CHAPITRE IIl
de plusieurs. De là des interpréta lions fausses données et reçues avec assurance et sans examen, quand il aurait fallu les vérifier. Doit -on admettre, par exemple, que la tête de Fiesehi, envoyée, je crois, à M. Lélut pour en spécifier les organes , a été convenablement interprétée ? Le doute que j'élève a deux motifs. Premièrement, le passage suivant que j'ai lu dans l'analyse d'une leçon de phrénologie de Broussais en 1836, qui admet comme moi le concours de plusieurs organes pour la perpétration d'un crime que d'autres voudraient faire dépendre d'un seul organe : « On objecte que les criminels n'ont pas tous la proéminence du crime qui les rend odieux et punissables ; les meurtriers n'ont pas tous la bosse du meurtre ou de la cruauté, c'est vrai 5 voyez Fiesehi, voyez Lacenaire! Mais on peut tuer par orgueil comme l'un deux, par cupidité comme l'autre. La convoitise conduit à l'assassinat aussi souvent peut-être que l'atroce amour du sang : beaucoup de voleurs deviennent meurtriers, espérant cacher le premier crime par un autre crime plus grand.
Secondement, j'ai lu, dans la Gazette médicale de Paris du 19 septembre 1835, cet autre passage d'un autreauteur dont on nepeut révoquer le savoir en doute.
« M. Yimont termine en disant qu'il aurait bien d'autres observations à faire sur le langage que M. Leuret prête aux phrénologistes ; mais il suffit de lire ces observations pour être convaincu que ce médecin est complètement étranger à la science dont il a fait la critique. »