AFFECTIONS COMPLEXES DE L ORIFICE AORTIQUE
régularité périodique est le seul caractère de sénilité que le pouls ait conservé. Les figures 195 et 196 fournissent des exemples de cette variété.
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Fig. 19G.
3** Insuffisance aoriique avec anévrysme de raorte.
§ 209. — La coïncidence de rinsuffisance aoriique avec les anévrysnies de Taorte est très fréquente ; elle a été remarquée par la plupart des cliniciens, et Ton a tenté de l'expliquer en admettant que la poche anévrysniale intéresse l'orifice aortique, et l'élargit de telle sorte, que les valvules ne suffisent plus à le fermer. Les autopsies que nous avons vues monliaient qu'il peut, dans certains cas, en être autrement, car la poche était en communication avec l'aorte par un orifice étroit assez distant de l'origine de ce vaisseau. — Y avait-il simple coïncidence entre l'anévrysme et l'insuffisance aortique? Une expérience faite sur le schéma semble prouver que l'insuffisance des valvules pourrait bien être un eflet secondaire de la présence de l'anévrysme.
Expérience. — Si l'on applique sur la crosse de l'aorte, dans le schéma, une ampoule élastique qui joue le rôle d'anévrysme, de façon que l'orifice de cette ampoule puisse être à volonté ouvert ou fermé, on peut produire
tantôt l'état normal de la circulation, tantôt les phénomènes qui tiennent à Texistence de ranévrysme. Or, voici ce qu'on observe.
Si ranévrysme oe coumiiinique pas avec^ Taorte, le claquement des valvules sigmoïdes se fait avee une force modérée; mais si là cpmmuDication de Vanétrysme est ouverte, le claquement valvulaire prend une force considérable et s'entend à distance. Cette espèce de coup de bélier, produit sous le courant rétrograde du sang qui a distendu l'anéyrysme, se voit nettement marqué dans le tracé suivant.
Fig. 197.
La première moitié de ce tracé est produite sous l'iniluence de Tanévrysme ; ou y voit un violent soulèvement du levier à chaque clôture des valvules sigmoïdes. — La deuxième moitié représer )uls aortique obtenu dans
les conditions de la circi . normale.
Ce claquement violeh jpété à chaque pulsation, ne peut-il produire à la lon/ic une altération des valvules? La théorie ferail-pencher vers cette supposition, mais il faudra de nouvelles observations pour s'assurer de la réalité de ce fait. Cette question est d autant plus difBcile à résoudre que, dans bien des cas, la production d'un anévrysme semble être consécutive à celle de l'insufAsance. Le cas représenté figures 150 et 151, et décrit § 16i, semble être de ce genre. 11 serait, en effet, difficile d'admettre que l'anévrysnie poplité ([ui existait alors tût cause
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de raltération des valvules de l'aorte, tandis qu'il serait plus naturel de supposer que l'artère poplitée a été rompue ou graduellement dilatée par les violentes pulsations que produit l'insuffisance aortique.
Quoi qu'il en soit, cette coïncidence de l'anévrysme avec l'insuffisance aortique paraît être d'une grande fréquence; nous avons représenté, à propos des anévrysmes de l'aorte, un assez grand nombre de tracés (fig. 167 à 174) dans lesquels les signes de l'insuffisance aortique étaient réunis à un caractère important de l'anévrysme de l'aorte, c'est-à-dire à l'existence du pouls différent au5c deux radiales. — L'existence d'une tumeur anévrysmale n'était pas douteuse chez ces malades, sauf celui dont le pouls est représenté figures 173 et 174. L'auscultation faisait entendre un double bruit de souffle, ce qui semblait confirmer le diagnostic : anévrysme de l'aorte. L'autopsie de ces malades n'a pas été faite.
On peut rapprocher de ces cas deux autres exemples qui ont été rapportés par Duchek (1), et dont les tracés sphygmographiques ont été représentés. Chez l'un de ces malades, on avait constaté une dilatation anévrvsmale de l'aorte.
§ 210. — On a vu (juc les signes stéthoscopiques de l'insuffisance aortique peuvent être présentés par un anévrysme. La figure 163 représente le pouls d'un malade chez lequel un souffle diastolique identique avec celui de l'insuffisance aortique avait été fourni par un anévrysme disséquant; mais, dans ce cas, la forme du pouls suffisait pour rectifier le diagnostic. Peut*il y avoir certaine disposition do la poche anévrysmale qui produise à la fois les
(4) Loc.cit, p. 60, fig. 10 à U.
signes stéthoscopiques cle rinsuffisaiice aorlique, et la forme du pouls qui apparlient à cette lésion valvulaire? C'est ce que des recherches ultérieures devrootapprendre. En admettant que Tanévrysme de l'aorte présente, avec l'insuffisance des valvules sigmoïdes, cette double ressemblance, peut-être pourrait-on trouver un élément de diagnostic dans les caractères graphiques de la pulsation cardiaque, ainsi que nous en avons émis Thypothèse§20/i.