O.OOOOlî
Sorvi* on jours-
Il résulte de cette expérience :
1" Que la fiitration à travers la toile métallique n'a pas changé beaucoup la virulence de rinjection, puisque, avec une dose de 0*^^,15 par kilogr. le chien Toc est mort en 13 Jours, comme les chiens de la première série;
2*^ Qu'aux doses très faibles, les chiens survivent longtemps, mais finissent par mourir ; ils ont donc subi Tinfection tuberculeuse.
Voici une autre expérience, faite avec une culture tuberculeuse filtrée sur papier Chardin (expérience du 21 avril}*.
1. Nous ne tenons pan compte d'iiû chieû de 20 kilo^. qui mourut accidintellemcDC, non tuberculeux.
2. Pour obtenir les dilutions, nous mèlaugiona lo lictuido filtré arec du bouil* Ion préparé pour la culture, mais n'ayaût pas cultivé, et slé^iliêé.
Elle monlre que les cultures, même bien filtrées sur papier, sont encore virulentes, et q^ue, suivant la dose, il y a mort rapide ou survie :
Nom du cliian et poida
Mar^'uerite (11).
Chocolat tl 2). .
I>OB« mj«ctéo par kllogr.
Sarvi« ea Joart.
survit plus de 200 j.
(le poids bitlal éUDt égal à 100)«
L*expérience suivante, faite le 20 mai, porte sur quatre chiens ^
Nom du chien
Doa« tnjfictée
Surrla
ât pûida.
par kîiggr.
en jours.
Mars (6.0). . , .
Minerve (5.5) , ,
Vulcain (7.3) . .
Bratus (9.2). , ,
OM
Tit plus de 180 jours*
Une autre expérience a encore été faite avec des cultures tuberculeuses filtrées sur papier, et elle a donné le résultat suivant. Bien entendu^ comme l'expérience date du 12 mai, les résultais ne sont pas décisifs encore. Il faut attendre Tissue de Tinoculation.
Nam du chien et poids.
I>oa« tfij«ctée
pu* kllogr.
ce
Survi* ea joare.
lob (6.6) ....
Arlequine (12). .
Ourse (12.5). . .
Plomb (6/2). . .
Mercure (9.5) , .
Mgp3(24.6). , .
O.Oo
vit pl
13S us de 1 90 jours Id,
1, C'e«t un de* plus notables abaiBBenients dô poids que nous ayons consiaiés.
2, Un antre chien, nommé Jupiter, basset do 7*'\30Û, reçut par kiL 0«.3 dû celte même culture. H fut aacriflé* quoique trè» bien portant on apparCDoe, le 35*joiirp ©t on constata qu'il était tubercule uï. Son poids relatif était alors de 100,
3, Au moment où noua revoyons les épreuves de cette note, ce chien va trè« bien^ et son poids e»t celui du début de Texpérienco. Il zi seulement présenté une b&lsse de poids en mai et en juin, en même tempH fju'unc tout qui a aujourd'hui disparu.
TliBERCULOSE EXPÉRIMENTALE DU CHIEN.
Nom
BoBfl.
ce*
Mars i.2
Marguerile
Minerve. ,
VulcaJn, .
Job. . , .
Crampon . .
Fixe,. , .
Arlequlne.
Ourse, . ,
Chocolat ,
Brutus .
Plomb . .
Armand. .
Mercure. .
Mops. . ,
o.oto
Ces U'oîs groupes d'expériences peuvent se résumer ainsi
Sunno.
plïis de 224 jours
in plus de 200 jours plus de 1 66 jours
plus de M jours plus de lyo jours
Id.
Ainsi, avec une filtration faite sur papier comme avec une filtration faite sur loile métallique, comme avec une culturo Eon filtrée, nous retrouvons toujours la mémo loi, à savoir que, dans des limites assez étendues» la durée de révolution tuberculeuse est d autant plus courte que la quantité injectée est plus considérable.
On voit néanmoins que !e fait de la (iltralion diminue la virulence dans une proportion considérable. Pour la culture non filtrée, la dose de OJO tue en trente jours, et avec une liltration sur toile métallique, les résultats sont à peu près analogues, une dose de 0/15 ayant tué en treize jours. Au contraire, avec une filtration sur papier Chardin, cotte même dose semble être à peu près inolTensive, et il faut, pour tuer le chien aussi rapidenaenl, une dose au moins 10 fois plus forte. Bien entendu, nous ne pouvons nous prononcer sur la survie définitive des animaux inoculés, car présentement Texpérience suit son cours et nous en attendons les résultats.
Les faits communiqués permettent cependant d'établir en toute certitude que : les doses faibles de culture produisent la maladie tuberculeuse sans amener la mort.
Nous arrivons maioteDant à une autre étude qui nous a donné des résultats imprévus, à savoir : rinfluencc des substances solubles contenues dans les cultures sur révolution de la maladie. Pour simplifier le langage, nous appellerons ic Tuberculines » ces substances solubles ^c est le mot qu'a employé M. Koch), sans rien présumer de leur nature chimique.
On remarquera, en effet, que dans la première expérience, faite avec cultures non filtrées, la dose des luberculines est forcément très faible, puisque la quantité injectée est de 0,05 ou 0,10 par kilogramme.
On peut donc admettre, au moins provisoirement, que la quantité de tuberculine est négligeable. Il n'en va pas de même dans les expériences faites avec des cultures filtrées, en particulier pour les chiens : Mars, Marguerite, Minerve, etc., cette dose étant de 1",2, 1",0, et 0*",8 par kilogr. Dans ces cas, il y a 10 fois plus de tuberculine, alors que la quantité de microbes injectés est 10 fois plus faible; la filtration ayant pour résultat d'éliminer les neuf dixièmes des microbes en laissant intacte la quantité de tuberculine dissoute.
Or, si nous prenons roxpérience du 12 mai et celle du 20 mai, nous voyons sur les chiens Mars, Arlequine et Jupiter que, malgré leur tuberculose^ le poids ne diminue pas comme Findiquent les chiffres suivants :
Jours ,
Mars.
Arlequine.
Jupiter.
Mimerre.
Job.
iOO
iOO
lOt
ta
1. Mort le 55' jotir, avec ud poids de 102. — 2, MorL le 67* jour, avec un poidi de 102. — 3. Tué )e 35* jouri avec un poids de 106. Très tub«r€itkux. -*
TUBERCULOSE EXPERIMENTALE DU CÏHKN
Ainsi nous trouvons ce paradoxe que les chiens ayaot reçu de la tuberculine en rai'^nie lemps que les bacilles, finissent par mourir tuberculeux, mais avec toutes les apparences de la santé, puisque leur poids ne diminue pas, ou du moins ne diminue que pendant les jours qut précèdent la mort. Tout se passe comme si, par TefTet de la tuberculine injeclée, la virulence des bacilles tuberculeux était atténuée et la forme de la tuberculose modifiée.
L^oxpérience suivante donne une démonstration encore plus formelle de Finfluence de la tuberculine sur révolution tuberculeuse.
Le 13 juin, on prend deux chiens de même poids : Stauistas*, ter* rier màtit) de li''"»^ et Ravaut» terrier mâtin de 14 '^^'*4. On injecte à Ravaut25 ce, sait 1"»75 d'une culture filtrée, avec tuberculine paj conséquent, A Stanislas, on injecte 2.'i ce, de bouillon pur, dans lequel OD a a^îté les microbes restés sur le llltre; et on filtre le mélange de ce bouillon avec les microbes. Donc Stanislas et Havaut ont reçu sensiblement la même quantité de microbes; mais Stanislas n'a pas revu en même temps de tuberculine .
Or, ces deux chiens se comportent tout à fait différemment :
l*f jour.
Suiiitlas.
. , . i02. , . . . ûo. .
Mort le 21* jour.
24» jour. tlU
28" » . lO^j
Ainsi rinjection simultanée de tuberculine avec les microbes semble avoir cet effet extraordinaire de rendre la tuberculose moins viruleûte, et d'empêcher T amaigrissement des animaux inoculés, sans erapêcher, mais seulement en ralentissant la mort.
4, Mon le lit* jour, avec ua poiat de 65.^ — 5, Mort le 114* joar également avec UD poids de 84*
1. Ce dernier memt le 111* jour^ très peu Itibcrculeux, avec un poids de 27,
Pour terminer, disons quelques mois de certains autres effets des cultures tuberculeuses, à savoir de lelTet toxique prodigieox qu'elles possèdent sur les animaux tuberculeux.
Ce sont les expériences de IL Kocu qui ont étt*bH d'abord ce fait important. En effet, sa célèbre tuberculine, au lieu de guérir les tuberculeux, avait certainement pour effet d'accélérer leur mort, sauf peut-être dans certains cas exceptionnels ; et, de toutes parts, on a établi qu'un animal tubercoleux (6u un homme tuberculeux) était rapidement victime de la tuberculose, si on venait lui injecter de la tuberculine,
A vrai dire, dans la plupart des expériences qui ont été faites, la tuberculine a été injectée après avoir subi des modifications chimiques graves. Les cultures étaient chauffées, traitées par Tatcool, précipitées, redissoutes, précipitées denouveau, etc. On comprend que toutes ces réactions chimiques doi* vent certainement altérer un principe très délicat, très fragile, comme le sont toutes ces toxines produites par les microbes.
Nous devrions toujours avoir présent à l'esprit ce fait simple et remarquable de la coagulation du sang. En quelques minutes la fibrine, quand elle n'est plus en contact avec l'endothéhum vasciilaire, change totalement d'aspect, se solidifie, et passe à une forme telle qu'il lui est impossible, ou à peu près, de reprendre sa forme primitive. Sans doute les substances chimiques créées par les êtres vivants sont dans ce même état instable, et sous Tinflaence des moindres réactifs, elles deviennent probablement tout autres que ce qu'elles étaient^auparavant.
Quand donc on injecte de la luberculine préparée d'après la méthode de M. Koch ou des méthodes analogues, on a affaire à une substance sans doute altérée et modifiée par les préparations qu'on a dû lui faire subir pour Tisoler. Il n'est donc pas surprenant qu'en opérant avec des cultures tuberculeuses, non chauffées ni précipitées par l'alcool, on ait des effets plus intenses qu'en agissant avec les tuberculines proprement diles.
TUBEIiCULOSE EXPÉRIMENTALE DU CHIEN. 393
Kii effet, injectant à des chiens tuberculeux 15 ce. à 20 ce. de culture, nous avons vu, malgré la bonne santé apparente de ces chiens, la mort survenir très rapidement.
Mentionnons quelques expériences :
Le 0 juin, qualre chiens reçoivent la même dose (I ce. par kil.) d'une culture tuberculeuse filtrée sur papier, vieille de 49 jours.
Le premier de ces chiens, Kihi, est un animal vacciné une fois le t décembre 1892, avec de la luberculase aviaire. Le 12 mai il a rem une injection de tuberculose humaine, et il a résisté. Il a môme augmenté de poids et gagné un kîlo^r.» soit une augmentation de 9 p. tOO.
Le second de ces chiens, Traité, a été inocul»? avec du virus tuberculeux humain le '6 août 1892. H a été traité par transfusion avec du sang de chien vacciné et guéri. (Nous avons publié ce fait remarquable.) L.e 9 juin, il est très bien portant^ ayant gagaé 5 kilogr. sur son poids primitif, soit une augmentation de 40 p. 100.
Les deui autres chiens inoculés. Zut et Panache, sont deui chiens venant de la fourrière, non inoculés encore.
Disons tout de suite que ces deux chiens vivent encore. Ils n'ont montré aucun trouble immédiat après rinoculation tuberculeuse. Aujourd'hui (!*' îivrili ils matgrisseut* et semblent faire une tuberculose simple, sans complication (5* jour).
Au contraire, les deux chiens présumés tuberculeux ont été immédiatement atteints.
Kibi a été pris de diarrhée presque immédiatement après Tinjection et il est mort dans la nuit qui a suivi. Cependant, à Tautopsie, ni au poumon, ni au t'oie, ni à la rote, nous n'avons pu déceler de tubercules.
Quant à Traité, il a présenté des symptômes extrt^mement graves et son hi.stoire, que nous allons résumer ici, est des plus intéressantes.
Le 5 aoiU 1S93, il pèse 7^*', 502 (pour simplifier nous supposerons un poids égal à 100; c'est un chien terrier bulL noir et blanc, assez jeune;. Il reçoit le h août, par kilogr., O''*=,i0 tle culture tuberculeuse non filtrée.
M août
P= 99. Il reçoit 60 gr. du sang
complet d'un chien vacciné.
le -
30 »ept.
30 nov.
15 janv.
30 mars
5 juin
Le 9 juin, il reçoit l«,2 par kilogr. de culture tuberculeuse filtrée»
TUBERCULOSE EXPERIMENTALE QV CHIEN
Le lendemainplO juin, il se traîne à fieine; le pouls esl à 140. La température =39'»,*. Respiration (abiiominaîe) à 40. 11 p^se J46*
Le 13. P.:=ti34. Il semble encore très malade. Toulô la région parô- Udienne des deux côtés est énormément gontlée*
Le 14. P.= 134. Le gonllemeat a encore augmenttv La lêle est une boule informe» uedémaleU6*e. Les deux paupières, qu*ori peut à peine entr*ouvrir, laissent voir la cornée de chaque côté, opaque, et tendant à s'ulcérer.
Le 16. Amélioration notable. Le goofleiiienl est moindre. Les deux cornées sont opaques; il y a ulcération à gauche, et hypopyon à droite. L'opacité est presque totale. La santé générale semble revenir. P. ^134.
Le 26. Reprise du gonflement, formation d*un abcès qui s'ouvre sponlanémenl. P. ^123. A partir de ce moment, Pamélioration est régulière, si bien qu'aujourd*hui il paraît presque guérie
C juillet
20 juillet
28 juillet
P. :=iU
Cette expérience du 9 juin est donc instructive à bien de» points de vue; elle nous prouve :
1* Que les cultures tuberculeuses (avec la tiibcrculine non chauffée) ne produisent aucun accident grave immédiat chex les animaux sains ;
2" Que ces mêmes cultures amènent des accidents très graves chez des chiens qui paraissent (juéris de la tuberculose.
Comme confirmation de celte expérience, nous citerons les observations suivantes faites le 12 juin.
Le 12 juin on prend deux chiens; Eavaut, chien mâtin de i4^^^4, qui vient de la fourrière, et Jupiter, cliien basset de 7^i',500,
Jupiter avait reçu une inoculation tuberculeuse le 20 mai; mais il paraissait en excellente santé, son poids ayant augmenté de T^'^S à 8kilogr.,soitde 100 à 107.
Ils reçoivent Tua et Taulre la même culture flllrée : RavaulJ^J par kilogr., et Jupiter 5**, 25 par kilof^r.
Ravaut ne semble pas malade ; mais Jupiter est pris, immédiatement après rinjectioo, de diarrhée, de vomissements, d'anxiété respiratoire, n meurt dans la nuit, et on constate de nombreux tubercules, encore très petits, dans tout le parenchyme pulmonaire.
1 . Cet Aulmal vit eooQre aujaurd'hui, & iiOT«mbr« 1B93, et p&rftit «n bonne
3fiê J. HÉRÏCOURT ET CH. RICHET,
Le même jour, 12 juio, nous injectons à un troisième chien, Azor, la mAme liiberculiiïet à une dose un peu plus faible, soit 0''«,88 par kiloj^.
Azor ne semble pas malade immédiatement, quoique les jours suivants son poids ait sensiblement baissé, pour se relever ensuite. Il est vrai qu'Azor avait été antérieiirement (le 0 février) inoculé avec de la tuberculose avîaire.
Il faudra voir, ce que nous n'avons pu encore établir, si la tuberculine (ou du moins les cultures tuberculeuses non chauirées) agit différemment sur des chiens ayant reçu des bacilles aviaires ou des bacilles humains.
Voici une troisième série expérimentale, insuffisante certainement pour la démonstration du fait nouveau que nous avons cherché à étudier, mais qui est instructive à plusieurs points de vue.
Le ^20 juin» nous prenons le sanfî d'un chien épagneuï ayant reçu, le 22 décembre, une dose inefncace de tuberculose virulente. On lui fait une hé morrhat^ie de 470 gr. (U pèse 18 kilogr,) à 10 heures du matin* A 1 lieure il paraît à peu près remis de cette liémorrhagie, et nous lui injectons 1 ce, (par kilogr.) d*une culture tuberculeuse,
Alors l'épuisement augmente rapidement ; il y a de la dyspnée, de Tangoisse. Le cœur bat avec une force et une fréquence extrêmes (360 foii par minutes, d'après le graphique pris), La température monte à 40*,2.
Le lendemain» quoique très faible encore, il va mieux» et il se remet graduellement, si bien qu'aujourd'hui iî paraît en assez bon état.
Voici les poids successifs de ce chien depuis le premier jour (22 déc), alors que son poids était de 21 kilogr. (que nous supposerons égaï à 100] :
22déc, , tOO inoculation de 0«*,035 de
tuberc, non filtrée.
6 janvier 90
20 février ,..,..., 79
27 mars 75
l«f mal 81
l*'juin, 75
20 juin 8:i inoculation de 1 ce. de ij
culture filtrée.
23 juin 75
30 — 7fl
13 juillet - . . , 73
TUBERCULOSE EXPÉRIMENTALE DU CHIEN
Ainsi, sous rinfluence de la tuberculino, co chien est devenu ln>s malade, sans toutefois mourir.
Le tnôme jour, 20 juio, nous injeclons cette rnènie tuberculine, h dose plus forte, k un chien niiUin, Martin, de 8'*^V400. Il reçoit 2 ce. par kilogr. Il semble actuellement (I" aotU) très] bien portant et son poidi û'a pas changé.
Le sang d'épagoeiil, conservé pendant deux heures et coagulé, a laissé un sùrum que nous avons séparé en deui parties. Une partie a été simplement injectée à Roquât, petit cliten de 7^", 500, à la dose de 7 ce. par kilogr,, tandis que Tautre partie a été mélanj^ée avec la cul* ture tuberculeuse, dans les proporlions suivantes:
Sénim , - • 70
Culture tuberculeuse 30
Ce mélange est resté pendant deux heures dans un vase stérilisé , puis nous avons injecté k tout à un quatrième chien, Muscat (petit terrier de 8*''»500;i. Muscat a ret;u ainsi 2 ce. de tuberculine et 5 ce, de sérum par kilogr.
Or» ce mélange du sérum d'un chien tuberculeux et de tubercniine semble avoir été assez toxique. Peudanl rinjecUon, le cbien a vomi ; qiiand Tinjection a été terminée, le cceur était tumullueuï, irrégulier, battant avec force et fréquence. La faiblesse de ratiimal et sa prostration étaient grandes, dépassant de beaucoup la gravité des symptômes observés chez Martin qui n*avait reçu que de la tuberculine, et chez Roquet qui n*avait reçu que du sérum.
Le but de celte expérience était de savoir si la substance to3cique contenue dans les cultures tuberculeuses agit par elle-même^ ou par une sorte de fermentation catalytique sur les substances contenues dans Torganisme et le sang des animaux tuberculeux.
Ce point intéressant et difficile devra évidemment être étudié de nouveau.
Conclusions*
A. — L'évolution de la tuberculose est d autant plus rapide que la quantilé des bacilles injectés est plus grande, toutes conditions égales d'ailleurs.
ÛL.
L ffÉRICOURT ET CE. RICHET.
B* — A dose faible, Finjection tuberculeuse ne produit pas la mort.
C. — Los cultures tuberculeuses filtrées sur papier et limpides, coatienneni assez de microbes pour amener la mort, quand on eu injecte de grandes quantités ; mais alors, les phénomènes se trouvent modifiés par la présence des produits solubles (tuberculine).
D, — Les produits solubles des cultures semblent ralentir révolution de la tuberculose, et empêcher au moins la rapide dénutrition de l'organisme.
E, —* Ces produits solubles, injectés à des animaux tuberculeux ou même guéris de leur tuberculose, entraînent rapidement des accidents graves, et même la mort, ainsi que peut faire un poison chimique.
F. — 11 y a des différences individuelles notables dans la résistance des différents chiens à l'infection tubercu^ ieuse.
G. ~ Dans de certaines conditions, la tuberculose aviaire vaccine contre la tuberculose humaine, et le sang des animaux vaccinés peut guérir les animaux tuberculeux.
H. — Ces faits , démonlrés pour le chien, seront sans doute susceptibles, chez les autres animaux, de démonstrations analogues.
TUBERCULOSE AVIAIRE
ET