DES MAXIMA
etdesminima.
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degT<«s.
degrés.
d«'{ri\'s.
degrés.
Ces chiffres permettent d'abord d'établir un point bien important. C'est que, dans Tinfection par le Staphylococcus pyo~ septiciis, l'intensité de la lièvre ne peut servir au pronostic. Les lapins qui sont gravement atteints peuvent dès le début présenter une hypertliermie nulle ; le plus souvent la fièvre est chez eux très modérée. Le maximum observé : 41 '^jU, a été chez un lapin qui a survécu.
Voici un exemple qui montrera que l'hyperthennie n'est pas liée à la virulence.
Le 16 juillet 1888 on inocule 4 gouttes de culture à un lapin A et une goutte à un lapin B. A i heures le lapin A a 40<», 1 ; le lapin H a 41<>,6. Le lapin A meurt le lendemain matin vers 10 heures, avec une température de 33°, 5; le lapin B a 40<»,05; et il a survécu.
Une autre expérience, dont nous donnons ici le graphique, est tout à
1 IIKHICOIRT ET en. RICHET.
fait iîistruclive. Le 31 août i8B8 on injecte à un lapin A 10 gouttes de fulLare; 4 un lapin B, une <*t>utte, à un Lroîsit'me îapin non vaccmé C» 10 gouttes-; le lapin C meurt au bout de 10 heures en présentant iiuc température maximum de 3M*, <ï : le lapin H, ijui a reçu une goutte, meurt au l>out lie 21: heures ; et sa le m p<* rature s'est élevée succes^ivY■ment, de 10 heures du malin à 8 heures du soir, a 40'', 8»
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C» lapin tèinotn r*^oJl 10 gouttes de S. P. et meurt «u 8 heures; un lapio ^^lc^îûé r(M:;oit la m*^m»? *lo»f? *H «tirvîtr uu detixîùuio lapict litmom^ qui n'a rPf;o qti'uue goutts, meïirt eu 21 heurea ^Kxp, du 31 aoiU).
Ainsi une inoculation très virulente amène riiypothtTmie jdntôl (jue rhypcrlhermie. Quand la lempérahire d'un lapin inoculé est au-dessous de 39", nous pouvons prédire à coup sûr sa mort.
En faisant le giapliique général et la courbe moyenne de nos ex{>érience5, on voit que le fasiitjium de la fièvre a lien, en général, de 12 à 30 lieures après l'inoculation, et qu'à partir de ce moment il y a une détente plus ou moins rapide, plus ou moins complète, suivant la virulence du micro-organisme.
Comment expliquer que la fièvre soit si forte trois heures après rinoculatiun? On ne peut admettre que le mirrohe végète dans le sang, puisqu'il se cultive très mal dans le sau^, 11
UN MICHOBE PYOGÊNE ET SEPirQUE.
faut donc supposer qu'il se produit, au lieu do rinoculation, des élémenls chimiques thermogènes, produits, soit par le micro-organisme lui-mêmo, soit par Torganisme du lapin. Si ces produits sont trop abondants, le système nerveux
FiQ. lio. — Marche de la température chcî de» lapins inoculés avec de» dose»
variablei de P. S.
Eu h&ut de la fi^r«« courbe dei% mftsiina; en bai, courba det mioima. Las courbas rnûyenoea part«ut d« 39*,^, température des Iftpinf» aormaux.
C«« courbes «ont le résultat de 23B lueasurâlioua.
^ LapiûK morts eo moins de 48 hearei. Laptai morts au bout de 3 k 10 Jottra.
..... Lapins ayant itirvècu.
de ranimai est épuisé, paralysé, au lieu d*èlre stimulé, et c'est de rhypothermie qu'on observe. Quel qu'il soit, sécrété par le microbe lui-m^me ou par l'organisme de Tanimal inoculé, il y a un poison chimique qui détermine la mort ; et on peut comparer ses etFets thermogènes à ceux des autres poisons chimiques qui agissent, suivant la dose, d'une manière tout à fait diiïérente.
La strychnine, qui, à dose modérée» amène des convulsions et une hyperthermie énorme, à dose forte amt^ne la résoluliou musculaire et Thypothermie, Le chloroforme, eu iojec-
TUMK Ht 18
J. IIÉniCOlIRT ET CH. RICOET.
lion sous-cutanée à faible dose, stimule la calorificalion ; tandis qu'à dose anesthésique il produit un énorme ralentissement de Ions les phénomènes chimiques de Torganismo '. La fièvre cesse au troisième jour, 48 heures après rinoculation; mais le dangern*a pas cessé. En effet, il y a pour ainsi dire deux manières de mourir. Il y a une mort aiguë el une mort chronique dans llnfeclion par le Slap/if/Zocoerus pr/osep-
Fiu, 141, — M^irclif tle In lemptiraltire, dans la nialarlio p\o*iepLli|ue, ilans uo» l'jLppom avec la i^urvie.
Le lapÎD qtii aurvk & eu, seul, uue tempt^rature triis élevée (ll*,6:i]. (Exp. dus 17 «i fZteptembro.)
tiens. Certains lapins meurent en 10, 24, 48 heures, sans qu'on puisse trouver d'autre cause de la mort qu'un affaiblissement de toutes les fonctions du système nerveux, abaissemciU de la température» diminution de la respiration, impuissance des monvements volontaires, et, finalement, atonie générale et mort dans un état de demt-asphyxie.
Quant aux lapins qui ont dépassé cette première période, qnelques-uns survivent, d'autres meurent ; mais ils meurent sans TièvTe» et même sans hypothermie préalable. On peut dire qu'ils meurent subitement ou presque subitement. Tout à l'heure ils semblaient bien portants, et voilà que, tout d'un
!, Lu. KiciiET^ Hcvue Sctenti^ffue^ 2 janvier 1880, p. lu, n* 1,
UN MICROBK PYOGÈNE ET SEPTIQUE.
coup, ils s'alTaiblisseot, se paralysent, ne peuvent plus manger ni se mouvoir; leur température s'abaisse rapidement, et en 2 ou *^ heures ils sout morts,
C. Diminution de poids. — Les variations quotidiennes, acciâenteUes, du poids dos lapins normaux, si fortes qu'elles soient, — et ou peut les rendre médiocres en pesant toujours les lapins aux mêmes heures et dans des conditions identiques d alimenlaliou, — ne dépassent guère !:2 p. 100.
En prenant les moyennes, on atténue encore Tinfluence des variations quotidiennes*
Voici d adord la moyenne |L*éuérale de nos observations de lapins inoculés par des doses diverses àa^Staphylococcnsptjosep' iicus. Nous supposons le poids initial égal à lOO.
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d'oliterTmtJuni.