L. BOUVEAULT
plus dans le bouillon cultivé qu'à Tétat de Iraces. En eiïet, nous verrous plus loin que le bouillon concentré au dixième ne précipite que difficilemenl et fort peu l'alcool à GO'% dans lequel la gélaliue est insoluble, (^elte gélatine a sans doute été peptonisée, la quantité de peptone existant dans le bouillon cultivé est en effet considérable.
Enfin, je n'ai pu reirotiver de créatinine dans le bouillon cultivé^ I*extrait alcoolique par Talcool absolu abandonne une petite quantité do matières solubles dans Téther, <]ctte aoln* tion ne précipite pas par addition de chlorure de zinc en solution alcoolique, ce qui permet de conclure à Fabsence de la créatinine.
11 en est autrement de la sarcine, le bouillon concentré précipite encore abondamment par Tacétate de cuivre, .Faî fait daus ce précipité le dosage de la sarcine et de la xantbine.
J'ai traité ce précipité bien lavé et en suspension dans Teau par un courant d'hydrogène sulfuré, j'ai fîllré pour enlever le sulfure de cuivre et j'ai concentré la solution au bain-marie pour chasser rexcès d'hydrogène sulfuré. La sarcine cristallise par refroidissement. J'ai précipité la solution par Tazotate d argent et rammoniaqua^ j*ai eu un précipité blanc que j ai filtré et lavé*
Ce précipité est dissous dans Tacide nitrique de densité 1,1, puis porté à FébuUition ; le nitrate de sarcine argentique cristallise par refroidissement. J'ai filtré, sécbé, lavé et pesé ce précipité.
J*ai pris 2S0 centimètres cubes de bouillon cnllivé, j'ai oiilenn un précipité argentique pesant 0*^%! 140, correspondant Il Û*^'%<)(i4 de sarcine. Le bouillon cultivé contient donc encore O''*''»2o60 de sarcine par litre.
Quant à la liqueur argentique, elle ne donnait, avec l ammoniaque, qu*un précipité presque impondérable; la xaïUhine a donc été à peu près complètement détruite,
J*ai fait d'ailleurs les mêmes dosages dans le bouillon non cultivé, J*ai obtenu, pour 2a0 centinièires cubes de bouillon»
0k%3 de sarcine argentiquc correspondant à 0(?%S332 par litre de bouillon; j'ai eu en mémo temps Qf^^Oili de xanthino argentique, correspondant à 0^%0065 de xanthine par litre.
Après m'ètre rendu compte de ce qu'étaient devenues les matières dont je connaissais Texistence dans le bouillon, j'ai voulu rechercher celles qui pouvaient y avoir été élaborées parle bacille; c'est pourquoi j'ai soumis ce bouillon cultivé h des précipitations fractionnées et méthodiques par Talcool et Téther aux différentes concentrations, me réservant d'étudier spécialement chacune des fractions ainsi obtenues. Afin de ne pas être troublé dans ces opérations par les sulfates et phosphates de potasse qui sont très peu solubles dans Talcool faible, je me suis proposé de les transformer en chlorures par l'addition de chlorure de baryum. Afin de ne pas ajouter un excès de ce sel qui m'aurait gOné autant que ceux que je voulais enlever, j'ai fait au préalable un dosage approximatif pour me rendre compte de la quantité qu'il en fallait mettre. J'ai eu un abondant précipité blanc que j*ai laissé quelques heures au contact de la liqueur chauffée au bain-marie, puis j'ai filtré au papier. J'ai obtenu une solution parfaitement limpide que j'ai évaporée au bain-marie dans une capsule tant qu'elle veut perdre de Teau. Dans ces conditions, la solution se concentre au dixième de son volume.
M. Kocif a publié récemment ses études sur le bouillon de culture de la tuberculose humaine {Deutsche med. Woc/im^ schrifi, 1890, n" 46, et 1891, n« 17). Il employait des bouillons de culture en tout semblables [i celui dont nous nous sommes servi. Le bouillon, une fois cultivé, était stérilisé, filtré et évapore au bain-maric. C'est cet extrait qui constituait la tuberculine ou lymphe de Kocii. Dans le but d'obtenir un composé plus actif et plus pur que cette tuberculine qui est un mélange d'une complexité effroyable, il l'a soumise à l'action de l'alcool, de manière à ce que le liquide total fût à 60^ centésimaux. Cet alcool dissout la plus grande partie du produit, il s'y forme un précipité qui, lavé à refus par l'alcool