‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 84 sur 131 · BRUITS DE SOUFFLE DANS LES ANÉVRTSMES · texte numérisé non relu

BRUITS DE SOUFFLE DANS LES ANÉVRTSMES

(luit sur un anévrysrae artério-veineux véritable; il permet de constater le point de la tumeur où se trouve la veine efférente; dès que ce point est comprimé, le Ihrill cesse et le soufQe devient intermittent.

S" Enfin, on peut constater sur cet anévrysme les phénomènes que les chirurgiens ont observés dans les anévrysmes artério- veineux des membres, suivant que ces membres sont placés dans la déclivité et dans l'élévation.

Expérience. — Si Ton suppose les tubes aa et vv suffisamment prolongés et établis sur une planchette qui puisse être alternativement élevée ou abaissée, comme le serait le bras d'un malade atteint d'anévrysme, voici ce qu'on observe : — Dans l'élévation, le bruit continu se change en bruit intermittent. — Si l'on regarde comment les choses se passent, on voit, après chaque expansion de la tumeur, que les parois de la veine s'aflaissent, parce que ce vaisseau se vide de sang avec une grande facilité. Dès lors, pour peu que la veine soit tendue, ses parois s'accolent l'une à l'autre et ferment la communication avec la poche anévrysmale dans les moments où la tension de cette poche diminue. L'accolement des parois veineuses se produit ici spontanément, mais son efiet est le même que celui qu'on obtenait tout à l'heure en comprimant la veine. — C'est sans doute une cause analogue qui, dans les anévrysmes artério-veineux, produit les mêmes modifications du bruit de souffle, lorsqu'on tient le membre dans l'élévation. Ce caractère des bruits de Tanévrysme artério-veineux a été signalé par Nélaton (1).

Ces signes fournis par l'auscultation des anévrysmes devront être rapprochés de ceux qu'on peut tirer de la

{h) De Vinfluenee de la poiition dans tes maladies chirurgicales, tbêsa de concours (Paris, 4851» p. 40).

li^O APPLitATlONS A LA PATHotodlE.

forme graphique du pouls, aflo de constituer rensemUe des éléments du diagnostic dans ces maladies. On voit que la multiplicité de ces signes permet déjà de déterminer avec une grande précision le siège, la nature, le degré d'élasticité, etc., d'une tumeur anévrysmale. Nul doute que de nouveaux caractères distinctifs ne viennent bientôt apporter une certitude à peu près absolue dans le diagnostic de ces maladies pour lesquelles Tefiicacité da traitement tient en grande partie à la précision du diagnostic porté.

Bem bmiCs de aoallle dans les inaladles ûu

§ 191 . — C'est aux lésions valvulaires que se rattache le plus souvent Texistenco des bruits de soufQe cardiaques; quelquefois aussi ces bruits sont dus à la communication anormale des deux ventricules, à la persistance du canal artériel, etc. Dans tous ces cas, il se produit un courant sanguin rapide, en tout semblable à ceux dont il a été question précédemment. Le sang, fortement pressé en un point, s'échappe par un orifice plus ou moins étroit, et s'élance, sous forme de jet, dans une cavité où la pression est moindre. Ces conditions existent toujours lorsqu'un bruit de souffle se produit. — Ainsi, que la valvule auriculo-ventriculaire. déformée par une lésion quelconque, cesse de se fermer hermétiquement, au moment où le ventricule entrera en contraction, il se produira uu jet de sang rétrograde (jui rentrera dans Toreilletle, où la pression est moindre à ce moment. — Que Tonfico aortique rétréci fasse obstacle au libre passage du sang du ventricule dans Taorte, alors la pression ventriculaire s'élèvera derrière cet obstacle, et le sang s'échappera eu

Page 1