BRUIT9 DE SOUFFLE DANS LES ANÉYRTSMES
sac anévrysmal ait repris sa tension normale. Nous n'arons vérifié ce fait que sur le schéma, mais nous croyons ne pas trop hotis avancer en disant que sur un anévrysme véritable, les choses doivent se passer de la même manière.
Des bruits de soufûe de l'anévrysme artério-veineux.
§ 190. — Le souffle qui se passe dans les anévrysmes artério-veineux est continu, mais présente des renforcements qui suivent le rhylhme du pouls. La continuité du bruit de souffle, dans ces conditions, s'explique par l'inégalité constante qui existe entre la tension artérielle et la tension veineuse; inégalité qui produit un courant continu de l'artère à la veine, ainsi que nous l'avons dit à propos de la phlébartérie (§ 185). Mais ici existe une double cause de bruit : d'une part, le passage du sang de l'artère dans la tumeur; d'autre part, le passage du sang de la tumeur dans la veine. Pour bien analyser ce qui se passe alors, il y a grand avantage à se servir du schéma, cet appareil permettant de reproduire tous les phénomènes que Ton observe dans Tanévrysme artério-veineux.
Soit (Bg. 181) un tube aa correspondant à une artère, et qui, par un capillaire étroit c, communique avec un
Fig. 181.
autre tube vu, plus large el plus mince, représentant une veine. Ces deux tubes sont adaptés au schéma, de façon que le liquide, arrivant par l'artère, s'écoule par la veine.
Enti^e ces deux tubes est une am|)Oule élastique qui communique par un pelit orifice avec chacun d'eux dans les points o et o\ — On imite ainsi d'une manière complète la disposition de l'anévrysme artério-veineux.
Lorsque le mouvement du liquide est établi dans le schéma, on peut constater les phénomènes de Tanévrysme arlério-veineux, c'est-à-dire des expansions rhythniéesde la poche, un frémissement ou thrill sur cette poche, el particulièrement sur la veine vv^ dans le sens du courant centripète du liquide. A Tauscultation, on perçoit un souffle continu, à renforcement synchrone avec le pouls.
Comme on a, dans ces conditions, de grandes facilités pour analyser ce qui se produit dans l'appareil, on peut se convaincre de l'existence des phénomènes suivants:
1* Quoique le bruit continu et le bruit intermittent se confondent à peu près en se propageant tous deux, il existe deux maxima d'intensité : l'un au point o, pour le bruit de souffle intermittent; l'autre au point o', pour le bruit continu et le thrill. — Le bruit intermittent semble plus prolongé que dans un anévrysme ordinaire, ce qui s'explique par ce fait que la tension dans la poche met d'autant plus longtemps h s'élever qu'il s'échappe une plus gniiule quantité de sang par l'ouverture o' qui se déverse dans la veine.
•2** Si Ton comprime la veine o, on supprime le bruit continu, ainsi que le thrill, et Ton a tous les caractères des bruits de l'anévrysme simple. — Si la compression de la veine est pratiquée loin de la tumeur, le thrill et le souffle contiiiu se prolongent encore quelque temps, et finissent par s'éteindre tous deux, au moment où la veine distendue par le sang a acquis la même tension que la poche anévrysmale. — Ce phénomène peut être pro-