‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 64 sur 131 · DU POULS DANS LES FIEVRES · texte numérisé non relu

DU POULS DANS LES FIEVRES

malades, il existait dans l'état de la circulation des analogies très grandes, comme il s'en trouT^it du, reste du côté des autres fonctions. Une telle ressemblance dans les symptômes semble justifier l'emploi de médications

analogues dans le traitement d^ ces différentes maladies.

Da pouls aux différentes périodes de la fièvre typhoïde.

§ lâ9. — Le tracé que nous avons reproduit figure 100 ne saurait être pris comme type absolu du pouls dans la fièvre typhoïde, car du commencement à la fin de cette maladie^ Tétat de la circulation présente des changements nombreux auxquels correspondent autant de changements dans la forme du pouls. Nous rassemblons ici plusieurs tracés recueillis sur le même malade à différents intervalles.

Fig. 105.

Fig. 107.

Fig. iOH.

Fig. 400.

Fig. 110.

La modification la plus frappante, c'est la multiplicité des rebondissements de chaque pulsation au moment où le pouls devient plus rare.

II n'y a cependant pas un rapport absolu entre la fréquence du pouls et la forme que présente chaque pulsation. On voit, dans certains cas, un léger rebondissement qui se produit entre deux autres; c'est une sorte de petite ondulation qui s'insinue entre deux ondulations plus fortes, ainsi que cela se voit nettement sur la figure 110. Cette petite oqdulation peut n'avoir qu'une existence très courte : tantôt elle disparaît et tantôt elle grandit. Dans ce dernier cas, elle peut acquérir le volume des ondulations entre lesquelles elle a pris naissance; il se produit alors une pulsation à triple rebondissement, comme cela se voit, fipjure 109. De patientes recherches pourront seules faire connaîtn» la valeur proiiosticiue de chacun de ces changements qui surviennent dans la forme (lu pouls. Nous n'avons jusqu'ici rencontré les types qui sont représentés, figures 109 et 110, que dans des cas qui se terniiiiîiient |)ar lagnérisou: mais nous ne saurions rien affirmer au sujet de leur valeur.

Du pouls dans les fièvros éruplivos.

i; 1/|0. —Il existe en général une (liffi'rence très irrande

DU POULS DANS LES nÈYRES. 395

entre la forme du pouls qu'on rencontre dans les fièvres éruptives et celle qu'on observe dans les autres maladies fébriles. Quelques tracés vont faire voir cette différence d'une manière très nette.

Fig. ili. — Scarlatine.

Fjg. 112. — Rougeole.

Fig. 113. — Variole confluente.

Fig. 114. — Varioloïde.

Fig. 115. — Variole confluente.

On voit par les figures ci-dessus que les caractères de la faible tension manquent presque entièrement, lors même que la fièvre est très prononcée. La fréquence du pouls est souvent très grande ; elle allait à l&O pulsations chez le malade qui a fourni le tracé figure 115. La peau était chaude et colorée, et cependant le pouls présentait Tun des caractères principaux de la forte tension, c'est-àdire Tabsence de dicrotisme. Il semblerait que, dans les cas de ce genre, la force d'impulsion du cœur soit augmentéC;. puiscpie, contrairement k ce qui se passe dans les

39& APPUCATIONS A LA PATHOLOGIE.

cooditioDS ordinaires, cet organe exécute un grand nombre de battements, malgré l'augmentation des résistances que la forte tension artérielle crée devant lui. Dans cette hypothèse, il y aurait donc une différence capitale entre les fièvres éruptives et les autres états fébriles. On sait que, dans les fièvres ordiAaires^ Taccroissement de la fréquence du pouls est secondaire ; il tient au relâchement des vaisseaux et à la faible tension artéûelip. Dans les fièvres

« " • • -'il''"

éruptives, au contraire, le cœur serait primitivement excité, et son surcroît d'énei^e entraînerait les autres phénomènes fébriles. Il faudrait toutefois de nouvelles preuves pour qu'on fût autorisé à affirmer que, dans les fièvres éruptives, il existe une augmentation de TacUvité du cœur.

Nous n'insistons pas davantage sur les caractères que présente le pouls dans les différentes fièvres; ce sujet réclame des recherches spéciales.

Page 1