‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 32 sur 131 · VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES. !5S · texte numérisé non relu

VITESSE DU SANG DANS LES ARTÈRES. !5S

Il la supposa égale à celle d'une molécule liquide qui tomberait d'une hauteur pareille à celle de la colonne manométrique. C'est précisément la formule de la vitesse d'un liquide qui s'écoulerait iiTair libre par une ouverture faite k une ailère. Haies négligeait donc totalement les résistances que le sang rencontre dans les vaisseaux, et sous l'influence desquelles sa vitesse est considérablement diminuée.

Sauvages (1), commentateur de Haies, rectifia cette erreur; il comprit l'influence des résistances que présentent les artères. Il appelle virluelle la vitesse qu'aurait le sang dans Thypothèse de Haies, et admet qu'en réalité ce liquide n'a qu'une vitesse beaucoup moindre. L'auteur appelle celle-ci la vitesse actuelle^ mais n'en donne pas l'évaluation.

Tant que les physiologistes n'instituèrent pas des expériences en vue de déterminer la vitesse du sang, les idées émises sur ce sujet ne fuirent que des erreurs ou des hypothèses qu'il n'y a pas lieu de mentionner.

La première tentative faite pour résoudre cette question par la voie expérimentale appartient à Volkmann. Ce physiologiste construisit un appareil fort ingénieux qu'il appela hémodromomèlrei'I)^ à l'aide duquel on pouvait suivre le trajet parcouru par le sang dans un tube de verre. — Qu'on suppose une artère coupée dont on aurait réuni les deux bouts par un tube métallique. Le sang traversera ce tube .rectiligne comme il traverserait l'artère elle-même. Sur ce premier conduit est adapté un tube de verre courbé en U qui constitue un circuit de dérivation latéral. Ce tube de verre est rempli d'eau. A un

(4) Voy. Haies, Hémastalique, p. 3.

(2) Yolkmann, Die Hàmodynamik, p. 495. Leipzig, 4 850

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