‹ Physiologie intellectuelleChapitre 182 sur 298 · CHAPITRE XX W · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX W

ceptibilité pour la théosophie , môme après la révélation, et prouvent encore par là que l'organisation est pour quelque chose dans les. institutions religieuses. Mais n'est-ce point faire trop d'honneur à ces fameux docteurs que de ne s'être point borné à leur rappeler ce vers déjà cité :

Sincerum nisi vas, quodcumque infundis acescit !

Quoi qu'il en soit, Gall persiste à croire et à soutenir que la conformation indiquée se rencontre chez tous les dévots et les dévotes , religieux ou laïques, chez les moines zélés, chez les visionnaires et les fous dont le délire a pour objet des idées théosophiques, de même que chez les devins, les bigots et les hypocrites; alors ces derniers ont d'autres organes moins nobles, très-développés et hors de proportion avec les plus recommandables. C'est en grande partie dans les églises qu'il a fait ses remarques, et il les croit assez nombreuses pour ne plus douter de l'existence xéelle de l'organe de la théosophie, qui, réuni avec celui de la bonhomie, donne à l'homme cet air vénérable qui révèle sa bienfaisance et marque toutes ses actions au coin de la dignité. Une chose digne de remarque, c'est que l'organe de la théosophie est si commun chez les Égyptiens, qu'il peut y être considéré comme un caractère national. Gall fait voir un développement extraordinaire de cet organe sur le crâne d'une nommée Everl de Vienne, espèce de prophétesse jadis fameuse pour dire la bonne aventure.

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