‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 110 sur 151 · HÉRICOURT · texte numérisé non relu

HÉRICOURT

diverses ressources habituellement mises en usage potir sauver les enfants d'une viabilité précaire*

Il est donc încoolestable que le sérum de sang de chien contient des éléments qui agissent à la façon des substances reconstituantes et dynamogènes. Et nous nous croyons en droit de penser que nous avons doté la thérapeutique de ressources qui se montrent efficaces là où les médications banales ne peuvent ou rien ou presque rien, ce qui assurément n*est pas chose insigniGanle et négligeable. Administré seulement à litre de tonique général dans les adections que nous venons do dire, le sérum de sang de chien a donc fait ses preuves de médicament actif» et les médecins à bout de moyens seraient souvent bien avisés, pensons-nous, de s'en souvenir.

TUBERCULOSE EXPÉRIMENTALE DU CHIEN

Par MM. J. HéHcourt et Oh. Hlcltet.

Nous avons fait sur la tuberculose du chien une grande quantité dexpérionces, prolmblemeut en nombre plus grand qu*aucuns autres expérimentateurs, puisque la totalité de nos expériences porte aujourd'hui à peu près sur deux cents chiens, inoculés tant avec la tuberculose bumaine qu'avec la tuberculose aviaire, Cela nous permet évidemment d'en déduire bien des conclusions, et certes, nous le ferons prochainement dans nn travail d'ensemble; ici cependant, nous ne présenterons que quelques considérations relatives à la quantiié àe matière tuberculeuse qui détermine la mort.

Nous nous sommes toujours servis de cultures tuberculeuses en bouillon liquide sucré et glycérine, selon la formule de Mrf NocAiiD. x\près acclimatement à ce milieu, les cul tores, pourvu qu'on prît le soin de déposer la semence à la surface

du liquide et de la faire surnager; étaient foisonnantes vers la troisième semaine^ à la température de 38^^ à 39-.

La culture injectée était introduite direclement dans la veine saphène libiale.

Par suite des progrès successifs que nous avons été amenés à faire, cette culture n'était pas toujours identique à ellemême.

En effet, dans la première série de nos expériences (série bien plus nombreuse que les autres), la culture était le mélange, plus ou moins intime, des corps bacillaires avec le bouillon de culture.

Or on sait que les microbes de la tuberculose se mêlent difficilement au liquide dans lequel ils vivent. Ils prennent l'aspect d'un voile membraneux plus ou moins ridé, et forment avec lui une masse cohérente, de consistance muqueuse, fragile, mais non miscible ou à peine miscible au liquide.

Cette couche de microbes^ dans les cultures jeunes, surnage, et, dans les vieilles cultures, tombe au fond du vase. En décantant avec soin, on a un liquide tout à fait limpide, ne contenant que quelques rares microbes.

Au contraire, en agitant les microbes et le liquide, on a une sorte d'émulsion imparfaite, constituée par un liquide louche, dans lequel nagent des grumeaux, plus ou moins épais, de bacilles tuberculeux cohérents.

Or, dans nos premières expériences» nous nous servions de ce magma très liquide, passant facilement à travers la seringue de Pravaz, et nous l'injections tel quel dans le système circulatoire du chien.

On voit tout de suite combien ce procédé est imparfait; car, par suite de leur densité, les corps des microbes, pendant TinjectioB même, tendent à tomber au fond de la seringue; les paquets microbiens qu'on injecte sont très variables, et toute appréciation exacte delà quantité injectée devient alors impossible.

Si imparfait cependant que soit ce mode d'opérer, il nous

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