pas plus pour donner la justesse du toucher et l'exactitude de l'application, que la connaissance théorique des accouchements et de la médecine, en général, ne suffit pour faire le bon accoucheur et le bon praticien.

Observons à cette occasion que la disette et la famine n'ont pu se manifester que par la négligence des gouvernements à encourager l'agriculture, et leur tendance à favoriser les classes d'hommes oisifs et dépensiers au préjudice de la population ouvrière; ce qui a contribué à rendre improductif le sol dans plus d'un tiers de sa superficie, et justifie dans l'esprit de quelques hommes les dépopulations inhumaines des conquérants. M. de La Chauvinière nous dit dans le Cultivateur, en parlant des céréales :. 1° que sur 25,659,152 hectares de terres arables, consacrés annuellement à la culture des céréales, les emblaves en froment, méteil et seigle ne forment qu'un peu plus de la moitié de cette étendue (8,851,267) et que huit millions d'hectares en landes et bruyères sont perdus pour l'agriculture.

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