ComniunicaLiou faîte danïi la séance du 28 juillet
très rapidemenl, faisaioul apparallfe un uppélit parfois surprenant, une capatiile digestîve en rapport avec cnt appétil, el <|uo bituitôl on voyait, comme conséquence naturelle de ce couf* de fouet donné à la nutrition, le poids augmenter, les forces se relever, et, dans quelques cas, un véritable retour à la vie se produire*.
Toutefois, malgré cette remarquable amélioration de Tétat général, les signes des lésions locales ne paraissaient pas se modifier sensiblement. Parfois (expectoration diminuait d'abondance, et montrait une tendance, do purulente qu'elle était, à devenir muqueuse; mais bientôt cette heureuse modiiication faisait place au retour de Fétat anti^rieur» puis, après un^ deux ou trois mois au plus, Faction bienfaisante du sérum sur la nutrition et la capacité di^^estive paraissait épuisée; les lésions locales continuaient leur fatale évolution; et finalement la plupart des malados n ont paru tirer» de noire médication, que le bénéfice d'une prolongation dia Texistence de quelques mois.
Cela, assurémenl, est peu, et cela cependant aest pas sans importance.
Si, en effet, au lieu d'envisag^er la question de la cure de la phtisie, nous nous bornons à étudier les effets des înjec-
1. Nous répéterons ici que ces injocUon» n'ont jamnis été suivies du moindre ticcident local, et que le seul înconvénient c|yî en e«C {{tielquefoi^ rcfsultt^ a été b production d'uue urùcaire plus ou moins g-énèraUsi^e, parloir apyrctique, parfois fébrile.
Celte urticaire n^iipparnisniiit le plus souvepi qu'après un graod nombre dinjeclions, — quinze, vingL ou pin» — el semblait alor» résulti^r d'un<* sorte de saturation de l'organisme; dan* d'autres cas, Hle se montmit dès liîs premières iujertïotis, pour nt? plu» reparaître par la suite.
Rarement nmm avoms injecté à la fois plu^ de î k 2 ce, dû STuni, recueilli àsi^ptiqueinent snivant le prof:<'Mlé que M* RirnsT et in<ji avons décrit dans uï^e communication laite à la Société de biologie b 18 janvier 481*1.
Cea injections étaient faite» toui les doux ou trois jours, dans le tissu cellu» lairc sous-cuUnê de la région dorso^r^cUidienne ou trochaiitôrienne, on simplement à Tavant-braK.
La région injeclée devenait parfois un peu doulourt!iise dans lea quelques bourcs qui suivaient l'opération, mai» cotte douleur ne persistait que très rarement au delà de vingt-quatre Itetirea.
J. HÉRICOIIRT.
lions de sérum sur la uutrîlion, nous nous Irouvons en présence d'une action manifosie, et dont les effets se sont produits dans des conditions où tous les autres médicaments avaient échoue, alors que vraiment la lliérapeutique classique était r<5doite à rimpoissance. Quelques observations sont, à ce point de vue» absolument probantes, et nous devons les faire connaître'.
Observation I (personnelle).
Le iiy avril 1801, nous voyons pour ta première fuis M""* P,.. — C'est une jeune femme de fi* ans chex qui la tiiberculoBe a commencé à évoluer k îa suile d'une grippe contiaclée pendant IV'pidémie de 18^,
Lors de noire premier exanieo, nous constatons rexistencê d'une inlilhation massive du sommet fçauelie, avec commencement tl«' raraollissemenl; fièvre, état de faiblesse extrême. Depuis plus d'un mois. Test^^mar ne peut tolérer ni médicaments, ni aliments, et les vomissements sont presque incessants, se produisant jusquVrvin^'t foi? par jour.
Sueurs nocturnes copieuses, toux <|uinteuse et fréquente» expectoration abondante, avec de Irt-s nombreuï bacilles. Poids : 66 kilos.
F>ès les premières injections de sérum» qui sont réguïièrement données tous les deux jours k la dose de 1 ce, une amélioration considérable se produit. Les vomissements cessent presque immédiatement et bientôt sV'lablit un appétit énorme, voraee, qui étonne la nialadt-, qui n'avait jamais tant niante, même lorsqu'elle était en parfaite santé; puis les sueurs disparaissent, la toux se calme, la fièvre ne reparaît plus. La malade, qui pouvait à peine se lenir debout au commencement du traitement^ fait, quinze jours après, une promenade de douze kilomètres sans fatigue (le 2 mai).
Le 2*> mai, le poids est de 67»^",7o0.
A ce moraent, je constate au sommet gaucbe rexistence d*utîe cavernule, mais celïc-ci est presque sèche et ce n'est que par intermittences qu'on perçoit quelques rAles humides et quelques sibilances.
Cette amélioration inespérée et considérable n'a pas duré plus de trois mois. Dans le ^ours du mois d'août» la malade» qui était à la campii^^ne, fut re]»risfi d'une poussée aiguë de sa maladie à la suite d*un refroidissement prolongé, ayant été surprise par une averse diluvienne au milieu d'un bois; et un envahissement rapide du reste du poumon malade et du sommet du poumon droit se produisit, que rien ne put dés lors modérer. M^" P».. mourut le -20 décembre.
l. Nous ne donnerons ici <|u« quelques noies tr«s succinctes, les obierva^ ûon» plus déiaittéci a>£int été déjà publiées dans les comptes rendus du deuiième Congrès pour CèttttU de ia tuberculose.
Observation II (D' Langlois).
M. V..., âgé de 37 ans, malade depais le mois de février 1890, est vu pour la première fois en décembre par M. Langlois. Â ce moment, il présente des signes cavitaires sous la clavicule gauche,* et des signes de ramollissement au début sous la clavicule droite. Il est très amaigri, très oppressé, transpire la nuit; tous les soirs, mouvement de lièvre. Il expectore abondamment. Comme alimentation, M. V... ne peut tolérer qu'un peu de poudre de viande. Le poids est de 72 kilos.
Du 16 décembre 1890 au 24 janvier 1891, on fait régulièrement des injections de sérum. A cette dernière date, le poids est de 73 kilos; l'appétit est vigoureux, les forces sont revenues, l'oppression a grandement diminué; la caverne du sommet gauche est sèche et, au sommet droit, on ne constate plus que quelques craquements. L'expectoration, de purulente, est devenue rare, muqueuse et aérée.
En avril se produit un pneumothorax à gauche, et le malade succombe deux mois après. Cependant, Jusqu'à cette époque, l'état général s'était maintenu satisfaisant, et l'appétit avait persisté.
Observation III (D' Saint-Hilaire).
Un journalier, âgé de 52 ans, pris pour la première fois d'hémoptysie en 1890, et de plus en plus malade depuis cette époque, est vu par M. Saint-Hilairo en juillet 1890et reconnu atteint d'une tuberculose pulmonaire et laryngée contre laquelle on épuise inutilement toutes les médications habituelles.
Le 7 janvier, au moment où l'on se décide à lui faire des injections de sérum, les deux sommets des poumons paraissent pris et, du côté gauche, il y a un commencement de ramollissement. Du côté du larynx, on constate que l'épiglotte est immobile, très épaissie, recouverte de points saillants et de petites ulcérations superflcielles. Elle cache le larynx dont on ne peut voir que la région, ary^énoïdienne, qui est le siège d'un gonflement gélatineux, surtout prononcé à gauche. Nombreux bacilles dans les crachats, qui sont abondants. L'oppression est considérable, et le malade, ne peut dormir sans prendre de choral. L'appétit est nul et les vomissements sont fréquents. Le malade ne peut déglutir sans toucher préalablement son larynx avec une solution de cocaïne, ce qu'il fait couramment depuis quatre mois. Poids : 54 kilos.
Du 7 au 28 janvier, six injections de 2 ce. de sérum sont faites à ce malade, après lesquelles la déglutition normale peut s'effectuer, l'appétit revient, l'oppression disparaît, et le poids monte à 56 kilos. Loca» lement, on constate que l'épiglotte a beaucoup diminué de volume, qu*elle s'est mobilisée et qu'elle permet, en se relevant, de voir le larynx en entier, dont les ulcérations sont cicatrisées.
zu
1 HIÎRICOUBT-
ÛBîiEnVATtON iV
(Prise par M- Beretta dans le service de M. U professeur Verneuil).
Dana celte observation, il s'agit d'un malade que beaucoap de médecins ont vu à I*Hôlel-Dteu, dans le service de M. Verneiiil,
Agé iie 24 aiis^ mais en paraissant bien plubU 15^ et ayant subi l'empyème pour une pleurésie hibercub^use, portenr d*nne fistule pleurale qui continuait à suppurer obondammenl, ce jeune homme était arrivé au dernier terme de la cachexie. D*apparence squelettifonne, couché en chien de fusil dans sou lit qu'il ne puuvatl plus quitter, vomissant tout ce qu'il prenait, il paiai^^sait n'avoir plus que quelques jours à vivre.
Lt^ 24 janvier Î89L après une leçon faite par M. Verneuil sur la légitimité de la médication nouvelle à laquelle on allait soumettre le malade, celni-ci reçut, dans l'amphitliéàtrei une première injection souscutanée de sérum, el dès lors tous les deux jours, jusqu'à la lîn de mai, on recommença régulièrement t*opé ration.
L'eiïet produit par les premières injections fut véritablement merveilleux. Rapidement, les vomissements cessèrent, Tappétit revint, et avec lui les forces. Le malade put enfin sortir de son lit, et bientôt on le vit courir dans le service, dont il s'amusait à étonner, par son agilite'i le» malades qui l'avaient vu mourant. C'était, en effet, une véritable résurrection»
Cette amélioration, malheureusement, ne fut pas déOnitive. Vers la fin du mois de mai, Teffet du sérum, qui avait assurément été aussi incontestable que remarquable, parut s'épuiser; l'état antérieur revint progressivement, et le malade mourut à la fin du mois de juin.
Observahon V (D^ Wehlin, de Clamart).
Une jeune ûUe, B, N...» âgée de 17 ans, était depuis cinq mois à rhôpital de Clamart, pour un alicès froid de la région inguinale. Au mois de février 1891, cet abcès était à peu près cicatrisé, mais la ma* lade était dans un état de cachexie très accentué,
A ia partie supérieure des cuisses et sur le sacrum, de vastes eschares s'étaient produites^ et la malade, couchée en chien de fusil, tes genoux touchant rabdomen, les talons contre les fesses» ne pouvait faire aucun niouvemenl; les genoux paraissaient complètement ankylosés. L'appétit était nul. et ralimentalion uf* se faisait que grâce à de petites quantités de lait que Testomac pouvait tolérer.
Cet état allant s' aggravant chaque jour, et la fin de la malade paraissant prochaine, on décida, au commencement d'avril, de lui faire des injeutiona de sérum. L'effet en fut de^ plus remarquables.
Dès les premières injections, les plaies se cicatrisèrent comme à vue d'œil et, après quinze jours, elles étaient totalement guéries; bientôt la malade, qui depuis six mois n'avait pas quitté son lit, demandait à se lever et passait bientôt quelques heures dans un fauteuil.
Au commencement du mois de mai, la malade mangeait la portion entière de grand appétit, et restait levée toute la journée. La jambe droite s'était complètement allongée, et la jambe gauche, encore fléchie, pouvait cependant supporter la malade qui, pour marcher, ne demandait qu'à être légèrement soutenue du côté gauche.
Cette amélioration inespérée et considérable se maintint, car, dans le courant de juillet, on constatait que la malade mangeait avec un appétit vorace, qu^elle se portait à merveille, et la considérant comme capable de travailler et de gagner sa vie, on se proposait de la faire sortir de l'hôpital.
Observation VI (M: Beretta, service de M. le professeur Verneuil»).
Une malade, en traitement dans le service de M. Verneuil (salle Notre-Dame, n<> 28) pour une coxalgie fistuleuse de la région trochautérienne, était depuis quelque temps dans un état cachectitiue stationnaire, suppurant beaucoup, mangeant peu, les règles supprimées, incapable de sortir de son lit. Poids : 44 kilos le 7 février 1891.
A ce moment on commence les injections de sérum. Sous l'influence de cette médication, l'appétit se montre rapidement, le poids augmente et gagne 3 kilos en treize jours (47 k. le 20 février).
La malade se lève alors, voit ses règles, et bientôt ses forces lui permettent de sortir de l'hôpital, avec une fistule persistante, il est vrai, mais dont la suppuration a beaucoup diminué.
A noter que cette malade a plusieurs fois présenté de l'urticaire après les injections.
Observation VII (personnelle).
Il s'agit d'une femme de 00 ans, M*'* M..., dont la face, des deux côtés, dans toute la moitié inférieure, a été envahie par un lupus tuberculo-ulcéreux pour lequel elle a subi de nombreux traitements depuis de longues années. En dernier lieu, on a détruit, avec le thermocautère, toute l'épaisseur des tissus infiltrés, qui ont été ainsi transformés en un tissu de cicatrice anfractueux, bridé, qui est le siège de vives congestions intermittentes, et de poussées comme eczémateuses. En outre, la moitié inférieure de l'oreille gauche est encore le siège d'une infiltration lupique active.
Au moment où nous voyons la malade pour la première fois, le
12 février IKUt, son étal général est mauvais; très peu d^appétit, grande faiblesse, vertiges fréquents.
Du iZ février au 24 mars, la malade reçoit régulièrement* tous les trois on quatre jours, 1-2 ce. de sérum. Sous Tintltience de ces injeclion^, l'appélit au^ienli* au point que la malade nous dit nêtré plus ocatptt; qu'à manger, les forces s'accentuent d'une façon surprenante, et le poids gagne 2 kilos et demi»
En même temps , les vertiges et les poussées congestives de la face ont disparu, roreille 5*est déconf^estîonnée, les nodules tuberculeux sont devenus [Ans apparents, et renvalxissemeot des parties encore saines de TorejUe 5*est arrêté.
Enfin, fait tout à fait surprenant^ les règles, qui avaient disparu depub quinze ans, ont fait leur réapparition, plusieurs mois de suite.
Cette am^Mioration de fétat généra! s'est maintenue, sans aucune aggravation de l'état local; aujourd'hui encore (mars 181»4-), M"^ M,,., qui n*a pas reçu de sérum depuis plus de deux ans, est en parfaite santé» et travaille avec vigueur.
O&SEAVATION VIII
(Prise par M. Feulard dans le service de M. le professeur Fournier),
Louise P..., 34 ans, atteinte d'un lupus tuberculo-ukéreux du centre de la face, ayant délrnit une partie du nez, avec ulcération de la lèvre supcrieure et des joues, traitée à plusieurs reprises déjà par les scarificatiuns et la galvanocaustrque. est soumise aux iujecttous de sérum le 4 ri*ar'^, tout autre traitement étant alors suspendu.
Une amélioration très manifeste se produit alors ; les tissus se décongestionnent rapidement, les ulcérations se cicaU^isent, et les nodules tuberculeux se limitent et deviennent apparents.
Du V mar"^ au 17 avril, la malade avait reçu une vingtaine d'injectiotis de 2 ce de sérum, et son poids avait augmenté d'environ 3 kilos. Dans te mois qui su i vil, elle gagna encore l kilo.
OBSERVATn>N IX
(D' Feulard, service de M. Fournier).
M. Th..., Agée lie 24 ans, entre le {3 décembre 1890 dans le service de M. Fûurnier p»>ur un vasie lupus luherculo-fïommeiïx occujiaul presque U>ule la face. Du 2% mars au 'Z\ mai, elle reçoit 4o ce. de sérum. De i'I'^^^UOO grammes, son poids remonte à 4i*^",iiOO grammes. Il y a aussi une amélioration sensible du lupus, sur lequel aucun traiteuienl n'a été fait. Lej^ tissus malales se sont alFaissés, et la cicatrisation s'est produite en plusieurs poinis.
Obsirvation X (D*^ Feulard, service de M. Fournier).
Uii aulre malade atteint dlin lupus mutilant du nez, avec lupus végétant de la face muqueuse de la lèvre supérieure et de la face interne des commissures labiales, reçoit 28 injections de sérum, représentant 34 ce.
Son poids, du 6 avril au 2i juin, monte de o8i''^300 à ,62i'",900, et son lupus se cicatrise en partie dans le même temps.
Observation XI (D' Feulard, service de M. Fournier).
M. G..., âgé de 35 ans, entre àThôpital Saint-Louis, le 2 mars 1891, avec une syphilis datant de trois ans, et ayant produit dès le début des syphilides ulcéreuses qui n'ont f^uère laissé de repos au malade et ont criblé son corps de cicatrices. Au moment de son entrée, il est encore couvert de nouvelles ulcérations, dont quelques-unes ont pris un aspect gangreneux. Poids : 60 kilos.
Du 4 mars au 24 juin, il reçoit 37 injections, représentant 52 ce. de sérum. Dès le 26 mars, sans autre traitement que le pansement des plaies h TemplAtre de Vigo, presque toutes les ulcérations étaient comblées, Tétat général excellent, l'appétit très vif. Une poussée gommeuse ayant alors apparu, on soumet le malade à Tiodure, et alors on voit ces syphilides, qui avaient toutes les peines du monde à guérir autrefois avec des doses élevées d'iodure et de mercure, guérir avec rapidité.
Au commencement de juillet, la guérison du malade est complote et son poids est de 66^'^600 : soit un gain de 13 livres.
Observation XII (D' Clado, service de M. le professeur Verneuil).
Une jeune fille Je 17 ans, liérédo-syphilitique, présentant en outre de la tuberculose osseuse avec abcès el séquestres, ayant parfois craché un peu de san^s ne pouvait s'alimenter depuis un an qu'avec du lait, le<|uel était d'ailleurs souvent mal dif^'éré.
Le la mai 1S9I, on fait à cette malade une première injection de sérurn de 2 ce. qu'on renouvelle pendant quelque temps tous les deux jours.
Dès la première injection, la malade se trouve mieux et, dès la se-
J, HERÎCOURT.
condp» elle demande qu^jri supprime le régime lacté et qu'on la mette au régime commun.
Celte amélioration a persisté et, malgré son séjour forc^ au Ut, lu niakde a conservé un gros appélit, de bonnes dij^es lions, et a été débarrassée des selles iélides auxquelles elle éUiii liabituée.
OusEîiVATlON XIll ilV Cl.idoK
Lue dauie H,.., â^^ée de 38 ans, est atteinte d'une dilatation considérable de Testomac et du gros intestin et en outre de fièvre paludéenne à type quotidien dont le d^but remonte à dix ans. L'intolérance vis-àvis de ralinii'ntation oitl inaire est complète et le régime lacté est seul tok'ré: U constipation est opiniâtre. L'amaigrissement est considérable et la faiblesse extn'^me.
Toutes les médications usitées en pareil cas ont été essayées sans résultat.
Cet état durait depuis deux ans, quand, dans les premiers jours d'avril, M°" H... fut soumise aux injections de sérum (2 ec. tous les deux jours).
Dès la troisième injection, la malade put reprendre le répme ordinaire et bientôt elle dr^-érait suffisamment bien les aîiments solides; la dilatïition stomacaï':- diniiuua sans autre traitement, les selles devinrent régulières, les forces nj vinrent saus taider; en un mois, le poids augmenta d^^ 4 kilos, et enfin M"" H,., put reprendre la vie mondaine à laquelle elle avait totalement renoncé.
Observation XIV (M. Beretta, service de M. Verneuil).
M"« E..., âgée de 35 ans^ entre à T Hôtel-Dieu pour une tumeur blanc be du cou -de-pied droit, avec abcès fistuleux, et une arthrite tuberculeuse ccunménc;iuitR de l'épaule.
Du 27 mai !80i au 25 juin, elle est traitée par le chauffaiïe des articulations et l'iodoforme à l'intérieur. Son appétit reste médiocre et son poids, qui èiait de 38 kilos k son amvée, tombe à 37 kilos. A ce moment, on lui fait des injections régulières de sérum; sous leur in- Huence une amélioration manifeste se produit, Tappêlit se relève, et le poida subit une ascensiou régulière, d'environ l''*^5(H} par mois ;
au
8 juillet,
il est de 38 k.
au
1*=^ août
au
3 sept.
au
lu oct.
au
2 déc.
au
3 janv*
La malade, sortie à celte épo<pje de rinVpital, très améliorée comme
00 le Toîl, l*épaiile apparemment guérie, et les fîsluîes du cou-de-pied cicatrisées, a été perdue de rue.
Observation XV (D^ Tachard. de Colombes).
Une dame L„., âgée de 30 ans, à la suite d'ua rhumatisme cérébrfïspimil, est transportée de Paris à Colomljes dans un état de dépérissement complet, incapable de se teriir sur ses jambes» ne mangeant presque plus, et restant parfois vinf^Uquatre beures sans pouvoir prendre un bouillon.
Cet état persistant depuis trois semaines sans être améUoré par aucune médicatioup M. Tacbard a fait, dans les premiers jours du mois d*aoiU, des injections iquolidiennes de 2 ce. de sérum.
Après une semaine de ce nouveau traitement, l'état de la malade s'était complètement transformé; Tappélit élatt absolument rétabli, les digestions se faisaient normalemeot, et les forces étaient telles que la malade pouvait rester levée une partie de la journée.
OusERVATiON XVI (personnelle).
Un de DOS confrères» le D*" X..., Agé de 32 ans, est atteint d'une syphilis laryuf^ée, com[ditquée d'un état cachectique des plus accentués. Le premier jour où nous voyons ce malad+?, nous le trouvons étendu dans son lit, réduit à Tétat de véritable squelelle, ne pouvant ni raanger, m dormir depuis prés d*uii mois. Il est en effet pris, en noire présence, de plusieurs crises de spasme laryngé, avec un tirage véritaldement effrayant qui nous fait craindre une terminaison falale procbaine. Le traitement spécifique, repris depuis plusieurs semaines, semble ' d'ailleurs avoir été impuissant à modifier Vétat du laryni, qui appa*
raît, à l'examen spécial, avec une muqueuse très épaissie et une cavité considérablement rétrécie.
Apres la première injection de sérum, un grand soulagement a été éprouvé par le malade, qui a pu garder quelques aliments liquides, et qui a reposé la nuit grâce à la moindre fréquence des accès d*étou£rement, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Après une vingtaine de jours de ce traitement (soit après 10 injections d'un ce), l'état du malade élait profondément modifié; Texpectoration, muco-purulente et très abondante, s'était presque tarie, les accès de sulTocatiùu avaient cessé, après s^être faits chaque jour plus rares, l'appétit s'était éveillé et les alimenls n'étant plus rejetés à la suite de quintes provoquées par leur passage, le malade commençait à ^^ engraisser,
^H A ce moment, nous perdîmes de vue ce malade, qui dut quitter Paris»
^1 mais la meilleure preuve de sa grande amélioration est précisément ce
^H ToiiE ui* 24