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INFLUENCE DE LA RESPIRATION SUR LE POULS

1er miner les différents types que la dyspnée présente dans les maladies. Nous nous proposons de revenir ultérieurement sur cet intéressant sujet.

B. Influence des mouvemenls respiratoires sur la fréquence du pouls.

§ 9lx. — L'inspiration et l'expiration font varier la fréquence des battements du cœur, surtout lorsqu'il y a difficulté du passage de l'air dans les voies respiratoires. On voit, dans ces cas, la fréquence des battements du cœur augmenter dans l'expiration et diminuer dans l'inspiration. La figure 86 montre cet effet, que l'on retrouvera plus prononcé dans la figure 92.

Nous pensons qu'on doit expliquer ces variations de la fréquence des battements du cœur par l'action alternativement favorable et défavorable que la pression intra-tboracique exerce sur les systoles du ventricule. Dans Texpiration, la pression est augmentée dans le thorax, ou tout au moins le vide qui y existe est diminué; dès lors le cœur a plus de facilité à se contracter, puisqu'il est secondé par une pression extérieure. — Dans l'inspiration , le vide thoracique augmenté lutte plus ou moins énergiquement contrôla systole ventriculaire.Or, nous avons montré (§ 60) comment le cœur règle le nombre de ses contractions sur les résistances qu'il doit surmonter. 11 serait peu philosophique d'admettre que les pressions et les aspirations qui s'exercent sur la surface extérieure du cœur n'influencent pas l'action de cet organe, comme le font les variations de la pression du sang qui agissent sur sa surface intérieure. C'est comme si Ton disait que les mouvements respiratoires qui sont entravés par les obstacles au libre passage de l'air dans les broncheS; ne le sont pas égale* ment par des forces appliquées à l'extérieur de la cage

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thoracique^ forces qui tendraient à comprimer la poitrine ou à la dilater.

S'il suffit de mouvements respiratoires un peu amples pour produire des variations notables dans les caractères du pouls, ces variations seront encore bien plus accusées dans le cas d'effort d'inspiration ou d'expiration, c'esl-udire lorsque la glotte fermée, empêchant absolument le passage de Tair, exagérera les aspirations et les compressions qui se produisent dans le thorax. Nous allons étudier cet ordre d'influence de la respiration sur le pouls.

Infinenee de l'eflért sur les caractères da pouls.

§ 95. —L'effort, tel qu'on le comprend en physiologie, consiste en une tendance énergique à l'expiration, tandis que la glotte fermée empêche cette expiration de se produire. Dans ces conditions, les parois de Tabdomen se tendent fortement et soulèvent le diaphragme ; en même temps, les muscles expiraleurs thoraciques et abdominaux se contractent puissamment. Tout concourt donc^damçei circonstances, à comprimer le cœur et les vaisseaux tenus dans les cavités splanchniques. Il en résulte des difications de la circulation veineuse et de la circulatioi artérielle; ce sont ces dernières seulement que nous avons à étudier.

Expérience. — Qu'on ferme la glotte et qu'on fasse un violent effort, on voit aussitôt le tracé du sphygmographc s'élever (fig. 90) d*autant plus haut que Teffort est plus considérable, pour s'abaisser au moment où l'effort est terminé, et se relever ensuite graduellement.

Au lieu de fermer la glotte, on peut fermer les narines avec la main et adapter à la Itouche un manomètre qui montre à quel degré s'élève la compression de raircoa^

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