‹ Physiologie v.3, 1895Chapitre 29 sur 151 · CHEZ LES ÉPILEPTIQUES, LES HYSTÉRIQUES ET LES GHORÉIQUES · texte numérisé non relu

CHEZ LES ÉPILEPTIQUES, LES HYSTÉRIQUES ET LES GHORÉIQUES

Par M. Gh. F«rè.

J'ai expérimenté ce médicament sur trois catégories de malades : des épileptiques, des hystériques, une choréique. Ces expériences mettent en lumière quelques faits qui me paraissent dignes d'une mention ^

Tout d'abord, il faut remarquer que la tolérance pour ce médicament semble beaucoup plus considérable qu*on ne l'avait cru tout d'abord. MM. IIanriot et Richkt considèrent la dose de l'',50 comme uno dose trop forte qu'on ne doit guère atteindre; la dose moyenne étant de 05^iO environ ; et ils font des réserves particulières chez les hystériques. Après avoir constaté que ces doses moyennes ne donnaient lieu à aucun trouble, j'ai pu augmenter jusqu'à 1 gramme, 1^% 50 et même 3R%3r> sans aucun accident. Depuis, j'ai débuté plusieurs fois par la dose <le 1 gramme, (ielte dose initiale est restée sans aucun résultat chez un épileptique atteint d'excitation maniaque; chez un hystérique, elle a produit un sommeil do

1. Je serais iciitô di» rroiro i\\m Ic.h cliiirro.s ilonnô:« par M. Kéré sont un peu forts, et qu'il no laiit pan <li>p:isHfr (U:r,:iO ; nii'iuf rho/. r.uliillo. [Ch. II.)

GHLORALOSE. iOo

douze heures, laissant, au réveil, un peu de torpeur intellectuelle sans douleur de tète, sans trouble gastrique. Quelle que soit la dose employée, Tappétit est resté intact, même quand le médicament a été continué sans interruption pendant plusieurs semaines. Plusieurs malades se sont plaints de cauchemars. Chez un hystérique qui est arrivé progressivement à prendre 2^,28, il s'est produit un sommeil très profond s'accompagnant pendant plusieurs heures d'un ronflement bruyant et d*incontinence d'urine, symptôme indiquant spécialement une suspension de l'activité cérébrale. Après sept à onze heures de sommeil, ce malade s'est réveillé sans aucune douleur de tète, sans aucun trouble gastrique.

Voici les résultats obtenus chez les trois catégories de malades qui ont été soumis au médicament.

Page 1