‹ Physiologie Pathologique de l'ÉpiploonChapitre 18 sur 25 · RES · texte numérisé non relu

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de Quénu, il faisait hernie à travers une vingtaine de plaies, sur les 32 que présentait le malade.

On constate alors une tuméfaction par stase, puis très rapidement des adhérences s’établissent au pourtour de l'orifice : Parfois le repli séreux se gangrène, il se détache alors de la paroi, et laisse sur place un moignon qui finit par se cicatriser.

De même, on voit l’épiploon adhérer aux cicatrices vaginales consécutives à l’hystérectomie et chacun sait que la séreuse, tendue en corde de partet d'autre de l'abdomen, peut devenir le point de départ d'occlusions et d'étranglements intestinaux post-opératoires. La thèse de Giresse (1) contient un grand nombre de ces cas.

La réparation conjonctive de la paroi s'effectue alors de la manière suivante : l’épiploon s’accolle aux lèvres de la plaie, puis très rapidement il s'épaissit, résorbe sa graisse, on assiste à une extraordinaire prolifération de cellules et de fibres, et il forme en définitive un très gros bouchon organisé, adhérent aux lèvres de la plaie.

Son rôle plastique dans les hernies est bien connu des chirurgiens,

L'épiploon se trouve très souvent contenu dans le sac herniaire, associé parfois à une anse intestinale ou seul. Généralement il a perdu sa souplesse, il est plissé, et pourvu de graisse ; sa consistance est fibreuse, et il est

(4) GiResse. Th. Paris 1896.

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