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D'autre part, la présence de l’épiploon est nécessaire à ce groupement. Si on réséque préalablement le repli séreux, les corps étrangers introduits restent libres dans la cavité abdominale, Nous avons vu dans nos expériences qu'aucune des dix perles qui n'a pas été saisie par l'épiploon n'affecte d'adhérence avec une partie quelconque du reste de la séreuse. Les expériences d'Héger sont très nettes à cet égard : en l'absence d'épiploon,les corps étrangers restent disséminés à la surface des organes, chez les animaux jeunes dont l'épiploon est rudimentaire, ils ne s'enkystent pas.
Cette localisation ne saurait être le fait des corps étrangers eux-mêmes, car s’il est possible d'admettre à la rigueur une affinité particulière bien que difficile à expliquer des substances vivantes pour le repli séreux il faut renoncer à cette interprétation en présence de la Jocalisation de particules inertes. Nous avons vu déjà que Ja plupart des expériences ont été faites avec celles-ci.
On ne saurait pas plus faire intervenir les lois ordinaires de la pesanteur, l’épiploon en effet est trouvé à l’autopsie rétracté dans la plupart des observations, en un point qui d’ailleurs ne correspond en aucune façon à la partie la plus déclive de la cavité péritonéale. Bien plus Milian a bien montré que dans le cas d’injection de substances très virulentes, le repli séreux fuit loin du liquide septique. Il n'y a pas refoulement mais véritable rétraction. Enfin les divers faits qui ressortissent à son pouvoir plastique et à la part qu’il prend dans la limitation des collections et dans la réfections des canaux et des cavités, les expériences de Cornil et Carnot,
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celles de Renzi et Boeri, (encapuchonnement de la rate à pédicule lié) nous obligent à lui reconnaitre la possibilité d'effectuer dans la cavité abdominale des mouvements actifs d'une étendue parfois considérable. En ce qui concerne leS corps étrangers on lui reconnait un pouvoir de btlayage, pouvoir actif tenant à ses mouvements propres. Nous verrons plus loin l'interprétation que l’on peut en donner, nous nous bornerons ici à constater le fait : le groupement des corps étrangers et leur localisation ne résulte pas de mouvements de ces corps étrangers eux-mêmes, mais bien de ceux du repli péritonéal.
Héger a pu suivre les diverses phases de ce mouvement de balayage, par l'examen avec les rayons de Rœntgen, après injection dans le péritoine de cobayes du sous-nitrate de bismuth qui se dépose ainsi sur tous les organes. Îl a pu ainsi contrôler la réalité de ce mécanisme, et comparer les résultats fournis par son observation avec ceux que donne l'autopsie.
Ainsi donc les corps introduits dans le péritoine sont brassés, balayés par l'épiploon, il est donc susceptible de les grouper, mais ceci ne nous explique pas le pouvoir qu'il a de les retenir. Si l'humidité de la séreuse, peut faire comprendre la fixation de corps de faible poids et de volume peu considérable, elle est par contre insuffisante à grouper et à retenir des Corps aussi volumineux ei mobiles que les fragments de plomb dans les