‹ Physiologie pathologiqueChapitre 2 sur 12 · SIGNES · texte numérisé non relu

SIGNES

particuliers.

15e clivis. Sanghumain.

entre 40° et 44° */a

du 19 mai au 4 juin.

Amaigr. et diarrhée.

15e divis. Sang humain.

entre 41° et 45°

du 19 mai au 3 juin.

Amaigriss.

10e div. Sang du lapin n° 1.

entre 40° ' /2 à 44 */2

vit 4 jours.

Rien.

1 0° div. Sang du lapin n° 3.

entre 40° et 44° '/a

vit 11 jours

Diarrhée

fréquente.

8e div. Sang du lapin n° 4.

entre 40° et 43° Vs

vit 4 jours.

Diarrhée.

8e div. Sang du lapin n° 5.

entre 40° et 43° V3

vit 3 jours.

Idem.

6° div. Sang du lapin n° 6.

entre 40° et 44°

vit 4 jours.

Rien.

5e div. Sang du lapin n° 7.

entre 40° et 43° Va

vit 3 jours.

Amaigriss.

4e div. Sang du lapin n° 8.

entre 41° et 44°

vit 2 jours.

Rien.

3° div. Sang du lapin n° 9.

[ entre 40° et 48°

vit 2 jours.

Rien.

2e div. Sang du lapin n° 10.

! entre 40° et 43°. Va !

vit 2 jours.

Rien.

2e div. Sang du lapin n° 11.

| entre 40° et 44°

vit 36 heur.

Rien.

2e div. Sang du lapin n° 1 2.

| entre 40° et 44°

vit 32 heur.

Rien.

2e div. Sang du lapin n° 13.

| entre 40° et 44°

vit 24 heur.

Rien.

2e div. Sang du lap. n° 14 vivant.

! entre 40° et 44° V»

vit 18 heur.

Rien.

A partir de ce moment, nous faisons nos inoculations jusqu’au total de 62 pour obtenir nos résultats chimiques et spectroscopiques, faire les analyses des gaz du sang et établir nos tubes de Pasteur. Toutes ces expériences successives nous ont fait sacrifier nos animaux depuis le n° IG jusqu’au n° 62.

En jetant un coup d’œil sur le tableau sus-mentionné, il est facile de s’assurer :

1° Que le sang humain, infecté de scarlatine, produit la mort ;

2° Qu’il en est de même du sang de lapin infecté à son tour et inoculé à d’autres;

3° Que le passage des éléments septiques à travers plusieurs organismes, même quand on diminue successivement les doses d’inoculation, augmente beaucoup l’activité de l’élément toxique.

Ne sont pas compris dans le total de 62 quatre lapins qui n’ont pas succombé à l’injection de sang scarlatineux. Ces quatre animaux se sont rétablis et ont pu servir à des expériences d’un autre ordre. Quelque temps après l’inoculation, ces animaux ont été pris de fièvre ; leur température s’est progressivement élevée jusque vers 45° à notre thermomètre (toujours le même); ils ont considérablement maigri, et deux d’entre eux ont présenté des phénomènes de diarrhée. Le summum de la température a été atteint vers le douzième jour; à partir de ce moment, elle a successiment baissé, l’appétit est revenu , et l’on peut dire que vers le quatrième septénaire ils étaient revenus à un parfait état de santé.

ANATOMIE PATHOLOLOGIQUE.

(Se rapportant aux lapins morts après l’inoculation de sang scarlatineux.)

L’examen du sang démontre une augmentation assez notable des globules blancs (environ 10 sur 1oO). On constate

aussi une grande quantité de globulins. A l’aide de l’éclairage à l’huile de pétrole, avec la lentille à immersion et un grossissement de 950 diamètres, on distingue dans le liquide sanguin, tout aussi bien entre les globules que dans le sérum proprement dit, des points mobiles et de petits bâtonnets se -mouvant dans leur entier dans le sens bi-latéral.

Le sang a toujours été étudié sans addition d’eau , môme d’eau distillée surchauffée. Il va sans dire que toutes les précautions indiquées dans notre mémoire de 1866 ont été prises.

Les globules rouges ne s’empilent pas comme dans les sangs normaux, mais se collent ensemble de manière à former des espèces de mares d’un teint jaune rougeâtre, dans lesquelles les contours des globules ne sont plus visibles (véritable fusion). Les globules que l’on voit isolés sont presque tous irréguliers à bord frangé. Quelques-uns ont conservé leur forme normale.

Les points mobiles mesurent de une à deux divisions de notre micromètre ; or, avec un instrument de 950 diamètres de grossissement, une division du micromètre indique 1/600 de millimètre, soit en décimales 0,0016. Les bâtonnets mesuraient de trois à quatre divisions.

Nous devons encore signaler sur le champ du microscope des amas de fibrine fibrillairc ou ponctuée.

Les poumons présentaient, en général, quelque peu d’emphysème et des marbrures qui ne se voient pas chez des lapins que l’on lue. Ces taches rouges indiquent un certain degré d’hypérémie, car le microscope ne révèle pas la moindre trace d’inflammation.

Le sang des poumons a les mêmes caractères que ceux que nous avons signalés plus haut; il en est de môme de celui du cœur.

Le foie et la rate sont fortement hyperémies , les cellules hépatiques très-granuleuses, mais elles ont des noyaux distincts.

Les reins mollirent un bel épithélium sans dégénérescence graisseuse apparente.

Rien à signaler du côté du système nerveux.

Pendant la vie, le sang, examiné au microscope, présentait toujours plus ou moins les caractères que nous venons de signaler pour les sangs morts. Le sang qui servait à ces analyses a toujours été pris de la même façon, c’est-à-dire dans les veinules de l’oreille.

Analyse chimique du sang scarlatineux.

Ces analyses ont toujours été faites parM. Schlagdenhauffen, professeur à l’École de pharmacie. Le procédé employé par ce savant chimiste est le suivant: le sang mis en contact avec trois fois son volume d’alcool à 90° C. est agité à diverses reprises ; la masse est filtrée sur toile et exprimée dans un nouet. La solution alcoolique est ensuite passée sur un filtre de papier et évaporée à siccité au bain-marie.

Le résidu est repris par l’alcool bouillant ; sa partie soluble dans ce véhicule est évaporée à son tour au bain-marie. Enfin, le produit de cette évaporation, repris par l’eau, sert à déterminer à la fois le glycose et l’urée. Le glycose, d’une part, ne gêne pas la détermination de l’urée au moyen de la méthode de Liebig; d’autre part, on peut déceler le glycose par la méthode de Fromherz sans que l’urée contenue dans les solutions change la nature des résultats.

Quand on a suivi ce mode d’investigation, le sang de lapins morts à la suite d’inoculation de sang scarlatineux a donné les résultats suivants :

Urée 0,082 °/n

Glycose O

2° Le sang- de lapins malades tués à la température de 44°, 5 donne :

Urée 0,040 °/0

Glycose traces notables.

3° Le sang de lapins tués à la dernière période , c’est-àdire quand la température baisse rapidement, ce qui indique une mort certaine et prompte :

Urée 0,064 °/°

Glycose traces imperceptibles.

Si nous comparons les analyses de sang normal, qui nous ont donné dans notre mémoire de 1866 pour résultats :

Urée 0,06 °/0

Glycose 0,04 °/0

nous voyons que l’urée augmente dans les sangs malades jusqu’au moment de la mort , et que le glycose diminue successivement et finit par disparaître quand l’urée a atteint son maximum.

S fi.

Analyse des gaz du sang.

Avec les altérations profondes du sang , que nous ont révélées le microscope et les analyses chimiques du sang, nous avons cru utile de rechercher également l’état des gaz contenus dans le liquide nourricier pendant la santé et dans le décours de la maladie. Nous n’avons pas hésité à appliquer le mode de recherches des gaz du sang exposé par M. Claude Bernard dans ses leçons sur les liquides de l’organisme.

Comme nous l’avons donné dans notre mémoire de 1866, nous nous bornerons aujourd’hui à l’exposition de nos résultats et à rappeler que nous absorbons l’acide carbonique de

nos tubes renfermant une quantité donnée de sang et d’oxyde de carbone avec une solution de KO caustique, l’oxygène à l’aide d’une solution concentrée au maximum d’acide pyrogallique. De cette manière , nous avons obtenu la quantité d’O et de CO* contenue dans le gaz oxyde de carbone, qui avait préalablement déplacé l’O et le CO* contenus dans le sang à analyser.

Nous avons ramené, par le calcul, les résultats de nos opérations à 100 centimètres cubes de sang.

Nous allons donner ces calculs sous forme de tableaux, en commençant par le sang à l’état normal.

Tableau des opérations de recherche des gaz du sang k l’état normal chez le lapin.

QUANTITÉ DE SANG et

d’oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l’acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 centim. cubes de sang.

Sang 13.00

Oxyde de carb. 22.10

mifj at'téviel noi'it

Mélange gaz. . 20.00 Après KO . . . 19.45 Après Py. . . . 17.00

al.

Oxygène . . . 20.67 Acide carb. . 4.61

Sang 13.75

Oxyde de carb. 23. S0

Mélange gaz. . 20.70 Après KO . . . 20.40 Après Py . . . 18.30

Oxygène . . . 17.51 Acide carb. . 2.47

Sang 13.60

Oxyde de carb. 23.60

Mélange .... 20.20 Après KO . . . 19.55 Après Py . . . 17.35

Oxygène . . . 18.89 Acide carb. . 5.51

Sang 15.50

Oxyde de carb. 24.30

Mélange .... 20.80 Après KO . . . 20.50 Après Py . . . 17.90

Oxygène . . . 19.54 Acide carb. . 2.25

Les moyennes d’oxygène et d’acide carbonique pour 100 centimètres cubes do sang artériel normal sont donc:

Oxygène 19.15

Acide carbonique . . . 3.71

QUANTITÉ DE SANG et

d’oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l’acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 centim. cubes de sang.

Sang 15.50

Oxyde de carb. 25.00

•iatifl reineitj? noi'i i

Mélange .... 21.40 Après KO . . . 21.00 Après Py . . . 19.60

al»

Oxygène . . . 10.51 Acide carb. . 2.97

Sang 16.75

Oxyde de carb. 24.30

Mélange . . . . 21.20 Après KO . . . 20.60 Après Py . . . 18.85

Oxygène . . . 12.00 Acide carb. . 4.06

Sang 14.75

Oxyde de carb. 21.40

Mélange .... 20.80 Après KO . . . 20.00 Après Py . . . 18.50

Oxygène . . . 10.44 Acide carb. . 5.50

Sang 14.00

Oxyde de carb. 24.30

Mélange . . . . 21.50 Après KO . . . 21.00 Après Py . . . 19.80

Oxygène . . . 9.65 Acide carb. . 4.00

Sang 15.33

Oxyde de carb. 24.80

Mélange .... 24.00 Après KO . . . 23.60 Après Py . . . 21.60

Oxygène . . . 13.37 Acide carb. . 2.67

Les moyennes d’oxygène et d’acide carbonique pour 100 centimètres cubes de sang veineux normal sont donc:

Oxygène 11.19

Acide carbonique . . . 3.94

QUANTITÉ DE SANG et

d’oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l’acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 oentim. cubes de sang.

3° Sa

Sang 15.25

Oxyde de carb. 23.40

nff de lapin» tains

Mélange .... 20.05 Après Py . . . 18.90

tué».

Oxygène . . . 12.36 Acide carb. . 7.86

Sang 12.60

Oxyde de carb. 22.90

Mélange .... 18.90 Après KO . . . 17.40 Après Py . . . 15.80

Oxygène . . . 19.04 Acide carb. . 11.60

Les moyennes d’oxygène et d’acide carbonique pour 100 centimètres cubes de sang normal d’animaux tués sont:

Oxygène 15.70

Acide carbonique . . . 9.73

QUANTITÉ DE SANG et

d'oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITÉ eu centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l'acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 cent, cubes de sang.

Sauf/ nrférirf de lapiu* i

1° Sang artériel .... 17.80 Oxyde de carbone . 24.45

Hoenlé » de *r«uf/ ifrtri

Avant KO et Py . 18.65

Après KO 17.35

Après Py 15.00

titine

2° Sang artériel .... 18.45 Oxyde de carbone . 24.45

Avant KO et Py . 15.60

Après KO 14.30

Après Py 12.50

3° Sang artériel .... 15.10 Oxyde de carbone . 18.90

Avant KO et Py . 14.55

Après KO 13.50

Après Py 11.20

4° Sang artériel .... 17.50 Oxyde de carbone . 24.10

Avant KO et Py . 16.95

Après KO 15.80

Après Py 13.85

5° Sang artériel .... 16.25 Oxyde de carbone. 23.85

Avant KO et Py . 16.00

Après KO 15.00

Après Py 13.50

6° Sang artériel .... 18.48 Oxyde de carbone . 22.17

Avant KO et Py . 17.65

Après KO 16.60

Après Py 14.80

7° Sang artériel .... 18.10 Oxyde de carbone . 23.75

Les moyennes d’O et de. C sang artériel

CoB

Avant KO et Py . 17.70

Après KO 16.10

Après Py 14.25

G2 pour 100 centimètres malade sont donc :

cubes de

QUANTITÉ DE SANG et

d’oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITÉ en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l'acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 cent, cubes de sang.

Sany veine

1° Sang veineux .... 12.55 Oxyde de carbone . 14.65

u.f (Scnt'ItilincJ.

Avant KO et Py . 11.18

Après KO 10.20

Après Py 8.95

2° Sang veineux. . . . 16.20 Oxyde de carbone . 22.80

Avant KO et Py . 12.50

Après KO 11.60

Après Py 10.30

3° Sang veineux .... 12.05 Oxyde de carbone . 16.95

Avant KO et Py . 14.20

Après KO 13.30

Après Py 11.90

4° Sang veineux .... 18.60 Oxyde de carbone . 23.40

Ayant KO et Py . 12.80

Après KO 11.50

Après Py 10.00

5° Sang veineux .... 20.00 Oxyde de carbone . 25.00

Avant KO et Py . 11.50

Après KO 10.30

Après Py 9.00

6° Sang veineux .... 14.00 Oxyde de carbone . 20.00

Les moyennes d’oxygène et timètres cubes de sanj O .

Avant KO et Py . 14.30

Après KO 13.25

Après Py 11.75

d’acide carbonique pou 5 veineux malade sont . . . . 14.12 . . . . 10.69

r 100 cenlonc :

QUANTITE UE SANG et

d'oxyde de carbone en centimètres cubes.

QUANTITE en centimètres cubes du mélange gazeux avant et après le contact de la potasse et de l'acide pyrogallique.

GAZ

pour 100 cent cubes de sang.

Son;/ de lapins lacs à lit det'nière période delà maladif'

1° Sang 12.55

Oxyde de carbone . 16.90

Mélange gazeux . 14.30

Après KO 13.40

Après Py 11.95

2o Sang 12.50

Oxyde de carbone . 14.00

Mélange gazeux . 11.20

Après Py 8.90

Les moyennes d’O et de CO2 pour 100 centimètres cubes de sang pris sur des lapins malades et tués à la dernière période sont donc :

Sattfj de lapins scarlalineuje qu'on a laissé tnottviv de

maladies

1° Sang 8.90

Oxyde de carbone . 16.15

Mélange gazeUx . 14.40

Après KO 13.00

Après Py 11.90

2° Sang ......... 8.65

Oxyde de carbone. 17.25

Mélange gazeux . 16.95

Après Py 13.50

Les moyennes d’O et de CO2 pour 100 centimètres cubes de sang pris sur des lapins morts de maladie sont donc:

Si nous jetons un coup d’œil général sur tous les tableaux que nous venons de faire passer sous les yeux du lecteur, nous pouvons les résumer de la manière suivante :

1. — 1° Dans le sang normal, les moyennes d’O et de GO2 pour 100 centimètres cubes de sang artériel sont :

°. . . 19.15 / Rapport d^0 à COî = 15.44.

CO2. . 3.71 Sang veineux normal :

3Ü Sang dejapins sains tués :

Rapport d’O à CO2 = 7.25.

Rapport d’O à CO2 = 5.97.

11. — 1° Pour sang artériel de lapins scarlatineux aux maximum de température, nous trouvons:

CO2 9 53 RaPPorl 0 à = 5.80.

2° Pour sang veineux malade :

CO2 10 69 RapPort ll ° à C°2 = 3-*3-

3° Sang de lapins tués à la dernière période :

CO2 9 50 i RaPporl tR0 à C°2 = 3.90.

4° Sang de lapins morts de maladie :

CO2. . 17.60 j

Rapport d'O à CO2 = —4.65.

De ce tableau résulte que, dans le sang malade, les rapports de l’O à CO2 sont de beaucoup inférieurs aux rapports de ces deux gaz pris dans le sang à l’état normal. D’une manière générale, on peut dire que l’O diminue de plus en plus dans le sang malade, et que le CO'2 augmente en progressions croissantes jusqu’à dépasser à la mort le chiffre de l’oxygène.

En nombres , les données que nous venons d’énoncer s’expriment :

Pour les sangs normaux, parles chiffres 15.44, 7.25, 5.97.

Pour les sangs malades, par les chiffres 5.80, 3.43, 3.90 cl — 4.G5.

Absolument parlant, l’oxygène est en moindre quantité dans le sang malade; l’acide carbonique en quantité bien plus considérable.

Nous avons démontré, parles analyses chimiques citées plus haut, que les combustions augmentent dans le sang malade; car les chiffres de l’urée et du glycose sont de la première période à la dernière :

Urée = 0,040% — 0,064 °/0 — 0,82%.

Glycose — traces notables % — traces imperceptibles % et 0 %.

Ce qui est frappant quand on examine relativement les gaz du sang normal artériel et veineux avec les quantités normales d’urée et de glycose, on ne peut comprendre que des différences de quantités en somme minime d’urée et de glycose dans le sang normal et le sang malade répondent à des modifications chiffrées si considérables de l’O et de CO2 dans le

sang normal el le sang malade. En d’aulres lermes , il n’esl pas possible que les combustions, dont l’augmentation de l’urée et la disparition du sucre sont le résultat, soient en rapport avec des quantités de CO2 aussi considérables que celles que l’on trouve dans les sangs malades des différentes périodes.

Il nous paraît donc infiniment probable qu’il y a, pour expliquer la diminution de l’oxygène et l’augmentation de CO2, une autre cause que la combustion, qui a pour terme l’augmentation de l’urée et la diminution du glycose. Cette autre cause est probablement une fermentation interne, dont les bactéries et bactéridies sont la caractéristique la plus complète, qu’elles en soient du reste la cause ou l’effet. Nos éludes ne nous permettent pas de juger cette dernière question : nous laisserons à l’histoire naturelle et à la chimie le soin de la déterminer.

Page 1