‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 63 sur 131 · DU POULS DANS LES FIÈVRES · texte numérisé non relu

DU POULS DANS LES FIÈVRES

le caractère anatomique coDsiste ea une altération des plaques (je Feyer, les pathologistes en oot groupé d'autres qui, sous le nom d'état typhcide, présentent des phénomènes généraux assez analogues à ceiu de la fièvre typhoïde propremcnl dite. Certaines pneumonies, les érysipèles graves, l'infection purulente, certaines formes de la 6èvre puerpérale, etc., présentent le faciès, l'abattement des forces musculaires, le délire qu'on observe dans la fièvre typhoïde; comme elle aussi, ces maladies présentent, du côlé de la circulation, des troubles particuliers. C'est sans doute pour cette raison que la forme du pouls est très an&logue dans ces différentes affections, ainsi qu'on en pourra juger par les tracés suivants.

La figure 100 représente le pouls danc une fièvre typhoïde franche, arrivée au douzième jour.

Tif. 100. — Fiém tjrpboIUB.

1^ figure 101 est recueillie sur un malade atteint de

Fig. 101. — Pneumonie ijphoïdc.

pneumonie typhoïde. — L'existence de crachats rouilIé.s, de souffle et de râle crépitant avait établi le diagnostic de la pneumonie ; en même temps, il existait du gargouillement dans la fosse iliaque droite, de la diarrhée, une grande proslratîon ; il y avait eu, au début de la maladie, des épislaxis;' mais le ventre ne présentait pas de lâches rosées lenticulaires.

390 APWiCATIONS A LA PATHOLOGIE.

La figure 102 est prise sur un homme amputé des deux

Fig. 102. — Infection purulente.

jambes; un Frisson violent avait existé quelques heures avant notre examen, ce qui avait fait admettre chez ce malade un début d'infection purulente. Ce diagnostic se confirma.

La figure 103 correspond à un cas de fièvre puerpé-

Fig. 103. — Fièvre puerpérale.

raie, avec des^signes de phlébite utérine probable, Tétat typhoïde était tr^ prononcé.

I^ figure 10& est le pouls d'une malade attéiote d*M-

Fig. 104. — Érysipèle grave.

sipèle de la tête, accompagné de délire et de prostration. On voit, par la ressemblance que ces différents tracés présentent entre eux, que le pouls possède à peu près les mêmes caractères dans toutes les maladies qui s'accompiignent d'état typhoïde. QueUjues différences existent, il est vrai, dans la forme du dicrolisme, dans son intensité' et dans ramplitudo du tracé; niais ces différences sont trop faibles et nous ont paru trop peu constantes pour qu'on puisse les utiliser comme éléments de diagnostic. La principale conclusion qu'on doive tirer de Texamen de ces tracés si analogues entre eux, c'est (jue, chez ces différents

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