‹ Physiologie Pathologique de l'ÉpiploonChapitre 11 sur 25 · SPORE · texte numérisé non relu

SPORE

injection dans le péritoine de cultures pures de stéarophora radicicola, mettent en évidence de façon très nette l'action de l'épiploon., Ce champignon qui, injecté sous la peau produit dans le tissu cellulaire des nodosités de volume variable parfois considérable et pouvant atteindre les dimensions d’un œuf de pigeon, donnedans le péritoine de pseudo-tumeurs, éveillant au premier abord l'idée d’une carcinose, Dans les figures annexées au mémoire de la Revue de Viticulture (1905) on voit très nettement la localisation de la lésion au grand épiploon ; l'une d’elles représente une très grosse tumeur siégeant sur Îe repli séreux et qui en Coupe à une épaisseur de plus d'un centimètre : l’autre montre un péritoine de lapin envahi par le parasite, il est bourré de petites

” Clui-ci est parfois zébré de lignes noires visibles à l'œil nu dans la ré- « gion des vaisseaux, des rayons médullaires et parfois même de la zône € génératrice (Tunisie) Le Mycélium se condense le plus souvent dans les { vaisseaux sous l'aspect de masses brunes mamelonnées qui remplissent € toute la lumière de ceux-ci et qui sont des sclérotes. Des sclérotes plus « petits peuvent être disséminés, çà et là, dans les cellules du tissu con- « jonctif de l'écorce, de la zône génératrice et des rayons médullaires - € dont ils occupent toute la cavité ». Sur cultures, le Mycélium constitue des plaques épaisses brunes, dont l’ensemble est formé pour les 9/10°< par des sclérotes disposés en séries radiées. Lorsque {e milieu est épuisé, les sclérotes donnent naissance : d’une part à des filaments brunâtres en buisson d’épines sur les branches duquel se détache une infinité de filaments très ténus à pointe effilée et plus ou moins incolores. Ces filaments produisent leur Spore exclusivement "dans la cellule terminale. Elles s’échappent par l'extrémité du filament, Leur forme les rapproche des Bacilles très courts avec lesquels on les a tout d'abord confondus. Leur petitesse facilite leur Progression dans les tissus. D'autre part, sur certains milieux de culture il se développe autour du filament, une sorte d’ampoule. Dans l'espace compris entre l'ampoule et le filament naissent des spores semblables à celles ci-dessus décrites.

Mangin et Viala estiment que le S. R. « constitue un groupe spécial ( représentant vraisemblablement un type primitif d’ascomycètes à as- { ques dissociés ».

TC rates

tumeurs ; l'une d'elles (en haut de la figure) mesure près. d’un centimètre, les lésions sont là encore plus confluentes sur l’épiploon,.

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L'observation clinique enfin n ous montretous les jours, la localisation sur l'épiploon de différents processus pathologiques. Prédominance des lésions inflammatoires sur l’épiploon et le péritoine pariétal dans les péritonites aiguës (hypérémie, rougeurs diffuses) ; ou arborisations ; dépoli de la séreuse.

On sait qu'au cours des péritonites chroniques même généralisées, « les lésions se rencontrent rarement au « même degré de développement dans tous les points « de la séreuse, elles prédominent en certaines régions « électives (région hépatique, épiploon,péritoine pelvien}» (Dupré et Ribierre) (1).

On connaît depuis les belles recherches de Walther (2) la fréquence avec laquelle on observe’ l’épiploïte chronique au cours des appendicites, sans adbérences de l'épiploon avec le cœcum et l’appendice. Letulle (3) en avait déjà signalé divers cas.

La tuberculose du péritoine affecte une affinité particulière pour lui l’infiltration ; fibro-caséeuse du grand épiploon se traduit cliniquement par le signe bien connu sous le nom de corde épiploique de Velpeau et Aran.

On a montré d’ailleurs qu’à la suite d'injections intrapéritonéales de produits tuberculeux,on constate de façon

(4) DoPré et Riprerre. Maladies du péritoine. In Traité Brouarde] Gilbert, 1909.

(2) Wazruer. Soc. chirurgie, 1905.

(3) Leruzce. Lésion épiploon dans l'appendicile chronique. Soc. anat:, juill. 1899.

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précoce des localisations sur l'épiploon (nodules miliaires blanc jaunâtre ou grisâtre, durs).

Les kystes hydatiques du péritoine (1) bien que pouvant siéger sur tous les points de la séreuse présentent certaines localisations favorites au nombre desquelles figurent en bonne;place le grand épiploon.Dans les formes généralisées, il se présente bourré de kystes,

Enfin sans présumer de la [nature des néoplasmes en général, nous constaterons la fréquence de leur Jocalisation épiploïque, En ce qui concerne les tumeurs malignes secondaires et bien que le siège puisse en être très variable, les épiploons et le mésentère occupent dans les statistiques la première place.

Le sarcome primitif siège de préférence à ce niveau. Bonamy (2) a recueilli seize observations de sarcomes primitifs du grand épiploon.

Ainsi donc, l'expérimentation montre Ja rapide localisation sur le repli séreux des corpsles plus divers injectés dans la cavité abdominale, la clinique atteste la fréquence de localisation sur elle de divers processus pathologiques infectieux. L'épiploon réalise un véritable groupement des éléments ; nos expériences mettent bien en lumière que ceux-ci ne sont pas disposés arbitrairement sur lui, mais groupés, les perles sont réunies les unes aux autres, forment un petit agglomérat que nous ne saurions mieux comparer qu'aux tas de billes que font les enfants en jouant,

(1) Boxamy. Du sarcome primitif du grand épiploon. Thèse Paris, juillet

(2) Devé. De lécchinococcose secondaire. Thèse Paris, 1901. L

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