‹ Physiologie médicale de la circulation du sangChapitre 91 sur 131 · PULMONAIRE · texte numérisé non relu

PULMONAIRE

§211. —Les lésions des orifices du cœur droit sont très rares, aussi leur diagnostic a-t-il beaucoup moins d'importance que celui des lésions du cœur gauche ; il peut se baser sur deux ordres de signes assez difficiles à conslaler avec les procédés ordinaires. Ces signes sont les suivants : d'une part, le siège des bruits de souille, dont le niaxiniuni d'intensité est situé un peu plus a droite que dans les lésions de l'orifice de Taorle; d'autre part, rabsence des caractères du pouls (|ui sont produits par rinsuffisanco ou le rétrécissement aortiqucs. Comme le toucher esl souvent peu apte à saisir ces nuances, l'emploi du sphygmojçraphe nous semble appelé à rendre des services. Voici (fig. 198) le tracé du pouls recueilli sur un jeune homme, dans les coiiditions suivantes :

Fig. 198.

11 existait à la base du cœur un souille diastolique pur.

AFFECTIONS DE l'oRIFICE DE l'aRTÉRE PULMONAIRE. 517

semblable, par son timbre, à ceux que donne TinsufSsance aortique, et ne présentant pas les caractères que nous décrirons plus loin à propos du rétrécissement auriculo-ventriculaire. Ce souffle avait son maximum d'intensité plus à droite que de coutume. 11 n'existait aucun signe de tumeur anévrysmale sur l'aorte ; le pouls était semblable aux deux radiales. En présence de ces signes négatifs qui excluaient tout autre diagnostic , nous nous sommes cru autorisé à admettre qu'il s'agissait probablement d'une insuffisance de l'artère pulmonaire.

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