PREFACE
Les premières notions de la doctrine de Gall me furent données en 1802, par mon ami le docteur Lnubmeyer de Kœnigsberg, que j'avais eu pour compagnon d'études dans cette ville et qui, pour perfectionner ses connaissances médicales , s'était d'abord rendu à Vienne en Autriche , puis à Paris, et, à son retour dans sa ville natale, était venu me voir à Épinal, où j'exerçais la médecine depuis deux ans. En m'entretenant avec lui des résultats de ses voyages, j'appris que rien ne lui avait paru plus curieux et plus intéressant que la doctrine sur le cerveau, professée par le docteur Gall à Vienne, doctrine qui faisait une grande sensation en Allemagne. Me voyant très-désireux de la connaître, il m'en laissa une notice tirée de ses cahiers , et me dessina un crâne sur un modèle qu'il avait apporté de Vienne. Il me fut facile , d'après ces renseignements, de juger que les journaux français, qui en parlèrent les premiers , sous le nom de crânohgie , comme d'un système ridicule et dangereux , n'en présentaient qu'un fantôme chamarré des broderies d'une prévention aveugle.
Des maladies graves que la fatigue et le climat m'avaient causées , et la suppression d'un cours d'accouchement pour former des sages-femmes, dont j'étais professeur, par suite de