DES BRUITS DE SOUFFLE YASCULAIRE
souffle se produise. — Cet abaissement de la tension auquel nous attribuons le rôle de condition principale du bruit de souffle n'est point hypothétique, il est démontré par toutes les expériences hémométriques, depuis Haies jusqu'aux physiologistes modernes. Enfin, Tinfluencede l'abaissement de la tension sur la rapidité avec laquelle Fondée ventriculaire est lancée dans l'aorte a été également mise en évidence par tous les faits que nous avons rapportés précédemment, relativement au pouls artériel et aux changements qu'il éprouve suivant l'état de la tension dans les vaisseaux.
Si l'hémorrhagie produit un bruit de souffle au cœur par le seul fait de l'abaissement de la tension, toute autre cause qui fera baisser la tension artérielle devra également produire un bruit de souffle semblable : c'est ce qui arrive en effet. — La fièvre dans laquelle les vaisseaux relâchés produisent un abaissement de la tension artérielle produit souvent des souffles de cette sorte. L'exercice musculaire violent, qui fait aussi baisser la tension artérielle (voy. § 65), produit quelquefois des bruits de souffle au cœur chez des sujets qui n'en présentent pas en temps ordinaire, et, en tout cas, augmente l'intensité des souffles s'il en existait auparavant.
Enfin, nous avons vu un souffle d'une force extrême se produire chez un sujet qui mourait empoisonné par Topium. Quelques instants avant la mort, le souffle était à son maximum d'intensité, et avec lui existaient tous les signes d'une tension artérielle très-faible : rougeur générale et chaleur des téguments; force et fréquence du pouls; volume extrême et mollesse des artères, etc.
Conclusion. — De tout ce qui précède, il résulte que
les bruits de souffle, que l'anémie, la chlorose et la fièvre
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produisent au niveau de Forifice aortique , sont dos k l'abaissement de la tension artérielle et à la vitesse plm grande avec laquelle s'accomplit la systole du ventricule.