‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 52 sur 131 · IXFLUBNCB DB LA BESPIHATION SUR LE POULS · texte numérisé non relu

IXFLUBNCB DB LA BESPIHATION SUR LE POULS

. tenu dans le poumon peadacl l'effort. Dans cefle expérience, 00 obtient parfois une pression de.l2 à ik centi- . mètres de mercure à l'intérieur des voies aériennes. ; ; On voit que les effets de l'effort ne sont, en détinitivQ, que l'exagération de ceux que produit une e.\piration lorsque l'issue de l'air à travers la glotte est génee.; Ceta s'accorde parfaitement avec la théorie que nous a\oqs donnée précédemment, et qui montre que. la compression de l'aorte élève la pression moyenne (et par conséquent la ligne d'ensemble du tfacé) dans les artères périphérique^, tandis que, lorsque cette compression est supprimée, il se produit un rdlux du sang vers les cavités splancbniques et un abaissement de la tension artérielle (1).

[t] Voici l'eiplicatioD plus détaillée de be qui se passe du cAté de la circulation artérielle pondanl l'elTorl ;

Au moment où l'elTurt commence, le pouls qui se produisait sur une ligne horizonlale ab {Rg. 90), c'esl-ï-dire ssds înlervenlion des influences

- respiratoires, s'ëlËve subilemenL de b en c ; arrivé à son siunmura, l'effort I comprimé l'aorte intra-thoracîque et inlra-abdominole avec toute la force dont il est susceptible . C^tte pressioa extérieure, secoodée pr ' l'éluticilé du vaisaaau, a chassé vers les artères périphériques une -parUe du contenu de l'aorle ety a élevé la tension jusqu'au degré ■qu'indique le point e. liais ces artères périphériques conleaanl du sang .-k nue haute pression, donnent un débit plus rapide; de sorle que, sous rinfluence de cette accélération de la circulation périphérique, l'aorte se vide d« plus en plus et d>minae pev i peu de volume. En diminaaiil^le

S96 raTsioLoaiB.

Mais les influences de Vefiort sur le pouls ne se bornent pas à faire varier la ligne d'ensemble, c'est-ànlire la pression moyenne du sang dans les artères; elles font aussi changer la forme et la fréquence du pouts.

§ 96. — Le pouls, au moment où l'effort a élevé la tension de la radiale, devient fortement dicrote; plus on maintient longtemps l'effort, plus ce dicrotisme devient prononcé. Cela peut s'expliquer d'abord par la moiodre

volams, l'aorte perd <le sa tenstoa 61astiqae, de telle une qoe rinSoeBcs qui poosae le sang vers la périphérie faiblit graduellement. Le maximam de teuiOD ne H maintient donc pas dans les artèrei àmaaées d« t'aotte, mais U décroU peu h peu, à mesure que décroît la tenaicn des psriM de l'aorte, quoique l'effort se maintienne le mâow et que U pmiinii di l'air dans le poumon reste au m6me degré, comme on peut s'ao mbwmpar l'emploi du mam)mètre, La figure 90 montre celte décrusasBC* di ■la tension et fait voir que, b partir du point c, la ligne d'ensemble de tracé va toujours en s'abaisesnt.

Prenons la fif^ure 9 1 , qui montre la i^rie des phénomènes à partir da

Fif. 91.

moment oùl'etTorl.quiadnré un certain temps, va cesser tout d'un eoap. Do a en b l'effort se continue, la tension est élevée dans la radiale. 1 cause de la compression de l'aorte. L'effort cesse au point b . AossilAi. le sang des artères périphériques dans lesquelles la tension est fbrU reflue dans l'aorte qui, revenue sur elle-même et ceseantd'étre oompcimée, se trouve pour ainsi dire trop large, et, par suite de ce reflux sbU, la tension baisse subitement dans la radiale. — Uais 1 partir de ca moment, le ccBor, continnant à battre, rétablit peu a peu l'état primitif de la tension artérielle, et l'on voit la ligne d'ensemble du tracé, d'abonj tombée en c, s'élever peu é peu pour reprendre son nivnn normal «n 4.

INFLUENCE DE LA EESPIEATiON SUR LE POULS. 297

réplétioD de Taorte qui, en conséquence, devient plus élastique» et de plus, par le volume moindre des ondées lancées par le ventricule (§ 85). En effet, pendant Teffort, la rentrée du sang dans la poitrine est entravée par la pression considérable qui règne dans cette cavité. Dès lors, le sang veineux revient moins abondamment au cœur droit; celui-ci en envoie moins au poumon, et enfin il en revient moins du poumon au cœur gauche. De là dœt nécessairement résulter un moindre volume des ondées ventriculaires gauches.

Cette idée est confirmée encore par cet autre fait, que, lorsqu'on a cessé l'effort, les pulsations continuent à être très petites pendant les premiers instants. En effet, pour que le ventricule reçoive du sang en abondance et puisse en envoyer des quantités considérables à chaque systole, il faut que le sang veineux qui rentre abondamment dans la poitrine au moment où l'effort cesse, ait le temps de tnyener le cœur droit, le poumon et les veines pulmo- .lUNPeB, de revenir enfin au cœur gauche et d'y couler tpMV abondamment pour fournir des ondées volumineuses. ^ Jut en général 6 à 7 pulsations pour que le sang ait ac- •omplioe parcours, mais alors jil est versé au cœur gauche plus abondamment que de coutume, à cause de Taccumulation qui s'est faite dans les veines; aussi Ton voit les pulsations devenir plus fortes et leur période systolique avoir plus de durée qu'à l'état normal.

§ 97. — Changements dans la fréquence du poids. — Nous savons que, dans les circonstances ordinaires, la forte pression dans les artères correspond à un obstacle au cours du sang, et que, par suite, elle s'accompagne de ralentissement des battements du cœur (§ 60). Dans l'effort d'expiration, la pression est augmentée dans la radiale

comme Tindique la hauteur du tracé. Pourquoi n*y a-t-il pas diminution de la fréquence du pouls? Pourquoi celte fréquence est-elle, au contraire, augmentée? Nous allons voir que Vexplication est toute naturelle ^ et que cette exception apparente est une conBrmation nouvelle de la loi que nous avons indiquée. .. .

Ici, Taugmentation de pression qui a lieu daùs les artères périphériques ne tient pas a ce que le sang éprouve on plus grand obstacle à son écoulement, mais elle provient d*une force nouvelle qui s*ajoute à la contraction cardiaque pour produire Tafflux dans les artères. Cette forc«, c*e$t la compression que subit Taorte dans le thorax etj'ab* domen.

Pourquoi cette compression de Taorte ne fait^eUe^fli obstacle à Tafflux du sang \)oussé par le cœur? C&tt4flf le cœur lui-même est situé dans le milieu comprimé ; ^^ît qu'il est aidé dans sa contraction par la môme preasiôh (|ui agit sur Taorte, et que ces actions égales et contraires se neutralisent complètement, au point de vue de la force que le cœur doit dépenser.

Si nous éliminons Faction de la pression extérieure agissant à la fois sur le cœur et sur les parties intra^lhoraciques et intra-abdominales de l'appareil circulatoire, que reste-t-il? Une plus grande facilité du passage du sang dans les vaisseaux de la périphérie qui ne sont soumis extérieurement qu*à la pression atmosphérique, tandis qu'à leur intérieur la pression est augmentéCvet, par suite de cet écoulement plus facile, une fréquence plus grandie des battements du cœur pendant l'offort (1).

(4) Veal-oii voir d'une manière 1res frappante l'influence de ta tension arlériello sur la fréquence do pouls? Qu'on regarde (fig. 91 de c en d) la durée comparative de chacune des pulsatiooâ qui se succèdent.

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