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TRACÉ DU VENTRICULE GAUCHE

la sonde, sans toutefois empêcher cette dernière d'exécuter des glissements.

Il s'agit enfin de faire pénétrer l'ampoule dans le ventricule gauche. Le hasard fait quelquefois que cette introduction a lieu d'elle-même, et que l'ampoule, au lieu de butter contre les valvules sigmoïdes, trouve celles-ci ouvertes et les franchit du premier coup. Mais le plus souvent il n'en est pas ainsi, et l'ampoule est arrêtée par les valvules. Il faut alors épier le moment d'une systole ventriculaire. Cela est facile, si l'on regarde le levier que le ventricule droit met en mouvement et dont l'ascension correspond, comme on sait, à la systole.

On prend dans la main l'extrémité de la sonde qui porte comme repère la petite tige latérale c dont nous avons parlé, et l'on tourne cette tige en bas; puis, au moment précis où la systole du ventricule est arrivée à son maximum, on pousse la sonde, qui pénètre alors à coup sûr dans la cavité ventriculaire gauche, et l'on peut l'y engager à une profondeur variable. Le tube métallique seul traverse donc l'orifice aortique; les valvules viennent s'appliquer sur lui d'une manière exacte, à cause de son peu de volume. On peut s'assurer que les bruits du cœur s'exécutent d'une manière normale et que l'animal n'accuse aucun trouble.

Alors on adapte à l'extrémité de la sonde le tube gv qui se rend au levier de l'enregistreur, et l'on obtient le tracé suivant (fig. 10) (j).

(1 ) Les deux tracés supérieurs sont fournis par le cœur droit ; le tracé inférieur est celui du ventricule gauche. — Dans cette expérience, les deux ampoules introduites dans le cœur droit avaient à peu près la môme sensibilité; celle du cœur gauche était moins sensible que les deux autres.

Analyse du «racé (fig. 4 0).

§ 22. —On peut voir tout d'abord que le tracé fourni par

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Fig. 10.

les cavités droites présente sensiblement les mêmes caractères que dans la figure 8; seulement, l'amplitude des mouvements qui expriment la systole de l'oreillette dans le tracé supérieur est un peu plus faible que dans l'expérience précédente; de plus, les vibrations de la valvule auriculoventriculaire droite sont moins prononcées dans le tracé du ventricule.

Si l'on examine les tracés des ventricules droit et gauche comparativement, on trouve le plus parfait synchronisme dans le début et la fin des contractions. Le fait de la synergie des deux ventricules se trouve donc démontré par cette expérience.

L'oreillette gauche nous est encore inaccessible dans ces expériences faites sur les animaux non mutilés, aussi ne pouvons-nous pas comparer la forme de ses mouvc •

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