M. HÂXIUOT KT CH. HIC H ET
Nos premiers essais méilicamentenx ont élo faits sur nous* mêmes. Nous iioyseriimes alors autorisés à oo conseiller remploî comme médicament hypnotique à quelques-uns do nos amis. Ce fui surtout notre collègue et ami M. LA>DonzY qui en lit la méthodique et patiente étude. Il acquit ainsi la convielion que c'était un véritable hypuotique, agissant eÛicacemeiit dans la plupart des cas» MM. Moltard-M.vktin, Marik, Ségârd, Renouard, IIv^o^^ Chalpfard, Sacase et iPautres médecins oucore remployèrent avec succès. M. Fkr^: d'abord, puis M. CuAMiiARiJ le donnèrent dans les hôpitaux d'aliénés. Bref^ de tous ciVtés on se mit k Fétudier, et maintenant on counail assez bien ses effets médicamenteux.
La bibliographie est déjà assez étendue. Mentionnons seulement, outre les notes par nous données à la Société de biologie en janvier 1893 ( Mfhfi . de ia Soc, de Biol. , 1 îiOH, p. i eiArch. de physiol., 1893, p. 572), la thèse inaugurale de M. CioLnENBERG, sur le ehlomiose^ et celte de M. Houdaïlle sur les nouveaux hypnfHhjttt's ; les notrs de M. Fkué à la Société de Biologie (1893, p. 161) et les nombreux travaux des médecins et physiologistes italiens : MARAiiUANO, Cro/wca délia rlinica medica di Genova^ 27 mars 1893. «-Morselli et U. Mosso, Gazetta detjli Ospedali, ii'^SS, mars 1893^ et Bo/iefino drlla R. Unirpr^itadi Genova^ /. 17//, /t" XX VIL — F^rrannim et Casauettî, Ri forma medica, août 1893, n''^ 184-185, — Lui«ii dWmohi:, .1/// dr/ia R. Accademia mediea c/iinm/ica di Napoli, t, XLlIf, /^ ///, — Rossî, Rivista sperimentak di frrniatria^ etc., l. XIX, [>. 384. MoRiix, Rosi,med. and ^ftrtj.JourfK 1 893, \k 492. — titovA.NKïJJ. Gtiz. med. di Pavia, II, p. â47':2o4. — U. Mosso. Cloralosio ri paracloraiosiof 1 br. in-8, 1894. — Chamrahu. Revue de medecifiey 1894, p. 306. — Une excellente revue analytique gêné-
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raie, a été donnée par M. Chouppe [Bulletin mt^dical, 28 janv. 1894, n« 8).
Toutes ces observations, dont quelques-unes sont remarquables, permettent donc aujourd'hui de retracer avec précision les propriétés thérapeutiques du chloralose. Ajoutons que nous avons reçu, ainsi que Hanriot, diverses communications inédites, et que nous avons pu en étudier les effets sur nous-mêmes et quelques personnes de .notre entourage.
Nous supposerons d'abord une dose moyenne, soit 0^,40, prise sous la forme d'un cachet au début d'une nuit qu'on suppose devoir être troublée par l'insomnie.
Pendant une demi-heure, nul phénomène apparent; puis très brusquement, une irrésistible tendance au sommeil. Alors la perte de la conscience est rapide et totale. Elle ne ressemble pas à cet état de demi-hébétude et de somnolence qui suit l'ingestion de morphine ou d'opium : c'est l'anéantissement complet de la mémoire, un sommeil de plomb, un sommeil sans rêves, qui dure toute la nuit.
Le réveil est facile, et tout aussi subit qu'a été l'invasion du sommeil. Nulle pesanteur de la tète, nulle nausée. II est impossible de supposer qu'on n'a pas dormi d'un bon sommeil naturel; l'appétit semble même augmenté, et quand on met, en sortant du lit, le pied à terre, on peut supposer qu'on n'a pas pris de substance hypnotique. Tout au plus, en s'observant avec soin, peut-on constater quelques tremblements, de petites secousses fibrillaires presque imperceptibles, beaucoup moins marquées assurément qu'après l'ingestion de O^^oO de sulfate de quinine.
On voit que la différence est considérable entre le chloralose et les autres hypnotiques, qui laissent toujours derrière eux
M HAXRIOT ET CfL niCHKT.
un état de vertige^ d'obnubilation et surtout de nausée. N'est-ce
pas un des principaux inconvénients de lamorphine que l^inappétence odieuse qu'elle laisse, après la nuit délicieuse de rêvasseries et de chimères qu'elle a amenée?
Si Ton s'en tenait àce simple exposé, absolument véridique, on serait tenté de croire que le chloralose est absolument et incomparablement supérieur à tous les hypnotiques connus; mais il y a malheureusement une ombre à ce tableau.
Je ne parle pas ici de l'analgésie que le chloralose ne produit pas. Alors que la morphine calme la douleur d*une névralgie, le chloralose est inefficace, ou à peuprës. Non, le chloralose a un înconvénionl bien plus grave : il a une action var labié,
Cetla même dose de 0*^%40, si elle est donnée à une jeune femme nerveuse, un peu hystérique, ou à un alcoolique, va provoquer lout un corU>g:e d*accidents qui, sans avoir la moindre gravité réelle, seront aussi désagréables pour le médecin qui a fait la prescripLion que pour le malade qui Fa exécutée. Le sommeil, au lieu d'être calme, sera agité, presque convulsif; des secousses musculaires, des tressaillements au moindre bruit, une sorte de délire musculaire, se rapprochant plus ou moins d'une franche attaque d'hystérie ou même de véritables acc^s de somnambulisme, sans que cependant h^ sommeil soit en réalité interrompu ^ . En général, au réveil, le malade ne se souvient de rien, et ignore que son sommeil a été très agité.
Certes ces accidents sont rares; mais cependant il faut les prévoir, et prendre quelques précautions si on administre
1. Vûii* les observations récentes de M. Talamon, Méfimwe morfei7î^, 27janT, 1BÎ)1, p. 120, un cas cité par M. Lano [Brit. Med. Joum,, 1893 (2) p, 233}» fit d'autres observations de M. Morel-Lav allée {Bidiet.méd,,! fëvr. 1894).
rJILORALOSE.
pour la première fois le chloralose à une hystérique. Alors on procédera non plus en donnant 0*^%30 ou 0*■'^^G0, mais en donnant des doses plus faiblr^s, et mémo sculcmenl i^^'\\ti au début*
Si désagréables et même odieuses que soient ces complications, elles n'ont jamais, à vrai dire, présenté le moindre danger. On sait que le ehloral, à de?s doses qui dépassent 10 ou i5 gr., produit un état franchement grave; la respiration est diminuée^ le pouls devient misérable, et le ctcur, en même temps que la n^spiralion, s'affaiblit de plus en plus. Dans quelques cas défavorables, toutes les ressources de la tliérapeutiquc sont impuissantes à relever le co*ur qui faiblit, si bien que la mort arrive sans que Télal comateux cesse. Or^ dans les accidents d'intoxication chloralosique, rien de semblable n'apparaît. II y a des troubles cérébraux et de l'agitation; mais le CLvuv n'est pas touché. Une des malades de M. Landoizy, ayant voulu se tuer, ingéra toute une boite de cachets de chloralose, c'est-à-dire 4 gr* environ, dose énorme, dix fois supérieure à la dose normale. Elle resta pendant deux jours dans un sommeil profond, entrecoupé par une agitation convulsive et un tremblement de tous les muscles; mais le pouls resta intact, sans qu*on ait eu à craindre sérieusement pour sa vie. En somme, le chloralose, à dose trop forte, produit l'ivresse; mais cette ivresse na rien de dangereux, et, bien qu^elle soit pénible, parfois même effrayante, on peut t>lre pleinement rassuré, car elle n'est pas plus grave que l'ivresse alcoolique, laquelle, malgré tout son fracas, estmortelle seulement quand les doses d'alcool sont énormes.
Ce que nous appelons l'ivresse chloralosique se produit surtout chez les hystériques et les alcooliques; mais, dans quelques cas tout à fait exceptionnels, elle est survenue, sans cause apparente, chez des individus normaux. Alors elle prend deux formes bien ditlérentes, et je citerai un exemple de Tune et de Tautrc.
Il s'agit, dans le premier cas, d'une dame qui avait Thabi-
rtUOT ET CH. RICHET.
tudp de prendre, pour calmer son insomnie, tous les soîrs 0*^%20 de chloralose. Un soir, voulant mieux dormir encore, elle augmenta la dos© et prit la quantité (encore très modérée) de 0*^%40. Mais ce ne fut pas sans inconvénient, car elle passa toute la nuit sans dormir, dans cet état d'agitation musculaire que nous avons précédemment décrit.
L'autre cas se rapporte à Etienoc, garçon de notre laboratoire, qui, pour ne pas être réveillé toute hmuît parses chiens, avait pris plusieurs nuits de suite Ok'',20 de chloralose. Un soir, ilvoulutenprendredavanlagc, et ingéra seulementOi^^iO- L*elîet en fut très intense ; car il passa non seulement la nuit, mais encore toute la journée suivante^ jusqu'à 5 heures du 8oii% à dormir profondément. Autour de lui on était assez effrayé, et on essaya vainement de le réveiller. Quant à lui, aprèsce long sommeil, il se trouva parfaitement frais et dispos, avec un appétit formidable. Jamais il n'avait aussi bien et aussi longtemps dormi. Mais c'était peut-être un peu trop.
C'est qu'en elle t le chloralose, comme tous les médicaments psychiques, possède une action tr^s varial^K*, Les substances qui agissent sur le saoj^ empoisonnent à peu près également les dilTc^rents animaux; mais, quand il s'agit d'une substance qui empoisonne l'élément le plus dilTérencié et le plus délicat de Turganisun', on comprend que la variété d'action doit être presque infinie. Il faut donc, d'uno. manière générale, tâtpr la susceptibilité des individus à qui ou le prescrit. Ne sait-on pas que, pour la morphine, dont Tusage est si répandu, dont les indications sont si nettes et familières à tout médecin, on ren^ contie .souvent encore desidiosyncrasies tout à fait marquées? Telle femme nerveuse sera extrêmement malade après avoir pris senlemonl 0*^^01 de chlorhydrate de morpliine. Agitation, vomissements incoercibles, il y aura une vraie intoxication, sans que rien ait pu la fiiire prévoir.
Aussi les nié<lecins qui voudront prescrire le cbloralose auront-ils à tenir grand compte de Tétat de Irur malade. S*il s'agit d'une hystérique ou trtiii alcoolique, il faudra donner
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d'abord de très faibles doses, peut-être même s'abstenir résolument de ce médicament, qui parait bien, dans le delirium tremenSj tout au moins avoir un effet franchement défavorable, alors que Topium est héroïque.
Pour les autres malades, Usera prudent de ne débuter que rarement par les doses de O^^SO, car il faut d'abord savoir s*il n'y aurait pas là une idiosyncrasie latente, et l'expérience seule peut renseigner là-dessus. M. Maragliano, dans l'admirable étude qu'il a consacrée au chloralose, indique qu'il est un véritable détecteur des maladies nerveuses latentes, hysr térie, alcoolisme, chorée, neurasthénie, somnambulisme naturel.
A côté de ces inconvénients réels, que nous avons peut-être exagérés, le chloralose possède deux avantages incomparables, qui en font, à notre sens, un médicament précieux. D'abord il ne trouble en rien les facultés digestives. Jamais, à notre connaissance, il n'y a eu de nausée ni de vomissement. Le plus souvent, l'appétit, au lieu d'être diminué, ou simplement conservé, est plutôt accru. Je serais même tenté de croire, si j'en juge par quelques observations personnelles, qu'à très faible dose, Op',08 par exemple, le chloralose pourrait agir comme stimulant de la digestion, à la manière des amers. En tout cas, dans les insomnies liées à un état dyspeptique quelconque, il semble formellement indiqué.
L'autre essentiel avantage du chloralose, c'est son innocuité sur l'appareil de la circulation. La pression artérielle n'est pas abaissée, même par de fortes doses ; il provoque une sorte de congestion dans le domaine de la face et de l'encéphale, qui indique bien que la pression cardiaque reste élevée. Les battements du cœur sont forts et réguliers; le pouls est large et plein. Il est impossible de trouver un contraste plus complet
M. HAINUIOT ET CH. BICHET.
qu'erUre son action et colle du chloral, dont il est cependant si voisin par «a constitution eliimique.
Tous le^ luédecins qui ont prescrit do chloraloso à de? individus atteints d'angoisse cardiaque ont été frappés de Tamélioration qui s'est produite aussitôt. De toutes les iDsomnies, la plus cruelle est certainement celle qui accompagne rasystolit\ Eli bien, c'est précisément contre cette insomnie asystolique que le chloralose agit comme un médicament héroïque. Or, dans ce cas, le cliloral, qui abaisse tant la pression artérielle^ n'est pas sans danger. Le chloralose est donc en quelque sorte le remède spécifique dcrinsomniede cause cardiaque ^
Yl
Chez les aliénés, le chloralose a été souvent administré en France, en Italie, a Prague, à Bruxelles et en Russie. Il ne semble pas que les eiïets en aient été mauvais. Mais on ne peut pas dire qu'ils aient été excellents et conformes aux grandes espérances que nous avions d'abord formées quand nous avons constaté lanature de ce médicament nettementpsychique. Pour faire dormir des aliénés, il faut des doses de chloralose un peu plus fortes «jue les doses nécessaires aux personnes normales, plutôt 0 *?^ , 50 que 0 '^ , 30, Ce n est pas là un bien grave inconvénient. Ce qui est plus fâcheux, c'est qu'il agit sim» plement comme hypnoti(iue et n'est doué d^aucune action spérilique sur le délire. Nulle guérison, nulle amélioration n'ont été observées.
Les maladies nerveuses n'ont pas non plus» semble-t-il, été améliorées par le cbloralosc. M. Férê a constaté un cas de guérison de chorée. M. Sacazk a obtenu, dans le service de M. Gbasset, à Montpellier, une amélioration dans un cas de
1. Voir la dUctisaion» à k Société du Ihépapoutique, entre M. Bardet et M. GoNSTAîiTrN Pall, in Semaifie mddicole, 27 jauv. 1804, p. Hk
rHlORALOSE.
tOi
paramyoclonus multiplex. Il paraît, d'après ce que nous a rapporté un confrère de province, que la coqueluche de plusieurs enfants s'et^t trouvée améliorée et, dans certains'cas, guérie par le chloralose Dnélhodiquemenl administré. Mais ce sont encore des propriétés thérapeutiques bien incertaines.
Un jeune médecin do Nantes a eu l'idée ingénieuse de remployer dans un cas de dystocie. En effet, en même temps qu'il provoque le sommeil, le cliloralose exalte ractivité de la moelle, de sorte que les phénomènes deraccouctiement peuvent se passer régulièTement, alors que fa parluriente est plongée dans une sorte de sommeil et de demi sensibilité, il faut laisser à ravenîr le soin de décider sur la valeur de cet emploi inattendu du chloralose.
On Ta essayé aussi dans le diabète, et il ne semble pas qu'on ait obtenu de résultats bien éclatants. Cependant un des malades de M. Landoi zy a été transitoirement guéri quand il a été soumis au chloralose en même temps qu'au régime des diabétiques. Il est assez diflicile de dire quelle a été la part du régime et quelle celle du nié*licamont. Notre regretté ami QuiwQLiAUD avait donné du chloralose à quelques malades^ diabétiques invétérés, rebelles depuis trois ans à toute amélioration par un traitement quelconque. Le cliloralose nVv pas été plus heureux.
Pour conclure, le seul ell'et incontestable du chloralose^ c'est son effet hypnotique. 11 exerce une action spéciale sur Fécorce cérébrale et am«>ne ainsi le sommeil. Nous avons vu que ce sommeil dilTëre du sommeil de ta morphine, parce qu1l n'y a pas de rêve, et du sommeil du chloral, parce (jue la moelle reste éveillée, alors que le cerveau eslcomplètemeut endormi. Mais un pointessenttel, dont nousn'avonspas parlé, est a discuter : il s'agit de savoir s*il y a accumulation ou accoutumance.
l HAMUOT ET Cl
Nous avons fait, à cet égard, sur le chien, une expérience bien intéressante. C'était une pfHite chienne de 8 kilogr.. qui prit pendant deux mois, a peu près régulièrement tons les jours, la forte dose de 2 grammes dechloralose* Certainement, il n'y avait pas d accumulation du médicament, car ranimai n*auraît pu supporter im|iuné ment beaucoup plus de 2 grammes de chloralose, et eerlainement c*enL été le cas s*il y avait eu de raccumulation.
Dans le cas de Kiki. c'est te nom de la petite chienne, il y eut cerles (le l'arcoulnmance; car les chiens n'ayant pas pris antérieurement de chloraloso étaient beaucoup plus malades que Kiki, lorsqu'ils prenaient la même dose qu'elle. Il suffisait même de laisser Kiki pendant quelques jours sans sa ration habituelle de chloralose pi>ur fju'elle supportât mal sa dose de 2 grammes succédant à une abstinence même assez courte. Nous avions coutume de dire, en voyant Kiki se promener dans le laboratoire, atteinte d^une cécité psychique complète, que sa moelle avait [uni h peu pris V/tafiitudr de se passrr dtf cerveatf. Kl, de fait, cette expression rend bien Tétat du chien errani sans conscience et sans intelligence, comme poussé par un ressort, alors que les autres chiens, après la même dose, étaient incapables de se tenir debout et de se mouvoir.
Chez riionime, il y u |>rid)ablement aussi accoutumance: mais elle est loin d'être aussi marquée qu'avec la morphine, et, en parcourant les observations des divers médecins qui ont expérimenté le chhu'ahïse, il si-mblr que des ilnses croissantes ne tlevieiuient pas nécessaires. Au contraire. Il \MU0T,en s'observant lui-même, a cru constater que, mêmeai>rês avoir pris la veille 0*',40, il obtenait de bons ellets hypnotiques en ne
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prenant plus que 0»%20, et il a pu ainsi avec 0^',18 obtenir encore le sommeil. S'agit-il là d'accumulation?
La question de Taccoutumance et de Taccumulation n'est donc pas parfaitement résolue. Je croirais plutôt qu'elle appelle de nouvelles études. A vrai dire^ c'est aux médecins à les faire plutôt qu'aux physiologistes ; car l'expérience sur les animaux, en un pareil sujet, ne peut donner que de vagues indications.
De même, il serait bien nécessaire aussi de fixer tant bien que mal la dose efficace minimum. Nous supposons que c'est, chez l'adulte, 0*^,20 ; mais c'est un chiffre encore un peu fort, ce semble, et, après des observations bien attentives, on arriverait peut-être à l'abaisser à 0*^,4 5.
Malgré ces lacunes, l'histoire thérapeutique du chloralose commence à être assez bien faite, et nous croyons que, malgré de réels inconvénients (que nous n'avons pas cherché à dissimuler), c'est un excellent hypnotique, donnant un sommeil qui ressemble au sommeil normal j plus que tout autre sommeil amené par un médicament quelconque.
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