POIDS FINAL
PBRTB
de poids
DURic
de la survie.
II Terrier
III Caniche
IV Bull
V Mâtin
VI Chienne terrier . • . .
Vil Terrier
VIII Chienne buU
IX Terrier
X Bull
MOYENNE
CHIENS Tiurris par des procédés ditirb.
XI Terrier 8.i 7.0 i4 60
XII Caniche 10.2 7.8 21 28
XIII Mâtin 10.0 6.8 32 54
XIV Griffon 8.0 7.0 12 15
XV Roquet 7.0 5.1 27 17
XVI Terrier 10.0 6.8 32 27
XVII Terrier 8.1 5.4 33 33
XVIII Terrier 8.3 7.0 16 14
XIX Griffon 9.4 7.8 17 30
XX Chienne caniche. ... 4.0 3.5 13 23
XXI Caniche 15.7 10.4 34 26
XXII Griffon 1 15.4 15.6 0* 54
XXIII Griffon» 18.6 13.5 27 28
MOYENNE. . . 22 32
Il ressort de là, avec une assez grande netteté, que les traitements que nous avons employés n'ont exercé aucune influence appréciable sur la marche de la maladie tuberculeuse.
Dans certains cas, par exemple pour les chiens XI et XIII, nous avons probablement quelque peu retardé la marche de la tuberculose; mais, d'un autre côté, nous en avons peut-être hâté révolution, par exemple pour les chiens XIY et XVlII.
En tout état de cause, cela nous permet de comparer les chiens témoins et les chiens traités, et nous avons finalement sur 23 expériences :
PERTE MOY. SOKVIB 8CRVIB MOTKKNB.
do poi<ls i>. 100. maximum minimum de survie.
Pour les chiens vaccinés, éliminons d'abord les deux chiens à Talimentation tuberculeuse; puis les deux chiens qui, après inoculation de tuberculose humaine, sont morts des suites de la tuberculisation aviaire (expér. du 10 mars).
1 . Ct* sont les deux chien:* ayant sahi au préalable Talimontation tuberruleus'*.
2. Crite augmentation «le poids n'est qu'apparente, car il présentait de Tascite.
Il nou» restera neuf chiens vaccinés qui ont tous survécu. L'un d'eux seulement a été sacrifié au t3o*^ joai% et il était en bonne santé. Un autre a vécu six mois et est bien portant. Les sept autres sont encore vivants*.
Il nous semble donc ijut^ le fait de la vaccination contre la tuberculose humaine par la tuberculose aviaire est ddlinilivement établi.
Ganclusions*
t Ni nous permettra de dégager, si possible, quel(iues-unes des conclusions de ces expériences.
Les faits exposés plus haut prouvent avant tout que la vaccination contre la tuberculose est possible.
Il est vrai qu'il s'agit du chien, c'est-à-dire d'un animal relativement rebelle à F infection tuberculeuse, et devenant rarement tuberculeux spontanément, par contagion accidentelle. Mais, d'un autre cùté, il est très sensible à Tinfection expérimentale, et celte iufectîon expérimentale est vraiment terrible par rapport aux infections accidentelles; on fait entrer brusquement dans le sang des milliards de microbes vivants, et il faut une vaccination bien vigoureuse et efficace pour que ces milliards de microbes ne pniss^uit poursuivre leur évolution comme sur un animal non vacciné.
Cela nous autorise donc à concevoir quelques espérances, puisque jamais, dans les conditions même les plus défavorables de rinfcction tuberculeuse accidentelle, il n'y a d'infeetion aussi brusque, aussi totale, aussi irrémédiable, aussi viruteTite, que dans Tinfection aiguë expérimentale.
Que notre vaccin ait été souvent infectieux, cela est certain; maiîs, en employant des doses plus faibles, on des microbes non modifiés par des passages successifs on bouillon liquide, nous arriverons sans doute à trouver des
1, Voir, puur le i*on iiUcrieur de ces cliienîi, la noie de* lu jmye ^46,
microbes aviaires complëtemenl inoiïensifs pour le chien. Peut-(^tre alors deux vaccinations , la première faible , la seconde plus forte, seront-elles nécessaires. Mais il nous a semblé qu'une seule vaccination était suffisante, et qu'elle était déjà efficace, même si l'inoculation virulente consécutive était faite après le court délai de vingt jours.
Nous ne voyons pas encore nettement comment ce fait de la vaccination antituberculeuse, si évident pour le chien, pourra être appliqué à l'homme. Mais, en pareille matière, le physiologiste ne doit pas se préoccuper des applications. C'est au médecin qu'il appartient de les chercher en profitant des données expérimentales.
Il nous paratt que le défaut d'une conclusion thérapeutique n'enlève rien à notre expérience, et que cette vaccination contre la tuberculose, même si on ne peut aujourd'hui l'appliquer qu'à une seule espèce animale, est un fait assez important en lui-même pour qu'on ne le juge pas d'après l'absence de toute application médicale immédiate.
A la suite de nos premières expériences, nous avons été amenés, M. Richet et moi, à proposer les injections sous-cutanées de sérum de sang de chien [hémocyne) pour le traitement de la tuberculose chest l'homme.
Gomme on le verra par les observations qui vont être rapportées, la valeur thérapeutique de ces injections a été, dans certains cas, fort netle et très bienfaisante; mais leur action a paru se limiter à l'état général des malades, et ne pas atteindre la cause de la maladie qui, finalement, reprenait son cours, après un temps d'arrêt plus ou moios long.
Dans lo temps même que ces premiers essais tliérapeutiques se poursuivaient, nous apprenions, des expériences que nous poursuivions d'autre part, la raison de ces résultats imparfaits. Ces expériences, en effets nous montraient ;
LE SÉRUM Di; CHIEN.
1'^ Que le chien n'est pas complètement r^Jfractaire à la tuberculose aviaire;
2« Qu'il est tr^s sensible à la tuberculose humaine;
3** Qu'il est indi<|ué, en conséquence, d'employer do sérum d^aniniaux réfractaires à la tuberculose liumaitie.
On a vu plus haut comment nous étions arrivés, à Taîde ide la tuberculose aviaire, à vacciner des chiens contre la tuber* cul ose humaine*
C'élftit donc le sérum du sang de ces chiens vaccinés qu'il fallait employer.
Malheureusement le nombre de ces chiens a été jusqu'à présent bien restreint, et la nécess^ilé de les faire servir à nos expériences, qui ne sont pa& encore terminées, nous a jusqu'à ce jour empêchés d'entreprendre do nouveaux essais thérapeutiques chez rhomme.
IVous Cerons remarquer toutefois qu*un malade, dont on trouvera Tobservation plus loin sous le numéro XVIII, a, dès le mois de mars 1891, reçu en injections du sérum d'un chien qui avait été préalablement inoculé avec de la tuberculose aviaire. Nous savons maintenant que ce chien était précisément immunisé, par ce procédé, contre la tuberculose humaine. Or ce malade peut ^tre considéré aujourd'hui comme guéri (octobre 1894), Depuis sa sortie de l'hôpital, en 1891, il a reçu, à deux reprises, en 1892 et en 1893* quelques nouvelles injections (une douzaine environ) de sérum d'animaux vaccinés» et malgré rinlluence d'atteintes très sévères de grippes intercurrentes, il est aujourd'hui dans un état satisfaisant, exerçant son métier, fort pénible, dans une atmosphère de poussières métalliques. Sa poitrine ne présente plus que des signes d'induration au niveau des anciennes lésions, et la maladie peut être considérée, sinon comme complètement guérie, au moins comme parfaitement enrayée.
Quoi qu'il en soit, ce malade est le premier tuberculeux qui ait été traité par le sérum d'animaux vaccinés contre la tuberculose, et le résultat de ce traitement a été très satisfaisant.
zm
L UÉRÎCOURT.
Nous croyons devoir attirer l'altention sur cette observation, puisque Tidée de traiter les phtisiques par le sérum des chiens vaccinés a été, [mstérieorenient à nos expériences, et aussi à ce premier essai de thérapeutique» inventé à nouveau
par divers auteurs \
C'est lors du Deuxième Congrès pour rf^hidr de la Tftherruiôse^ que nous avons fait connaître les résultats thérapeutiques que nous avions obtenus, avec plusieurs de nos confrères, par les injections sous-cutanées de sérum normal de sang de chien dans le traitement de !a tuberculose pulmonaire et de quelques autres maladies ^
Quelques mois plus tard, Icsobservalions, dontnousavions alors donné un résumé, ont été complétées, et elles n*ontmalheureusement pas modifié la conclusion générale que nous en avions tirée dès cette époque. Cette conclusion était, en effet, celle-ci : que, contrairement à notre attente, le sérum de sang de chien ne paraissait pas avoir dViction microbicide et proprement curative dans la tuberculose pulmonaire, mais qu'il se comportait cependant, toutes les fois que Forganisme malade n'avait pas absolument épuisé ses ressources, comme un tonique et un reconstituant précieux.
Les observations communiquées par quelques autres médecins devant la même assemblée, notamment par M. le professeur Semmola [de Naples), par M. le docteur Vidal (d*Hyères), étaient d'ailleurs venues confirmer celles que MM- les docteurs Bekbti a, Clado, Feula ru, de Laborik, Lan- GLOis, Saint-Hilaiîie, Tacuaud, Weulipt et nous-même avions faites» et il était manifestement acquis que, chez les tuberculeux des P' et 2'' degrés, dont la nutrition était profondément atteinte, dont Tappétit était nul, les digestions plus que précaires, Tétat de faiblesse alarmant, les injections de sérum,
t. On a même eu l'impudence de mettre dans lo commerci^ du prétendu sérom de chleiiis vacctnés contre la tuberculose, l**qurl iiVst autre chose, ainsi fiue nousîiVH^ua pu ncMisrn assurer, qu*une solution de cldurure de sodium.